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Le débat commence d’enfler au fur et à mesure que l’échéance se rapproche : alors même que la diffusion des résultats d’élections avant la fermeture du dernier bureau de vote métropolitain est passible de 3750 euros d’amende et qu’elle est considérée comme un délit passible du tribunal correctionnel, il est évident que les résultats du premier tour de la présidentielle seront connus dimanche autour de 18h…


Avec plus de 5 millions de profils Twitter en France selon la dernière étude Semiocast, ce sont ainsi plusieurs millions de tweets, retweets et posts d’infos (légales là-bas) de sites belges et suisses qui étaleront les résultats au vu et au su de tous les internautes et mobinautes de l’hexagone avant 20h.

On peut supposer que ça ne changera grand-chose au résultat final mais la dizaine d’agents publics la Commission Nationale de contrôle de la Campagne électorale en vue de l’Election Présidentielle (CNCCEP) risque d’avoir du pain sur la planche…  Verbalisera ? Verbalisera pas ? Le cas semble ubuesque mais, si un million de Twittos nationaux étaient verbalisés, ce serait plus 4 milliard d’euros qui pourraient entrer dans les caisses de l’Etat. A l’instar de la hausse des  amendes de stationnement qui rapporte près de 20 milliards aux budgets des collectivités territoriales, les réseaux sociaux vont-ils voler au secours du déficit public ? ;-)

François

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Primaires citoyennesIndépendamment de toute couleur politique, force est de constater que les primaires socialistes ont remporté un franc succès médiatique. Si l’on en croit la mesure de Kantar Media, le premier tour aurait déjà fait 10 fois plus de bruit que la disparition de Steve Jobs…  Quant au second, il a généré selon Google Actualités plus de 12000 articles / sujets sur la semaine écoulée, soit davantage que le mondial de rugby sur la même période.
Le procédé de désignation du candidat socialiste par le recours au débat public aurait pu passer pour l’aveu de faiblesse d’un parti privé de leader naturel. Alors que certains n’y voyaient que la piteuse nécessité d’exhiber hésitations et déchirements sur la place publique, le scrutin s’est avéré une belle opportunité de story-telling pour ses protagonistes : débats télévisés, oppositions de styles, ralliements, faux bonds et suspense, aucun ingrédient n’a manqué pour transformer ces primaires en une exceptionnelle tribune de visibilité pour le parti – et le vainqueur de l’exercice.
L’intuition d’ouvrir le scrutin à tous les électeurs, au-delà du petit cercle des adhérents, a rencontré un fort écho à l’heure des réseaux sociaux qui familiarisent les Français avec la « like » attitude. Certes, les électeurs n’ont été que 3 millions. Mais au-delà du trafic, le buzz est le critère majeur de toute opération de communication. Et la curiosité pour François Hollande a ainsi dépassé, à la faveur des primaires, celle éprouvée pour les sélectionneurs du ballon – rond ou ovale ; -) De ce point de vue, la mise en scène de l’investiture socialiste constitue certainement un cas d’école.

François Ramaget

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TERRORISM. Wordcloud illustration.Les décombres de la caserne fument encore à Tripoli… Le symbole de la tyrannie et de la mort, semble effectivement dispersé, mais le fantôme du Guide n’a jamais été aussi présent dans les médias internationaux. Pour le constater, il suffit de consulter les news en continu, le fil d’information de Twitter, ou les reprises sur tous les supports issus des réseaux sociaux.

Jusqu’au bout, le récepteur, que nous sommes, est abreuvé d’informations de toutes parts. Le Colonel aime beaucoup les mises en scène, les signes directs ou indirects lancés à la face du monde. Sa dernière apparition, en joueur d’échec, au milieu du mois de juin, vue comme la parabole du stratège qui prémédite ses coups et ses actions, en est la preuve. Son intervention radiophonique, même s’il est possible qu’elle est été enregistrée à l’avance, a parfaitement rempli la fonction de propagande du phénomène de l’insaisissabilité. La menace invisible d’un terrorisme permanent. Enfin, le timing de ses prises de paroles, et son silence par endroit, produisent à chaque fois un flot d’interrogations destiné à entretenir le mystère.

Mais où est donc Kadhafi ? C’est la grande question fiévreusement portée par les milieux informatifs (le mot « Kadhafi » génère près de 50 000 mentions en une heure de temps). Question mille et une fois répétée par les internautes et la presse. A noter la grande prudence de la coalition, qui n’avance aucune déclaration sur ce thème pour le moment. Nous entrons donc dans une période, que nous pourrions comparer à celle de la disparition/fuite de Ben Ali, voire celle de Saddam Hussein, Ben Laden ou même Adolf Hitler (considéré vivant jusqu’en 1956 par le FBI).

Mystère, désinformation, annonces fracassantes. Pas de trace physique ou des indices savamment distillés, soit directement par l’émetteur (en l’occurrence Kadhafi lui-même), soit par son propre auditoire, donc des possibilités d’affabulation infinies ! Tout comme le Raïs, le Colonel semble atteindre plusieurs états : il meurt tout d’abord, puis ressuscite, enfin, il voyage un petit peu – en Algérie, ou au Venezuela, par exemple. Ici, le manque de recul et l’immédiateté des informations ne permet plus de distinguer vraiment le commentaire de l’article investiguant réellement le fait. De même l’amplification des informations est sans précédent, relayées par le citoyen lambda, aussi bien que par le journaliste sur un réseau toujours plus vaste et interactif. C’est le brouillard médiatique, mêlé de rumeurs, théories du complot, de considérations personnelles et de suppositions stratégiques à tout va. Une séquence de non-information.

Ce phénomène pourrait être baptisé « Syndrome du Dictateur Fantôme (SDF) ». Ce syndrome pourrait se décrire comme une sorte de fantasme voyeuriste (un homme au pouvoir sans limite maintenant déchu), une personnification du mal absolu rodant encore parmi la foule de manière anodine et secrète, une aubaine de communication démesurée et souvent très imaginative. Cela, souvent, au dépend de la rigueur et de l’analyse, car d’ailleurs, comme le mentionnait Hubert Védrine sur France Inter, le 24 août : « tenter de connaitre l’endroit où se cache Kadhafi n’est qu’un détail, et au fond, n’a plus grande importance ». Il faudrait donc le décortiquer, quantifier précisément et trouver les raisons psychologiques des ces assertions, suivant la méthodologie d’Edgar Morin lors de son analyse de la rumeur d’Orléans.

Sorti des considérations géopolitiques et stratégiques, il faut constater que la guerre de l’information à tout prix, et les possibilités de la véhiculer, déforment totalement notre vue réelle de la situation. Il ne reste plus au Guide que d’ouvrir un compte Twitter…

Jean-Baptiste Damestoy

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logoWebC’est fait. On annonce la fermeture des « créateurs de possibles », le réseau social lancé par l’UMP en avril 2010. Au bout de huit mois, force est de constater que le site prétendument social est loin d’avoir  rempli son objectif de fédérer les sympathisants à la cause du président…  Il se dit qu’un demi-million d’euros aurait été dépensé pour « conquérir » quelque 16 000 inscrits, dont une forte proportion de « jeunes Pop’ » – déjà – adhérents rameutés  pour faire nombre … …lire la suite

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En entendant récemment Daniel Cohn-Bendit sur BFM TV, je me suis dit que nous pourrions inaugurer une nouvelle catégorie de billets dans ce blog : les leçons de media training.
Moins coquines que les leçons d’Aubade…mais néanmoins intéressantes, elles nous serviront à démontrer de temps en temps les bonnes pratiques – mais aussi les abus du média training…

Première leçon : le message essentiel.
C’est le …lire la suite

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CleggLe Lib-dem Nick Clegg recueille 42% des voix, contre 31% pour David Cameron et 27% pour Gordon Brown aux « élections blanches » lancées sur Facebook en amont des élections générales qui se déroulent demain en Grande-Bretagne, en tout, c’est plus de 450 000 votes qui ont été exprimés. On peut regretter que ce soit un chiffre de participation faible pour 23 millions de britanniques inscrits sur Facebook (mais pas tous en âge de voter), néanmoins, l’opération est intéressante et on aurait tort de croire qu’il s’agit d’un …lire la suite

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Elena Salgado saludando a la Reina par sagabardon

Que fait Elena Salgado, ministre de l’économie du gouvernement espagnol, lorsqu’elle veut rassurer les marchés sur la situation financière de son pays ? Achète-t-elle des spots de publicité sur Bloomberg ou des pages dans les grands quotidiens économiques du monde entier ? Non. Prononce-t-elle un discours devant la BCE à Francfort ou devant Wall Street ? Non plus.

Elle se contente de faire des RP : elle se rend à Londres pour y rencontrer les rédacteurs en chef du Financial Times ! Cette initiative qui souligne l’énorme influence du quotidien londonien sur le monde économique est une illustration au plus haut niveau de l’efficacité  RP en cas de situation de crise.

Très bonne tactique : on identifie le support le plus influent sur la cible visée et on organise un rendez-vous de la rédaction avec le porte parole le plus compétent. En plein dans l’actualité, dès le lendemain, un éditorial du FT se faisait l’écho du plan espagnol, détaillé par la ministre qui a visiblement convaincu la rédaction. Aucune campagne de publicité n’aurait pu dissiper les doutes et crédibiliser à ce point le plan concocté par le gouvernement Zapatero.

A l’inverse, ce qui est terrible, c’est que cette même ministre se voit forcée de préciser  dans ses médias nationaux qu’elle n’a pas eu besoin de « séduire » le conseil éditorial mais seulement de leur « expliquer » pourquoi le plan d’ajustement espagnol était crédible. Ce qui veut dire que même lorsqu’une ministre, multi-diplômée des plus grandes universités de son pays, fait des RP, on ne peut s’empêcher de l’imaginer dans le jeu de la séduction.

Pour des journaux espagnols ayant repris l’info (parfois même dans le titre), si on peut comprendre qu’ils aient voulu se moquer de la ministre, ils ont sans doute négligé l’image qu’ils renvoyaient eux-mêmes de leur profession : Imaginer le FT relayer une information biaisée sur la santé économique espagnole après deux ronds de jambe et un clin d’œil, fussent-ils ministériels, c’est prêter bien de considération à  leurs confrères …

Fabien Pecot

(photo : Elena Salgado saludando a la Reina – Crédit Sagabardon)

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« Les créateurs de possibles », voilà des mois qu’on nous « tease » avec ce fameux site qui devrait enfin ouvrir sous 24h selon les  blogueurs sélectionnés pour rencontrer NKM hier soir. Une « prise de risques » saluée par certains, ce qui contraste largement avec l’émotion négative provoquée par le lip-dub du même parti politique avant les vacances.

Greg analyse largement le lancement du réseau social de l’UMP sur son blog, je partage son analyse sur plusieurs points, notamment la prise de risque qui consiste à ouvrir la porte à toutes les doléances possibles et surtout à rendre impossible l’option « on enterre ce dossier que l’on ne voudrait pas traiter». Avec un tel site, certains sujets vont devenir incontournables : comment réagira-t-on si d’ici quelques semaines la proposition la plus votée par les internautes est la suppression du bouclier fiscal ?

En commentaire du billet de Greg, Cyrille modère cette prise de risque et fait une très belle référence à l’agora athénienne. Selon lui, on ne peut pas comparer cette initiative avec ce que pourraient faire des marques car il rappelle que c’est le propre de la politique de faire émerger des idées et permettre le débat. Si plus récemment, les partis avaient concentré la force de proposition, on peut voir ça comme un naturel retour des choses que la technologie rend possible.

Baptiste ajoute sur son blog que dans 10 jours, l’Ump lance son nouveau site « corp »… le parti de la rue de la Boétie est décidément très web, avec plus ou moins de succès : n’oublions pas le flop du lip-dub J !

J’ai pour ma part deux interrogations.

La première concerne le paradoxe entre les objectifs et les moyens : je doute que des jeunes internautes de sensibilité socialiste, écologiste, communiste se rendent sur un site lancé par l’UMP. Il me semble que la société est encore très cloisonnée politiquement, ce qui risque de malheureusement fausser le débat. On peut regretter que l’UMP n’ait pas profité d’être au pouvoir pour lancer un site similaire mais initié par le gouvernement plutôt que par un seul parti. Finalement, le biais principal de ce site, c’est qu’il a deux objectifs qui ne sont pas nécessairement conciliables : faire émerger des propositions venant de tous bords politiques et servir un seul parti lors d’échéances électorales à venir…

La seconde a trait à l’esprit 2.0 : je me demande s’ils se rendent-ils compte de ce qu’ils font ? Tous les membres du parti partagent-ils l’esprit 2.0 ? Comment expliquer aux élus et aux militants qu’un site créé par leur parti peut les mettre en difficulté, peut servir de haut parleur pour les idées de l’opposition ? Il ne faudrait pas que sous la pression d’une frange plus conservatrice, on arrive à supprimer des idées « gênantes ». Je me demande si l’on ne trouve pas l’idée géniale avant de se trouver ennuyé par sa mise en pratique et si finalement les politiques français sont vraiment 2.0…

On risque de le savoir vite.

Fabien Pecot

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Elle est vraiment partout ! C’est un peu mon sentiment à la lecture du portrait de Christine Lagarde paru dans le Monde, après en avoir lu un dans le Figaro et le Nouvel Economiste il y a peu : pourquoi autant de papiers similaires ?

De son apparition au Daily Show (Avril 2009) à son récent sacre comme « reine de la finance européenne » (Aujourd’hui en France – 18/11/09), Christine Lagarde vit une grande période médiatique : interview, portraits, elle est souvent présente au-delà de ses missions ministérielles.

En interrogeant Google Insight for Search, on se rend compte que sur ces 12 derniers mois, elle surclasse ses camarades du gouvernement : que ce soit le très médiatique Bernard Kouchner, le ministre porte parole Xavier Bertrand, et même le premier d’entre eux François Fillon. Première en France et aux Etats-Unis, elle est même la seule à obtenir des résultats au Royaume-Uni et en Allemagne.

Pour en savoir plus, entrons dans une sélection de portraits et interview parues en presse écrite ces derniers mois :

« Lagarde, joker de Sarkozy pour Matignon ? Ils sont nombreux à ne pas écarter cette hypothèse. A croire même qu’ils se sont passé le mot » écrit très justement le Figaro.

« A croire même qu’ils se sont passé le mot », c’est le sentiment que l’on éprouve après avoir parcouru ce qui ressemble au press book d’une grande campagne de relations presse orchestrée dans le but de donner à la ministre de l’économie (qui n’est pas issu du circuit ENA + mandat local) un costume de Premier français.

Les messages sont assez clairs : c’est une battante qui a su conserver son ministère contre ceux qui réclamaient un « poids lourd » pour Bercy, sa maîtrise de l’anglais est un avantage considérable pour la France à l’étranger, elle n’est pas une caricature d’énarque.

De quoi préparer le terrain à une nomination à Matignon ? C’est qu’à force de lire partout que ce serait formidable, on finit par en avoir envie : c’est ça qu’on appelle la puissance des RP, non ?

Fabien Pecot

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Blog Action Day est une initiative intéressante qui consiste a fédérer les bloggers du monde entier en leur demandant de poster  le meme jour un billet sur un thème commun. Simple et efficace pour démontrer que le web peut impulser le debat mondial. Le theme 2009, c’est de presser M.Obama a engager les Etats Unis dans la lutte contre le changement climatique. La date s’y prête bien, puisque 2 actus se téléscopent ce jour : Les bonus records des traders US se monteront cette année a 140 milliards de dollars, alors que le FAO dénombre plus de 1 milliard de personnes sous alimentées dans le monde.

 

La preuve tristement arithmétique que la solidarité ne fonctionne pas tout à fait entre le Nord et le Sud… Sans évoquer le transfert utopique de ces bonus vertigineux vers les pays les plus pauvres, on se permettra de souhaiter que les élites économiques s’accordent pour reconnaitre leur responsabilité dans les desequilibres planetaires. Et que les gouvernants manifestent leur volonte de citoyennete au dela de la seule protection de leurs interets, que ce soit du cote de la Maison Blanche, du Palais Grazioli comme de la Grande Arche.

Francois Ramaget

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