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Le palmarès 2011 des formations en communication préférées des recruteurs est arrivé. Contrairement à 2009 (date du dernier classement), un trio de tête semble se détacher clairement, emmené par le CELSA et Sciences Po Paris devant l’ISCOM.

CELSAComme on peut le voir sur le site de l’Etudiant, le classement n’est pas aussi direct que ceux du Figaro ou Challenges pour les Ecoles de Commerce.

L’Etudiant distingue 4 catégories : écoles de communication, IEP, formations universitaires et écoles de commerce. Les n°1 dans chaque catégorie sont respectivement l’ISCOM, Sciences Po, le CELSA et Rouen Business School, et si on compare les résultats de chacun, CELSA et Sciences Po  sortent clairement du lot, talonnées par l’ISCOM. …lire la suite

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Dans la série des formations universitaires aux métiers de la communication, j’avais déjà parlé du Master en psychologie sociale de la communication et du marketing de l’Université de Provence, et j’ai eu l’occasion de rencontrer lundi un des responsables du Master pro CTM de Paris 1 Sorbonne « communication du savoir, technologies de la connaissance et management de l’information » lors de la soutenance de mémoire d’un ancien stagiaire. …lire la suite

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L’équipe Aspect est  intervenu mercredi 30 septembre à l’ISCOM pour briefer les étudiants de 4ème année sur un cas réel. Nous y retournerons à 3 reprises d’ici noël pour co-animer le module de RP online.

Nous livrerons ici nos remarques et impressions un peu plus tard…

Fabien Pecot

Un article paru sur Eco89 « Qui sont vraiment les fils de pubs » m’a rappelé la pénurie d’information sur les écoles, pour les étudiants cherchant à s’orienter vers la communication, à l’époque (récente) où c’était mon cas.
Mais je constate que les choses se sont aujourd’hui – heureusement – améliorées. Ainsi, SMBG publie un classement (qui n’est pas moins discutable que les autres – ni plus), plusieurs sites présentent sans les classer diverses écoles publiques et privées (ici et ) et le site de l’étudiant donne les écoles de communication préférées des recruteurs avec accès à leurs commentaires (on regrettera qu’il n’y ait que 12 recruteurs interrogés, mais la démarche est apparemment la bonne).

Il y a donc plus de transparence qu’il y a quatre ans. En revanche, difficile d’y comprendre quelque chose car, hormis le CELSA et Sciences-Po que l’on retrouve dans tous les articles et classements, on constate que le master d’Assas ou celui de Rouen Business School, très bien classés par SMBG, ne sont pas repris sur le site de l’Etudiant. Inversement, on retrouve pas mal de privées dans les témoignages de l’Etudiant… là où SMBG ne retient que Sciencescom.

Si l’on croise les différents classements au moyen d’une méthodologie de bon sens (1), on obtient un classement qui pourrait être le suivant :

1 – CELSA

2 – Sciences Po

3 (ex-aequo) – EFAP

3 (ex-aequo) – ISCOM

5 – Rouen Business School

6 – Assas

7 (ex-aequo) – IEP

7 (ex-aequo) -Ecoles de commerce

7 (ex-aequo) -Université de Bourgogne

10 – Université Paris 1

Au-delà de ce classement qui fait la synthèse des classements existants, je veux surtout insister sur la nécessité de choisir un cursus adapté à sa propre sensibilité, et au poste que l’on souhaite occuper: comme le souligne bien Valérie Bonnement (Le Public Système) dans le classement de l’Etudiant : « à l’agence, nous distinguons les jeunes plus opérationnels (ISCOM, EFAP) et ceux destinés aux métiers de consultant et de manager de petites équipes », postes pour lesquels elle privilégie le CELSA ou les IEP.

Apportons ici une nuance : toutes les agences ne sont pas aussi structurées que Le Public Système, et la logique ne voudrait-elle pas que l’on commence, quoiqu’il arrive, par des postes plus opérationnels avant d’accéder à ceux d’encadrement et de conseil ?

Il existe un parcours alternatif aux modèles ci-dessus et qui mérite d’être signalé puisqu’il n’apparaît (-ra) jamais dans aucun classement : une bonne formation aux métiers de la communication peut être basée sur une licence universitaire généraliste (psychologie, histoire, langues et civilisation, sociologie, sciences politiques…), suivie d’un master spécialisé incluant enseignement des techniques et stages en entreprises.

Ce parcours (assez proche du modèle Sciences Po d’ailleurs) prépare bien à nos métiers puisqu’il combine les avantages de l’université (autonomie, prise de recul, méthodes de recherche documentaire…) à ceux des écoles spécialisées (stages, travaux pratiques, réseaux professionnels…).

En conclusion, bon courage aux étudiants qui commencent le mois prochain, que ce soit  à l’ISCOM, en école de commerce ou à l’université ;-)

Fabien Pecot

(1)   Méthodologie : 10 points sont attribués au premier de chaque classement, 9 au second etc., en pondérant les classements (coeff 2 pour SMBG et 3 pour l’Etudiant qui a l’avantage d’être argumenté et appuyé de témoignages). 5 points sont ajoutés par citation positive dans l’un des deux articles sélectionnés (coeff 1).

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Il y a longtemps que je voulais parler d’un master dont je trouve l’approche particulièrement intéressante pour nos métiers : le master en Psychologie sociale de la communication et du marketing de l’Université de Provence (Aix-Marseille).

Unique, ce master se donne pour objectif de nourrir la formation en communication et marketing par l’étude des liens entre les représentations et images et les comportements et intentions.

« Diaboliquement efficace »

Qui peut mieux comprendre les motivations d’une cible de consommateurs que des psychologues spécialistes en relations groupales (puisque c’est le terme consacré) ? Et les relations publiques ne visent elles pas finalement à influencer des comportements ? Que ce soit l’acte d’achat, l’écriture d’un article, la réponse à une question…

Cette approche pose évidemment des questions déontologiques, ainsi qu’en témoigne l’enseignement donné par l’un des maîtres français des techniques d’engagement et de communication engageante : Robert-Vincent Joule, auteur de nombreux livres sur l’influence et la soumission dont certains sont de vrais best seller (Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, La soumission librement consentie…).

Concrètement, ce master en deux ans recrute en M1 et en M2 (attention, seuls les étudiants détenteurs d’une licence et d’un M1 de psycho seront effectivement titulaire du statut de psychologue en plus du master). En plus des bases de la psychologie sociale, du marketing et de la communication, on y enseigne une approche de la communication via les représentations sociales.

Seuls en France…pour l’instant

Habilitée par le ministère à la rentrée 2008, la spécialité psychologie sociale de la communication et du marketing en est donc à sa deuxième promotion, recrutée par concours au mois de juin dernier.

Le Professeur Christian Guimelli, Directeur du Département de Psychologie Sociale et du Travail m’a expliqué par mail que « Ce master est le seul qui existe en France actuellement. En effet, on ne trouve pour l’instant aucun master de psychologie formant des psychologues spécialisés dans les trois domaines d’intervention constituant la clé de voûte de la formation (psychologie sociale appliquée aux images de marque, aux campagnes de communication et aux processus d’influence sociale) et qui constituent pourtant un pan conséquent de la recherche appliquée en psychologie sociale (cf. Journal of Consumer Psychology). »  En revanche, il précise que d’autres universités américaines et européennes dispensent ce type de formation (par exemple l’Université Libre de Bruxelles ou la London School of Economics).

On peut se demander si les autres universités françaises en Sciences Humaines, sommées d’être plus professionnalisantes ne vont pas suivre l’exemple aixois. Va-t-on alors assister à l’arrivée d’une nouvelle vague de jeunes théoriciens à l’assaut des directions du planning stratégique - déjà saturées par les stagiaires Sciences-Po et Celsa… ?

Effectivement, du côté de certains étudiants du master, on s’inquiète du manque d’enseignements pratiques et de l’hégémonie des représentations sociales dans cette approche.

Un début de réponse : la formation leur prévoit un stage obligatoire de 3 à 4 mois, d’ailleurs, pour déposer une offre ou avoir plus de détails : christian.guimelli@univ-provence.fr

Bonnes vacances,

Fabien

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A la fin du billet sur le Viadéo tour, j’en avais promis un autre sur la notion de réseau, qui semble s’adresser plutôt aux étudiants ou jeunes professionnels.

Mais, lors de la conférence, Viadéo nous a expliqué que lorsque l’on interroge les cadres sur leurs stratégies face à la crise, « entretenir / agrandir mon réseau » arrive en première place, devant « mieux faire mon travail ». C’est dire l’importance du réseau tout au long de la carrière.

Qu’est que le réseau ?

J’aurais tendance à dire « tout le monde ». Bien sûr, il y a les incontournables : les collègues de boulot, de promo, de stage, les anciens élèves de lycée, d’école, de fac. Mais aussi un oncle, une amie des parents, son banquier, la fleuriste d’en bas, un expatrié si l’on est à l’étranger… N’importe qui avec qui on puisse avoir une proximité naturelle car on ne sait jamais qui peut nous ouvrir la piste vers une prochaine opportunité !

Le meilleur moyen d’entretenir son réseau, c’est de rester en contact en essayant d’apporter des solutions aux problèmes des gens que l’on connait. « Tu cherches un graphiste ? J’ai un ami graphiste », « Mon banquier est muté à Marseille, tu n’as pas quelques tuyaux pour lui ou un contact pour un appart ? » … Tout est bon, encore une fois au-delà des occasions classiques : cartes de vœux, réaction à l’actualité perso ou professsionnelle (signature d’un contrat aperçue dans la presse, embauche …).

J’en suis un très bon exemple, moi qui ai trouvé tous mes boulots depuis que je suis adolescent par mon réseau : j’ai répondu à des annonces, déposé des candidatures spontanées mais c’est d’abord grâce à des relations familiales ou personnelles que j’ai trouvé l’intégralité de mes stages et emplois, que ce soit dans la restauration, le tourisme, le marketing ou les relations publiques. Et j’ai gardé contact avec quasiment l’ensemble de mes anciens employeurs, de nombreux professeurs de lycée, d’université et d’école, sans parler de mes anciens camarades.

Vous allez me dire que tout ça peut sonner un peu faux, mais pour que ça marche, il faut que cette ouverture résulte d’un vrai état d’esprit, qu’on le détienne spontanément ou qu’on le travaille: il ne s’agit pas seulement de rester en contact, de ne pas perdre de vue des gens que l’on apprécie, mais aussi de vouloir trouver des solutions pour ceux qui sont en demande, ou simplement leur apporter un conseil ou un point de vue.

Apporter un conseil ou un point de vue, ca ne devrait pas être très difficile pour nous tous, consultants en communication. On n’a jamais vu un consultant n’avoir pas d’avis ;-) et les stratégies de réseau devraient donc nous être tout à fait naturelles, non ?

Fabien Pecot

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Le parcours du combattant

J’ai réussi à assister ce matin à une conférence du TEC animée par Viadeo sur le développement de son réseau pro online.

Réussi ? Je dois avouer qu’il faut aimer les réseaux sociaux pour se lever à 7h (on est loin du rythme agence ;-) , prendre le RER A direction Marne-la-Vallée (moi qui n’ait généralement qu’à souffrir 20 minutes de bus), et surtout survivre à la (dés) organisation du salon…

Ce n’est pas le sujet, mais un témoignage s’impose (en tous cas, ils le méritent).

Après une bonne heure de transports divers, j’arrive dans le hall de l’hôtel New-York de Disney pour découvrir à la réception qu’il n’y a pas de conférence Viadeo (qui m’avait invité), ni de salon TEC (que Viadeo annonçait comme le salon les accueillant) mais un événement IBM… Soit !

A l’accueil, je choisi la bonne file, et présente mon badge électronique. On ne me trouve pas. De bonne humeur, je vais faire la queuuuuuuuue (immense) au comptoir des inscriptions immédiates avec plein d’autres invités Viadeo et inscrits via le TEC. Je récupère quand même le badge 10 minutes après. Arrivé dans le salon, je cherche mon chemin : aucune indication, la conférence Viadeo et TEC n’existent toujours pas… Je demande, mais les hôtesses IBM n’ont jamais entendu parler de l’un ou de l’autre.

Finalement, en me promenant, je tombe sur une hôtesse à qui « TEC » dit quelque chose, elle m’indique que leurs conférences ont lieue dans les salles J à M. J’ai donc réussi à rejoindre les 15 braves qui étaient passés au travers, une trentaine nous ont rejoint par la suite.

Si quelqu’un à des indications sur la stratégie anti-viadéo/TEC d’IBM, ça m’intéresse. Un dispositif comme ça vient forcément d’une longue réflexion visant à couler leur conférence !

Viadeo aujourd’hui

Une fois installé, j’apprécie la présentation synthétique mais utile du réseau social professionnel. Viadeo compte 7 millions de membres dans le monde, dont 2,5 en France (Viadéo est aussi très présent en Italie, Espagne, les pays francophones et quelques pays émergents comme le Mexique, l’Inde et la Chine – via un rachat). 30% des abonnés français sont en Ile de France, 11% en Rhône Alpes et 6% entre Aix, Marseille et Nice.
Les abonnements premium représentent 60% du chiffre d’affaires, les services aux recruteurs et la publicité complétant le reste.

Conseils pratiques : comment mieux utiliser Viadeo ?

Frédéric Chancholle, responsable du développement en régions nous a ensuite présenté le service en 4 points (profil, réseau, groupes et communautés – rien de nouveau pour les connaisseurs) mais surtout donné quelques conseils d’utilisations au-delà de ce que nous savons tous / des règles de vie en société.
Il a d’abord donné trois principes clé sur son réseau :
· Savoir donner pour recevoir
· Savoir être patient
· Contrôler le temps passé
Et des conseils dont voilà quelques uns particulièrement intéressants :
· On ne le dira jamais assez sur le web : il faut choisir quelques mots clés que l’on répète intelligemment sur son profil pour faciliter le travail des moteurs de recherche
· Attention à bien contrôler ses préférences pour l’envoi de mini-news (Frédéric a donné l’exemple du cadre en recherche d’emploi qui compte son employeur dans ses contacts, lequel se rend compte que le cadre en question rentre en contact avec toute la concurrence)
· Présenter un de nos contacts à un autre permet de faire vivre son réseau lorsque l’on a rien de spécial à annoncer (encore faut-il que ce soit pertinent J)
· Viadeoshare permet de partager et noter des articles de presse
· Le conseil de Frédéric : passer 15 minutes par jour plutôt qu’une heure de temps en temps, montrer que l’on est réactif est essentiel
Frédéric nous a également parlé de ce que sera Viadeo d’ici à la fin de l’année dont voilà quelques points :

Dès la semaine prochaine, ils dévoileront une nouvelle identité graphique, puis viendront des profils plus interactifs (système de cartes de visites…) et la création d’un label « formateur viadéo » pour les utilisateurs. Le plus gros chantier restant dans leur participation au projet « Open Social » qui devrait permettre d’importer de la vidéo Youtube, des présentations Slideshare…

Enfin une dernière chose : à venir sur ce blog, un post sur l’importance du réseau, un élément clé de nos métiers dont nous avons – forcément – largement parlé ce matin…

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J’ai eu la chance de participer hier soir au dîner du Club Media Com des anciens de Rouen Business School (ESC Rouen) dont l’invité était Jean-Noël Kapferer. Il avait la double tâche de nous présenter son dernier livre « Luxe oblige » et de nous faire part de l’objet de ses questionnements actuels.

Sûrement du fait de ses clients actuels, il nous a principalement parlé de produits de grande consommation, avec ce mot, ce concept qui revenait souvent :
« Premium », « Premiumisation »… Un positionnement à assumer pour les grandes marques qui, acculées par les prix planchers des MDD et du hard discount, se retrouvent positionnées premium malgré elle.

Selon Jean-Noël Kapferer, c’est tout une stratégie industrielle qu’il faut revoir, car l’appareil industriel est conçu pour créer de grandes quantités de produits à faible marge et on lui demande maintenant de fabriquer des produits premiums, c’est à dire de petites quantité mais à grosse marge. Une blogueuse posait dernièrement la question des prix du Nutella et des autres produits Ferrero : nous sommes exactement dans cette problématique paradoxale pour l’époque de crise, que défendait Jean-Noël Kapferer dans un papier sorti dans les Echos il y a peu : « le prix des marques ne baissera pas ! » Car ce n’est pas dans leur intérêt, les marques ne doivent pas chercher à s’aligner face à une grande distribution qui ne le leur permettra pas, mais entretenir, justifier et valoriser un écart prix qui permette de réaliser cette fameuse grande marge nécessaire au fonctionnement du modèle économique Premium.

Jean-Noël parlait enfin d’une notion que nous avions déjà mentionnée sur ce blog (Le luxe envahit les salles obscures) : l’expérience de la marque, du service, du produit… voilà des éléments inattaquables par la concurrence « le toucher, l’odeur, le service après vente… » et il a donné son avis sur une question que nous posions à ce sujet sur l’initiative de ces cinémas berlinois : y aura-t-il de la place pour tout le monde sur tous les marchés ? « Non, les marques sont face à une situation darwinienne, la crise fera son tri »

Le dernier point que je retiens : les marques qui sont maîtres de leur distribution auront moins de mal que les autres selon Jean-Noël Kapferer. Alors, une idée en passant : pourquoi ne pas imaginer en grande consommation un réseau de distribution uniquement de marques premium, basé sur le concept des Galeries Lafayette (habillement) : le corner Danone, le corner Tropicana, le corner Ferrero… où chaque marque pourrait recréer son univers sur quelques mètres carrés, en profitant des avantages de la grande surface ?

Merci en tous cas à Jean-Noël Kapferer et Marc-Antoine Jarry pour l’organisation de cette soirée.

Fabien Pecot

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Alors que de nombreux magazines titrent sur la pénurie de jeunes diplômés, tous les stagiaires en dernière année d’étude connaissent cependant l’incertitude de la fin de stage : « Vont-ils me garder ou non ? ».
Il est vrai que dans la communication, il ne suffit plus de déposer une offre d’emploi ou de stage sur internet pour se retrouver assailli par les CV. Les agences devraient donc trembler de voir leurs stagiaires partir ailleurs. Vraiment tous ?
Fermez les yeux et imaginez le stagiaire lambda, « entre plante verte et ordinateur » comme disait avec ironie ma première responsable de stage, alors que je découvrais ma première agence d’adoption. Écoutez-le …
« Août est arrivé, 5 mois que je suis là, plus qu’un mois, alors, bien sûr ils me sourient, bien sûr ils me disent que tout va bien, mais bizarre, personne ne me parle de mon CDI ! Et si je n’avais pas tout fait comme il fallait ? Pourtant, je pense que oui.
Oui, c’est vrai, je passe du temps sur le web, mais c’est parce que je fais des RP online ! Et puis non, je ne lis pas vraiment la presse même si tout le monde le fait, mais c’est « has been », c’est écrit tout petit, et puis j’ai déjà lu 20 minutes dans le métro, et puis c’est aux séniors de le faire, non ? Moi quand j’arrive, je bois un café avec mes amis stagiaires, et puis je fais des RP online sur MSN avec mes amis dans d’autres agences.
Par contre, je fais tout comme on me dit, pas moins, pas plus, je ne propose jamais de changer quoi que ce soit. Avec moi, ils sont tranquilles, je ne vais pas faire la révolution.
C’est vrai que je ne parle pas très bien anglais, enfin pas « fluent » comme j’avais marqué sur mon cv, – sinon, ils m’auraient jamais pris – mais franchement, je ne suis pas interprète !
Et en plus, ils m’exploitent. Une fois, ils m’ont obligé à rester jusqu’à 20h30, je suis que stagiaire moi, et ça n’est pas pour l’indemnité qu’on me donne que je fais du rab, alors pour compenser, vendredi, j’ai dit que j’étais malade ! … »
Heureusement pour l’économie du secteur, il y a aussi d’autres stagiaires : ceux qui s’intéressent à l’actu, sont curieux et force de proposition, s’investissent dans le job et finalement, dépassent les missions préétablies de l’hybride « plante verte-ordinateur »… Et c’est à eux que les plus anciens racontent, désespérés, leurs mésaventures avec les stagiaires qui n’avaient pas fait l’affaire (et tout ce qui est cité plus haut m’a été raconté lors de mes premiers stages).
C’est pour tous les stagiaires que je voulais écrire ce billet, et en particulier pour certains de mes camarades de promo ISCOM 2008 qui ne se sont jamais contentés de leur poste de plante verte, et qui passent sûrement un été tranquille, à l’ombre de leur proposition d’embauche…

Fabien Pecot

Ha, Paris l’été ! Tous ceux qui restent dans la capitale au mois d’août vous le diront : on se croirait en province, avec un zeste d’’animation culturelle en plus, peut-être. Les irréductibles Parigots peuvent se sentir assaillis par le flot des touristes, qui ne parlent pas tous très bien le français… Les purs citadins n’aiment pas cette saison où la ville ne s’appartient plus et ils filent… à la campagne pour l’éviter ! Mais ceux qui restent en ville profitent souvent malgré eux du nouveau visage de la capitale. Le piéton est souriant, voire avenant et l’automobiliste – relativement – calme. Les politesses refleurissent à chaque pas de porte, rafraîchissant un air pas toujours très pur.

Ca nous donnerait – presque – l’impression d’être en vacances… D’ailleurs, nos clients ont tendance à croire que tout s’arrête pour nous du 15 juillet au 31 août. Surtout les étrangers, pour lesquels notre réputation nous précède. Pourquoi ? Parce que nombreux sont les journalistes qui prennent le large pendant cette période. Il faudrait pourtant leur dire que notre métier ne se limite pas aux coups de fil et l’arrangement des interviews !

L’été, c’est aussi la période idéale pour penser à de nouveaux axes de communication, surveiller les tendances des marchés, imaginer de nouvelles idées créatives qui écloront à la rentrée… C’est le moment où la relation client/agence prend une dimension originale : On peut se poser, faire le bilan des actions, celles qui fonctionnent et celles qui n’ont pas eu le succès attendu, réfléchir ensemble aux problématiques du second semestre, affiner les messages… C’est le moment de valoriser notre rôle de partenaires, d’affermir les bases de collaboration et continuer à avancer ensemble.

Et comme le climat se prête à la décontraction, cela nous permet également de nous connaître sous un angle plus personnel. Les décideurs se relaxent – un peu – et ils sont plus ouverts aux discussions individuelles, encore loin de l’effervescence de septembre. Aussi, pourquoi ne pas leur proposer des activités extra professionnelles, telles que nous les préconisons pour resserrer leurs liens avec les journalistes clefs ? Capitalisons sur ces moments de disponibilité pour consolider nos relations et aborder la rentrée de façon sereine.
Comme si le mois d’août marquait le printemps des relations publiques ;-)

Anne-Gaël Girard