? gootenberg.fr, le blog Communication Corporate et e-reputation

Même si ce blog n’a pas vocation à devenir l’outil de diffusion de toutes les informations de nos clients, lorsque nous avons la chance de diffuser des informations à forte valeur ajoutée, ce serait dommage de s’en priver : Quintess a rendu public hier une étude qui fait le point sur le « green marketing » en France.

On y apprend que 90% des Français s’avouent influencés par le green marketing, mais il rappelle aussi un élément fondamental pour nous, à l’agence : la communication « green », qu’elle soit « responsable », « DD », « éthique » ou « verte » ne doit être que la partie visible de l’iceberg et ne saurait en aucun cas se suffire à elle-même.

En paraphrasant Rousseau (« qu’est-ce qu’un droit qui périt quand la force cesse? »), que reste-t-il d’une valeur quand l’illusion cesse ? Sans doute pas grand chose.

Fabien Pecot

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Oui, elle est superbe cette pub pour l’internet par Orange, captant finement les nuances de nos émotions tout autant que celles de la langue française … Mais que dit-elle au juste ? Qu’il y a internet et internet, donc qu’internet c’est mieux chez eux et méfiez vous des contrefaçons. Bof …

Remplacez internet par consommation ou automobile, banque ou ce que vous voudrez, et le même spot pourrait aussi bien être signé par Carrefour, BMW, HSBC ( d’ailleurs, c’est déjà fait ;-) ou machin, non ?

Encore une de ces campagnes d’image qui délivrent une éblouissante absence de preuves, un brillant exercice de style qui réjouit certainement les créatifs et enorgueillit l’annonceur-mécène, mais on se permettra de douter qu’il génère un afflux de souscriptions.

On objectera que c’est de la comm’ corporate et pas une campagne de promo, il n’en demeure pas moins que le film ne « communique » que fort peu d’informations sur l’entreprise ou son produit: Sans réveiller le fantôme des campagnes Toscani pour Benetton,  on peut se demander si la communication d’une entreprise peut se dispenser de tout rapport avec le schmilblick …

Je vous incite à cet égard à jeter un oeil sur les commentaires laissés sur YouTube : Si nombreux sont ceux qui soulignent la beauté du film, on y trouve aussi quelques râleurs, décus par l’opérateur.  On n’y trouve surtout pas l’ombre d’un nouveau client qui aurait switché d’opérateur pour souscrire chez Orange, suite à la fameuse « claque » que lui aurait procuré le film. Sans doute n’était-ce pas le but ? Mais alors quelle est la valeur du buzz qu’il a provoqué ? Ceci est une autre histoire …

François Ramaget

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Oui, en vérité, que manque-t-il à Free pour emporter cette fameuse 4ème licence de téléphonie mobile tant attendue ? On pourra, comme le fait intelligemment Libération, décortiquer le manque de réseaux de l’opérateur ;-)  dans les couloirs du pouvoir, énoncer les vrais faux arguments brandis contre sa candidature, mais aura-t-on pour autant l’explication ? … Vu de l’extérieur, il apparait une évidence : Iliad / Free n’est guère communicant. Oh, bien sûr, je ne parle pas ici des campagnes de publicité, brillantes au demeurant, orchestrées par les CLM BBDO et autres Saatchi, utilisées pour promouvoir la fameuse offre – scotchée à 29,90 € depuis la nuit des temps -, ni de la communication financière, qui ne s’adresse qu’aux spécialistes.

Je veux parler ici de communication corporate, d’une communication qui donne à voir l’entreprise et ses valeurs, ses hommes,  leurs intentions et leurs stratégies… Certes, on a pu entendre le 1er octobre, Maxime Lombardini, Directeur Général d’ILIAD sur les ondes de BFM radio. Et quoi d’autre ? Quid des principaux JTs et des grands magazines qui font l’opinion ?

L’entreprise, concentrée sur son business,  semble peu préoccupée de se faire connaître, sur le mode bien connu du « chacun son métier et les vaches seront bien gardées ». On peut le comprendre dans un contexte de « business as usual » (si ca existe encore …), mais la stratégie publicitaire suffit-elle à révéler la personnalité d’une entreprise, faire connaître ses talents et porter le succès de ses projets ? Les cas sont nombreux de ces grands acteurs, dans tous les secteurs, retoqués par excès de confiance en la qualité de leur dossier. Rappelez-vous simplement Paris dans la course aux JO de 2012 … S’il est vrai, par exemple que, « sur le milliard d’euros, licence comprise, qu’il veut investir dans le réseau mobile, une bonne moitié irait au déploiement physique des antennes. Des milliers d’emplois difficiles à délocaliser… », s’il est vrai qu’il est « le seul opérateur qui traite en interne tous les appels-clients » (dixit Libération), alors il pourrait être pertinent pour Free de le faire savoir haut et fort. Et, au-delà de sa politique tarifaire, de mettre ainsi de son côté l’opinion publique et les décideurs…

On peut comprendre que la communication corporate ne fasse pas partie des fonctions stratégiques du fournisseur d’accès Iliad, mais peut elle le rester pour le postulant qu’il est aujourd’hui ? A trop bien garder ses vaches, ne risque-t-on pas simplement de rester dans son pré ?  ;-)

François Ramaget

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Françoise Gri, Présidente de Manpower, vient de cosigner, avec 6 de ses collègues grands patrons, une tribune parue dans le Figaro, intitulée « Utilisons la crise pour repenser l’entreprise ». Un texte brillant qui exhorte  les chefs d’entreprise à tirer les leçons de la crise, « agir pour changer les choses, en repensant la mission-même de « création de valeur » dévolue à l’entreprise. Un vaste chantier qui passe par la redéfinition des indicateurs de performance de l’entreprise, le résultat et la rentabilité montrant aujourd’hui leurs limites …

Il s’agit là d’une intention des plus louables, mais je crains fort que les patrons ne puissent y parvenir qu’avec le soutien du public le plus large. Un public privilégiant les entreprises tournées vers les valeurs de progrès. Clients et consommateurs sont aussi salariés et citoyens : Ils peuvent entendre un discours tourné vers l’intérêt général, sans doute même en ont-ils envie. Ils peuvent comprendre les bénéfices d’une vision neuve pour leur emploi, leur pays, leurs enfants. Encore faut-il que ce discours soit perceptible, et que les entreprises se donnent donc les moyens de le faire entendre.

C’est pourquoi, au-delà de la réflexion de ses leaders, la communication de l’entreprise est appelée à jouer un rôle clé dans cette évolution, en se mettant au service du projet corporate. Si le discours publicitaire ambiant véhicule encore largement les valeurs du consumérisme, il est urgent de réorienter les campagnes marketing vers une communication citoyenne qui interpelle le plus grand nombre.
C’est aux chefs d’entreprise de donner le la et Françoise Gri a certes raison d’inviter les « acteurs économiques sensibles à cette approche à (la) rejoindre », mais la qualité de ses propositions pourrait être insuffisante à garantir le succès d’un projet qui risque fort de se heurter au retour des habitudes, et aux intérêts en place. Seule l’opinion publique aura le pouvoir de changer la donne.
Le (re-)« tissage du lien social» revendiqué par Françoise Gri ne pourra s’opérer que par une nouvelle coalition d’intérêts. Aussi, les patrons partageant ses convictions ne devraient-ils pas se préoccuper d’informer et d’impliquer le public le plus large? Et leurs  entreprises ne devraient-elles pas communiquer à l’unisson sur ces nouveaux enjeux ? Alors, cette nouvelle communication corporate pourrait bien être le moteur de la transformation sociale…

François Ramaget

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