? gootenberg.fr, le blog Communication Corporate et e-reputation

aveugleAssistant ce matin à l’excellente conférence DII sur les Réseaux sociaux,  j’ai découvert les résultats étonnants d’une étude toute fraiche portant sur la perception du phénomène par les responsables de directions fonctionnelles.

Au-delà des réseaux les plus fréquentés et de leurs usages, le constat de cette enquête est indubitablement la forte prise de conscience des décideurs sur les dangers de l’outil … couplée à l’immaturité de leur attitude. De fait, 83% des personnes interrogées (responsables communication, marketing, RH, finances, juridique) perçoivent les « risques d’image et de réputation » liés aux réseaux sociaux comme un nouveau risque majeur pour l’entreprise. Mais, dans le même temps, 80% des répondants révèlent que leur entreprise n’a mis en place aucun système de veille des « données émises par les salariés ou les clients ». En bref, la majorité des responsables sent donc venir le danger du web mais se garde bien de prendre la première des mesures préventives.  Comme si le fait de pressentir le danger avait la vertu de l’éloigner… …lire la suite

, , , , , , , , ,

On dit souvent que les media-sociaux vont permettre une vraie démocratie participative. Jeudi matin, deux activistes/lobbyistes intervenaient à Re:publica pour expliquer leur travail à Bruxelles et Strasbourg contre les projets de blocages d’internet, et comment les nouvelles technologies permettaient à tout citoyen de défendre sa cause auprès des eurodéputés.

Processus législatif européen (slide 2/3)

Processus législatif européen (slide 2/3)

Je ne ferai pas une grande confidence en disant que je ne comprends pas bien comment fonctionnent les institutions européennes, j’irais même jusqu’à penser qu’elles ont été conçues pour que la plupart des citoyens n’y comprennent rien … Aussi, lorsque Jeremie Zimmermann (La quadrature du Net) et Christian Bahls (Mogis) nous ont présenté le processus législatif à Bruxelles (en 3 slides parce que le schéma ne peut pas être lisible sur une ni même 2), je me suis senti moins seul.

Ils nous ont expliqué comment travaillaient les lobbyistes, qu’ils soient au service de grandes entreprises, ou comme eux, financés par des dons privés pour défendre une voix « citoyenne». Et c’est là que les media sociaux entrent en jeu. …lire la suite

, , , , ,

Internet bouleverse le monde mais nous ne prenons pas toujours le temps du recul par rapport aux changements brutaux qu’il implique, le temps de les mettre en parallèle, les nuancer, de regarder comment ces changements s’opèrent ici ou ailleurs.

Qui aurait pu penser que le web poserait autant de questions ? Mais ils sont nombreux aussi a avoir pensé que la révolution internet irait beaucoup plus loin et beaucoup plus vite. Tous les régimes dictatoriaux ne sont pas encore tombés à coups de tweets, mais comme les mondes des media et de la création, la politique n’en finit pas de se poser des questions sur son futur.

La première conférence d’hier portait sur l’influence du contexte socio-économique, et de la culture locale, dans l’utilisation d’internet et l’importance qu’on lui accorde a travers le monde. La conférence a présenté l’exemple de 4 pays, 4 histoires différentes où internet a été source de développement économique ou source d’affrontement politique. …lire la suite

, , , , ,

IMG_0494En direct de la conférence Re:publica à Berlin, envoyé spécial Aspect. Cette grand-messe allemande est captivante car pour une fois, il s’agit d’envisager le monde des media sociaux du point de vue des utilisateurs, du comportement, des usages, et pas des outils eux-mêmes. Berlin est d’ailleurs l’endroit idéal pour cet évènement et d’ailleurs, pour ce premier jour, on a beaucoup parlé d’activisme.

Les media-sociaux sont des outils formidables pour la défense d’une cause, Greenpeace l’a montré à plusieurs reprises, Wikileaks et les évènements au Moyen-Orient en donnent d’autres illustrations. Ces exemples sont souvent revenus hier, que ce soit pour parler de data-journalisme, d’anonymat ou encore de modération. L’entreprise était absente du discours, ou citée en tant qu’institution dont on attend une conduite responsable. Re:publica nous ramène à l’essentiel du web social : l’individu, ses pulsions, ses engagements, ses paradoxes. Et c’est l’intérêt de cette conférence essentielle pour les professionnels du web social, elle est centrée sur ceux qui mènent internet aujourd’hui : les utilisateurs …lire la suite

, , , , ,

Avec le lancement de « Carré Viiip », sa nouvelle émission de télé-réalité, TF1 met la e-reputation à la portée de tous Français. Si le concept de base, l’enfermement scénarisé d’un groupe de personnages passablement extravertis, varie peu, la nouveauté réside cette année dans le mode d’évaluation très 2.0 de la popularité des candidats : C’en est fini du bête SMS surtaxé, place à la e-reputation mesurée par le « Vipomètre ». Ainsi que le signale Le Parisien, chaque candidat sera noté sur la base du volume « d’articles dans la presse, d’interviews télé, de clics sur la page Facebook, de votes du public », qu’il / elle suscitera par son attitude – bref un indicateur de buzz qui résume bien la porosité entre médias classiques et médias sociaux: Un « bon » article, ou une vidéo virale, fabrique une reconnaissance instantanément sanctionnée par le sacro-saint clic sur le « J’aime » de Facebook … … Il existe, certes, des systèmes de mesure plus sophistiqués – tels que celui proposé par le site Famecount, le baromètre de popularité en ligne qui cumule la présence sur Facebook, Twitter et YouTube -. Mais on comprend bien que TF1 se refuse à comptabiliser l’audience de YouTube un canal directement concurrent, comme indicateur de succès. Il s’avère cependant qu’en comptabilisant le trafic sur Facebook, la chaîne confère ses lettres de noblesse au premier des médias sociaux. Ainsi, l’intégration du Vipomètre dans un programme de forte audience (espérée) ne marque-t-elle pas clairement l’entrée de la ménagère de moins de 50 ans dans l’ère du 2.0 ?

François Ramaget

iphone-twitter-dollar1Le service « Pay with a tweet » élargit la voie de « l’ère du Social Commerce » dont nous avions parlé ici il y a quelques temps, reprenant les théories de Jeremiah Owyang. Le principe est simple : payer son achat par un tweet vers son réseau. Cette semaine, par exemple, j’ai tweeté que j’utilisais un outil, ce qui m’a permis d’avoir accès à des services en plus.

De nombreux sites en ont déjà parlé, certains trouvant le système intéressant, en particulier pour les créateurs, à qui ça permettrait « de partager leur contenu gratuitement tout en bénéficiant d’un petit retour sur investissement et ainsi gagner en notoriété » (Commarketingweb)

D’autres émettant quelques réserves sur la qualité des tweets en question : « La mécanique, bien que très intéressante trouve rapidement ses limites; il s’agit en effet d’un buzz “pré-expérience” et non pas “post-expérience”, qui n’apporte aucune information sur la qualité du contenu proposé » (Blogoergosum)

Pour ma part, je trouve l’idée très intéressante mais pas encore aboutie pour une utilisation large en e-commerce. La monétisation sociale est inévitable, c’est un fait ! Du moment que l’on est capable d’évaluer l’influence de chacun, et de suivre son parcours sur le web, il est aisément concevable que la personnalisation des offres commerciales prennent en compte la taille et la qualité du réseau de chaque client.

Certains internautes sont très influents et deviennent des media à part entière. Dès lors, il est possible que l’entreprise les approche comme tels, et décide de leur concéder une réduction (allant jusqu’à la gratuité) en échange d’un peu de leur influence. C’est plus ou moins ce que propose pay with a tweet… Mais avec trois biais :

D’abord, parce qu’il loge tout le monde à la même enseigne alors que tous les réseaux ne se valent pas : un tweet de moi aura beaucoup moins de répercutions qu’un tweet de Fred Cavazza (et vous n’imaginez pas à quel point ça me chagrine J). C’est dur à admettre dans une culture aussi égalitariste que la notre, mais tous les internautes n’ayant pas la même influence, on ne peut leur faire la même proposition commerciale. Le système Pay with a tweet devrait permettre de se connecter via Twitter ou Facebook, procéder à une rapide analyse du réseau du client (quali/quanti comme le propose Klout, ou twittercounter par exemple), et ensuite faire une proposition : « pour vous, @fabienaspect, ce sera 1 tweet/post et 10€ ».

Ensuite parce qu’il ne répond pas à la question suivante : « in fine, qui paiera pour le produit/le service ? ». L’accord « Parle de moi, et tu seras récompensé(e) » (economiemagazine.fr) est rompu. Dans un schéma classique, qui est celui des relations publiques, la notoriété du media (journaliste/célébrité etc…) n’est utile que parce qu’elle va encourager une partie de la population à acheter avec de l’argent le même produit / service. Dans le système clos qu’est Twitter, ceux qui y ont accès paient avec un tweet, et ceux qui n’ont pas Twitter ne sont pas au courant du buzz de toutes manières.

Enfin, comme le soulignait l’équipe de Blogoergosum, il s’agit d’un buzz pré-expérience, froid, peu engageant car peu humain. Le tweet est pré-écrit tel un slogan publicitaire ; là où l’accord gratuité/visibilité est fondé, dans les relations publiques, sur la liberté de ton et la créativité du media que l’on sollicite. Quelle est la qualité du buzz que l’on veut créer, et surtout, quelle en est la finalité ? Un buzz ne peut pas se suffire à lui-même, finalement, on a pas encore vu d’artiste payer son loyer en RT ou en buzz…

Fabien Pecot

, , , , , , ,

LeviathanA chaque nouvelle avancée de l’exhibitionnisme 2.0 se créent de nouvelles possibilités de passer inaperçu, car nombreux sont ceux qui conservent l’envie de rester discrets…

C’est ce qu’on peut observer a travers deux évènements récents. L’initiative de Facebook d’abord, qui suscite une certaine « e-motion », voire un malaise, en annonçant que les numéros de téléphone des utilisateurs seront désormais communiqués aux développeurs d’applications avec d’autres données personnelles. Ont-ils le droit de le faire ? Oui, la preuve ! Est-ce « bien » ? Nous y reviendrons plus tard. …lire la suite

, , , , ,

logoWebC’est fait. On annonce la fermeture des « créateurs de possibles », le réseau social lancé par l’UMP en avril 2010. Au bout de huit mois, force est de constater que le site prétendument social est loin d’avoir  rempli son objectif de fédérer les sympathisants à la cause du président…  Il se dit qu’un demi-million d’euros aurait été dépensé pour « conquérir » quelque 16 000 inscrits, dont une forte proportion de « jeunes Pop’ » – déjà – adhérents rameutés  pour faire nombre … …lire la suite

, ,

© itestro - Fotolia.comOn avait déjà signalé la pertinence  analytique – voire psychanalytique – de l’outil Google « tendances des recherches » qui permet de comparer les volumes de recherche sur internet pour n’importe quel mot clé, dans n’importe quelle région du monde. Que peut-on en apprendre en cette période de bilan de fin d’année ?

Et bien, que cherchons-nous le plus souvent sur internet ? D’abord du social. A Paris, New York ou Barcelone, le web sert à garder le contact avec sa communauté : (presque) partout, en 2010, on a d’abord cherché à se connecter sur Facebook. Le réseau social numéro 1 a été le mot le plus recherché en France, mais aussi en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Royaume Uni, aux Etats Unis, etc. Moralité : On n’utilise pas Facebook comme page d’accueil et il est plus rapide de le chercher sur Google que dans ses signets. Ironie du web, alors qu’une lutte sans merci s’est engagée entre les deux géants, Google s’affirme comme le meilleur allié du trafic sur son grand concurrent ;-) …lire la suite

, , ,

many 3d humans with empty chat bubbles(English version here)

Ce billet est la traduction française (approximative) de « Social Media Do Equal PR », que nous avons exceptionnellement écrit en anglais en réponse à « Social Media Does Not Equal PR »,  rédigé par Stephanie Schwab.

Le  billet de Stéphanie, opposant Media Sociaux et Relations Publiques, développe un point de vue très intéressant, largement répandu et certainement conforme à la réalité dans de nombreux cas. Selon nous, il y a juste un problème de taille : cette vision ne correspond pas du tout à la réalité des RP, ou en tout cas, à notre réalité des RP. Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps : nous pensons que les relations publiques sont un moyen tout à fait légitime pour « socialiser » les entreprises, autrement dit dialoguer avec leur public, et nous allons essayer d’expliquer pourquoi. …lire la suite

, , , ,