? gootenberg.fr, le blog Communication Corporate et e-reputation

 

Nos marques préférées ont cet effet-là, on ne peut pas l’expliquer mais elles nous rappellent notre enfance, nos moments passés avec ceux qu’on aime …

Pour moi, par exemple le Nutella rappelle les petits déjeuners du dimanche matin pendant les vacances d’été, les bonbons Haribo me rappellent mes premières sorties au ciné avec mes copines et le chewing-gum Hollywood les premières bulles que j’ai réussi à faire (en m’en collant partout, même dans les cheveux pour le plus grand plaisir de ma maman …)

On ne peut pas passer à côté, les marques que l’on aime, celles que nous connaissons depuis longtemps et avec qui nous avons grandi, ont cet effet-là sur nous.
Pensez à vos « madeleines de Proust » et je suis certaine que parmi celles-ci une ou plusieurs marques arriveront dans votre top 5.

Les marques l’ont bien compris et nombreuses sont celles qui misent là-dessus dans leur communication.

Prenons l’exemple d’Hollywood et de sa dernière campagne de publicité à l’occasion de ses 60 ans.

La marque, à l’occasion de son soixantième anniversaire, nous propose une compilation de ses plus grandes campagnes publicitaires audiovisuelles depuis 1985.
Je me souviens particulièrement de celle de 1999, la période des premiers chewing-gums pour moi, ou la statue de la Liberté mâche un chewing-gum, envoie valser sa petite culotte et plonge en plein Manhattan sous les yeux ébahis des New-Yorkais.

Et bien cette publicité m’a rappelée mes première bulles et elle m’a immédiatement donné envie de courir au Monop’ du coin pour retrouver le plaisir de buller !

Mais pourquoi les marques peuvent-elles provoquer ce type de réaction ? Une étude réalisée par Martin Reinman et ses collègues de l’Université de Californie analyse le phénomène. Ils ont étudié les réactions physiques de consommateurs aux marques en mesurant leur excitation émotionnelle avec des capteurs électriques placés sur les paumes des mains : les marques qui sont connues depuis peu provoquent chez les sujets une augmentation de la sudation témoignant d’un état d’excitation et de plaisir. Mais celles qu’ils connaissent de longue date activent chez les consommateurs une zone cérébrale appelée insula liée à la perception des sensations et des émotions très profondes comme l’attachement amoureux et l’addiction à la drogue :

« Ils en déduisent que les marques commencent par nous exciter, avant de s’intégrer au soi autobiographique, tel un partenaire amoureux dans une relation qui s’inscrit dans la durée. »[1]

Nous serions donc en quelque sorte tous ‘’amoureux’’ des marques que nous apprécions depuis longtemps. Elles possèdent donc de réels atouts pour garder notre affection, mais attention au danger : nous les aimons parfois très fort, mais si jamais elles devaient nous décevoir, comme dans un couple, nous pourrions être prêts à rompre…

 

Deborah

 

Merci à la RATP pour l’inépuisable inspiration que nous procurent ses campagnes d’affichage,  vrai miroir de l’époque et de ses préoccupations. Après l’agence WeAreReputation, incitant à prendre soin de son image digitale, voici l’affiche que le National Geographic Channel dédie à son projet Big Cat : la chaîne de TV écologiste nous encourage à soutenir Big Cat, un projet généreux de protection des félins… mais qui travaille à l’extinction de la syntaxe.

De fait, le slogan « Allumez la télé pour ne pas qu’ils s’éteignent » enfreint la règle de placement de la négation. (NB – La formule correcte : « Allumez la télé pour qu’ils ne s’éteignent pas »). Une erreur  relevée seulement par un blogueur grammairien mais qui n’a, semble-t-il, pas ému les instances de contrôles de la régie publicitaire du métro.

Rien de grave sur le fond, mais un glissement pernicieux des repères du bien parler. Nous conseillerons donc à la pub de suivre l’exemple du cinéma : alors que triomphent au box-office  »The Artist », « Devil Inside », « Ghost rider » et autres « The Descendants », pourquoi donc prendre la peine de concevoir un slogan en français bancal ? « Cause an uproar », le slogan d’origine aurait eu le mérite de ne pas mélanger barbarisme linguistique et barbarie des chasseurs de fauves…

Ou bien, pourquoi ne pas s’appuyer  sur l’excellent concours de rugissements  organisé pour le projet (1 rugissement  = 1 €) pour tenter une accroche du genre « Gueulez un grand coup pour qu’ils survivent » ? Ça l’aurait fait, non ? ;-)

François

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Il y a les bonnes campagnes, avec la bonne idée et l’insight parfait… Il y a aussi des campagnes peu créatives mais que l’on aime bien parce qu’elles luttent pour une bonne cause. Et de temps en temps, on a la chance de croiser des campagnes qui cumulent tout : talent, sincérité, émotion … tout y est.

C’est le cas de l’opération « Regala memoria » (offre de la mémoire) de l’Afal, une association espagnole qui lutte contre Alzheimer. Je vous laisse découvrir la vidéo :

Résumé pour les non-hispanophones : Une comédienne aborde un inconnu dans la rue, en faisant semblant de le reconnaître « comment ça va depuis tout ce temps ? »etc… L’autre, qui ne la connaît pas, est surpris, ne comprends pas, est désolé… C’est là que la comédienne lui remet une carte qui dit « c’est exactement ce que ressent quelqu’un atteint d’Alzheimer, aide nous à combattre cette maladie ! »
Cette opération répond au défi d’expliquer la souffrance de la maladie à quelqu’un qui n’en est pas atteint. D’un coup, on prend conscience de la détresse de celui qui a non seulement oublié, mais se rend compte qu’il a oublié, et s’en veut !

On peut être sensible à une affiche culpabilisatrice ou à la mise en situation d’un drame de la route dans un spot TV, mais rien n’est plus fort que l’expérience personnelle. De grandes marques ont mobilisé les foules dans des flash-mobs géants qui ont montré à quel point il fallait donner de l’expérience à vivre aux consommateurs. C’est encore plus fort cette fois car il s’agit d’une association, avec peu de moyens, qui nous montre encore une fois qu’une bonne idée n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour être efficace.

Fabien Pecot

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On avait déjà signalé le flou conceptuel d’une récente campagne Puma, tendant à  positionner la basket comme un élément critique des loisirs urbains, en nous encourageant à « varier les partenaires ». Dans la même veine de slogan catégorique, habillé très chic par une prestigieuse agence de comm’, il parait normal de saluer la fumeuse campagne Diesel, affichée ces jours-ci dans Paris et qui nous enjoint, elle, « d’être stupide » – au nom d’une juvénile insouciance qui irait de pair (de jeans) avec le port de leurs fringues si fashion.

Si la campagne n’est pas neuve – elle a remporté en juin dernier le grand prix Outdoor du festival Lions de Cannes -, son incursion sur les murs de la capitale mérite qu’on s’y arrête 3 mn. Décryptage. …lire la suite

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PumaSans doute avez-vous vu ces affiches déferler sur la capitale ? Une grappe de jeunes gens s’agitant sous un néon rose interlope, et cette accroche intrigante, « Swapping partners is encouraged » (« l’échange de partenaires est recommandé ») … Et vous vous êtes peut-être demandé s’il s’agissait de la dernière pub d’un club libertin, ou bien d’un site de dating  dernier cri… Fausse route. Cette campagne est signée Puma, l’équipementier sportif. On le pressentait obscurément, mais Puma est le premier à le proclamer avec véhémence : les chaussures de sport ne sont plus l’apanage des athlètes, mais elles chaussent désormais tous ceux qui veulent avoir l’air cool. Mais alors, quel rapport avec cette campagne ? …lire la suite

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La semaine dernière, Doc News nous a présenté le clip du « tube de l’été » lancé par la marque de bière Estrella Damm : « Applejack » du groupe The Triangles accompagne les aventures des deux couples d’amis partis sur un voilier le long de la côte espagnole pour le pont de la Saint-Jean… qui passent leur temps à naviguer, bronzer et faire la fête… avec toujours une petite bière à la main. Au-delà de l’utilisation du format « clip vidéo » en publicité qui n’a rien de révolutionnaire, beaucoup de marques l’ont déjà fait (plus ou moins bien), voilà l’occasion de revenir sur la relation créée entre les consommateurs et la marque grâce à ce genre d’initiatives. …lire la suite

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testa nel pallone Les événements sportifs majeurs sont de très bons prétextes pour communiquer et pour vendre. La prochaine Coupe du Monde de football ne déroge pas à la règle, puisque, faute de voir fleurir le printemps, on voit éclore ici et là les offres de promo mondiale en tous genres…

Mais cette édition 2010 nous réserve une innovation marketing plutôt spéciale : le remboursement des achats en cas de victoire de la France ! Planète Saturn et Carrefour ont pris tous deux une initiative similaire et proposent en ce moment le remboursement des téléviseurs (et les PCs même pour Saturn) achetés chez eux, si nos chers bleus ramenaient le graal footballistique mondial…

Bien sûr, personne n’est dupe, ces opérations sont faites pour doper les ventes. Mais, …lire la suite

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Nous avions déjà parlé de l’intérêt de la psychologie sociale en marketing, en voilà une illustration toute récente.

Une étude de Grenoble EM et l’Université Pierre Mendès-France (1) montre qu’en matière d’obésité, les adolescents sont moins sensibles aux messages sanitaires que sociaux. Les chercheurs ont exposé un groupe de 800 jeunes femmes et hommes à des messages mettant en avant les risques de l’obésité pour la santé, puis à des messages pointant du doigt les risques d’exclusion sociale. Les résultats montrent que ceux ayant été exposé aux arguments sociaux choisissent ensuite un goûter plus sain que les autres. Cette avancée tout à fait intéressante dans l’absolu pose une question préoccupante aux professionnels de la communication.

Après les campagnes « chocs » contre le tabac et les accidents de la route, va-t-on avoir droit à des publicités mettant en scène la solitude de l’adolescent obèse dans la cour de recréation ? La tristesse de la trentenaire que son copain quitte parce qu’elle est « trop grosse » ? Et la détresse d’un jeune homme en surpoids à qui l’on refuse l’entrée en boîte de nuit ?

Est-on prêt à accepter ça à l’heure du politiquement très correct (cf le dossier de La Croix sur « l’humour méchant » du 3 mars 2010) ?

« Non ! » tout court, ou « non, pas plus que l’on pensait pouvoir supporter les images trash sur les paquets de cigarette il y a 10 ans » ?

Ce serait mettre tabac, alcool et obésité dans le même panier. Et oublier que si pour tout le monde fumer ou boire est un choix, l’obésité, elle, n’est pas toujours la conséquence de grignotages et négligences mais bien souvent une maladie.

Finalement, c’est peut-être là que les chercheurs en psycho-socio peuvent avoir une importante valeur ajoutée : comment faire passer le message qu’une alimentation saine est aussi bénéfique à la vie sociale qu’à la santé, sans faire concurrence à Stéphane Guillon ?

Fabien Pecot

1 – Source : Werle, Carolina O. C., Boesen-Mariani Sabine, et Gavard-Perret Marie-Laure (2010), « Prévention du risque d’obésité chez les adolescents : Identification de facteurs d’efficacité des messages », Rapport Final, Fondation Wyeth pour la Santé de L’Enfant et de l’Adolescent
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Est-ce l’impact – avec 3 ans d’avance – de sa nomination comme « capitale européenne de la culture » ? Marseille est devenue la 13ème ville du monde, et la première en France, à être pixellisée par le collectif allemand eBoy. Une actualité qui nous donne l’occasion de revenir sur l’association des entreprises à leur territoire.

Le collectif eBoy a déjà travaillé directement pour de nombreuses marques, média et agences, si l’on en croit leur liste de références, à faire pâlir d’envie n’importe quel prestataire de services (cf. leur  blog : Adidas, Coca-Cola, Google, The New York Times, Saatchi…). Mais on notera  aussi que de nombreuses marques apparaissent sur leurs représentations des villes, et on peut imaginer qu’elles figurent parmi les mécènes à l’origine de la commande (cf. la rubrique « nos partenaires »).

eboy Marseille

Penchons nous maintenant sur leur représentation de Marseille : on y voit clairement les marques Haribo, Avenir Telecom et CIC, plus subtilement CMA CGM à travers la tour signé Zaha Hadid (maintenant indissociable du skyline phocéen). Si la présence des deux premières paraît naturelle, celle du CIC est plus étonnante : Haribo est historiquement implantée à Marseille et Avenir Telecom est l’une des entreprises phares de la ville. Pour le CIC, la marque n’a pas de lien fort avec le territoire et l’action ne semble pas dépasser le stade de la communication opportuniste. Le CIC a intégré la Lyonnaise de Banque qui avait elle-même racheté la banque Bonasse, une banque marseillaise, donc pourquoi pas ? Mais le rachat par la Lyonnaise date de 1996, et l’ensemble a été renommé CIC Lyonnaise de Banque en 2009, avec le siège à Lyon. Dans ce cas, on se demande bien pourquoi la banque a soutenu cette affiche… Et où sont donc la Société Marseillaise de Crédit ou la Banque Martin Maurel ?

Pourquoi ce débat ? Certains se demandent si l’on peut considérer une marque/entreprise comme l’emblème d’une ville au même titre qu’un bâtiment ou qu’un club de sport. Tout est question de pertinence …

Il y a d’abord des territoires très fortement associés à leurs entreprises : Peut-on représenter Clermont-Ferrand sans Michelin ? Ou le département du Nord sans Auchan ? Dans ce cas, la présence de l’entreprise est indiscutable, son absence même difficile à expliquer, c’est le cas de CMA CGM qui n’a pas besoin d’afficher son nom. Est légitime aussi la marque déjà très présente et qui souhaite renforcer son attachement au territoire. Ainsi Haribo dans le cas marseillais. Surtout si la démarche s’inscrit dans un plan d’actions plus large en direction de ce territoire. Pour ce qui est du CIC, sa présence relève plus de l’intention que de l’histoire… Ceci dit, si un coup de comm’ ne remplace pas la cohérence de la stratégie, ca permet parfois d’être cité dans un billet ;-)

Fabien Pecot

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Un coup  clin d’oeil émanant d’une agence de comm mais, a l’évidence, un bon message pour nos clients des agences de relations publiques ;-)

expert court from the brain compagnie on Vimeo.