? gootenberg.fr, le blog Communication Corporate et e-reputation

Marge Playboy USVu sur Darkplanneur : le célèbre magazine de Hugh Hefner affiche Marge Simpson en couverture de son numéro de novembre, à l’occasion des 20 ans de la série. Une belle opération pour la Fox (chaîne qui produit les Simpsons) et pour le magazine qui selon la juste analyse de Thomas (de l’équipe Darkplanneur)  « Ils touchent à un nouveau lectorat, un peu plus jeune, un peu plus geek, une génération qui finalement ne connait pas Playboy comme leurs parents, et pour qui le magazine est un peu ringard: il s’agit donc d’une question de renouvellement générationnel de sa cible. »

Binoche PB FrD’ailleurs, le magazine qui avait fait de Marilyn la première Playmate de l’histoire en 1953 a relancé son édition française en 2007, plus sophistiquée et lifestyle, avec Juliette Binoche, ce qui devrait nous permettre d’échapper à une couverture inspirée de l’opération Simpsons, en pleine année des 5 ans de Plus belle la vie J

Blague à part, Thomas profite de l’occasion pour en rajouter une couche sur le phénomène Cougar (quand même plus élégant que MILF pour désigner une « maman » sortant avec de jeunes hommes) qui est décidément partout : la série Cougar Town ou le film Toy Boy dont c’est le thème principal, mais aussi de nombreuses allusions (Glee, 17 ans encore…), pour ceux que ça intéresse, Darkplanneur décryptait la tendance en mai dernier.

Fabien Pecot

, ,

Je vous signale la mise à l’antenne de Pop Com, la nouvelle émission de Canal + consacrée a « l’analyse du grand cirque médiatique ». Même si elle a été (évidemment) descendue par Telerama, saluons la naissance d’un programme consacré à une industrie de la communication qui concerne quand même un Français sur 50. Evidemment, Pop Com fait la part belle a la communication des people,  Sarkozy, Domenech ou Julien Dray – plutôt qu’a celle des marques, qui en sont pourtant les poids lourds économiques.

Un parti pris qui minimise certainement le risque de mécontentement des annonceurs, encore que la mention de SNCF et EDF, sponsors décus par la noirceur du prochain film de Nicolas Hulot, puisse ressembler à un galet d’irrévérence dans la mare du commercialement correct ;-)

Pour (re)voir la séquence en question, « oubliée » dans le sommaire, elle débute a 7m24 dans la partie 3. Bon visionnage.

François Ramaget

, ,

C’était la question du jour sur le site de « Stratégies« . Le débat méritant qu’on y s’attarde, je vous livre ici ma contribution.

On trouve tout sur internet, cette Samaritaine numérique ou le trash côtoie les trésors : Vidéos « inappropriées », sites de dénigrement, de contrefaçon ou d’escroquerie, hoaxes, désinformation et forums indigents, … – mais aussi médias indépendants, sites de partage et plateformes 2.0 permettant le soutien de bonnes causes négligées, la reconnaissance des talents cachés, voire les mariages inespérés ;-)
Alors ? Faut-il rejoindre l’analyse au lance flamme de Mr Andrew Keen, le « pundit » éclairé de la silicon valley qui prédit l’abâtardissement de la civilisation par surdose de laxisme digital ? ou l’angélisme de Google, l’entreprise la plus chère au monde ?
On pourrait s’en tirer a la va-vite en prétendant qu’Internet n’est qu’un média comme les autres, un simple mode de diffusion d’informations comme la lecture ou la télé : Tout le monde sait que la lecture en soi ne rend personne stupide, mais que la fréquentation assidue des mangas ou des féminins n’a pas de vertu particulière d’élévation de l’esprit … Oui, mais rares sont ceux qui signent des ouvrages ou éditent des magazines, alors que l’internet collaboratif et les médias sociaux autorisent chacun a publier ses textes, ses photos, ses films ou sa musique selon son inspiration. S’il est clair que cette démocratie de l’information favorise une prolifération sans précédent de n’importe quoi numérique, courrons nous pour autant le risque de tomber stupides ?
La ou Andrew Keen peut s’alarmer de ce communisme digital, je ferais plutôt confiance a deux loi bien connues de l’univers, celle de l’inégalité des compétences et celle du caractère ultime du bon sens commun : Mettez 2 individus devant un piano ou un synthétiseur, une feuille blanche ou un clavier de PC, la technologie n’y change rien, vous n’observerez pas deux résultats identiques. Soumettez ensuite ces productions au vote d’un public vous obtiendrez certainement une préférence. C’est ainsi, l’un est meilleur que l’autre et c’est le goût du public qui le sanctionne..
De la même manière, au côtés de succès incontestés, internet regorge de sites communautaires ou l’on n’a jamais vu un chat, de blogs sans trafic, de romans sans lecteurs ou de musiciens en quête de producteurs – et dont aucun ne convaincra jamais personne.
Y-a-t il vraiment danger a laisser chacun croire en ses chances de conquérir une audience ? Je ne le pense pas. Que la technologie donne accès à l’expression du plus grand nombre me semble au contraire représenter une ouverture pour la création et une opportunité pour les entrepreneurs 2.0. Pour l’individu comme pour l’entreprise, internet élargit le champ des possibles mais l’outil ne se substituera jamais au talent. Comme toujours, et j’en suis désolé, les plus doués, les plus opportunistes ou les plus travailleurs émergeront de cet océan de platitude. L’écrasante majorité des internautes postulant a la reconnaissance sur le web restera donc probablement au bord de la route. Internet ou pas. Mais, même s’il n’en émerge que 1 pour 1000, notre société sera plus riche en créateurs, parvenus à l’attention de leur audience par un simple accès à haut débit.

,
Bonne nouvelle dans un paysage média sinistré – déjà bien avant la crise – que cette initiative du JDD de diffuser une première édition du samedi. Si l’on comprend bien le principe, la version du samedi proposera des articles de fond qui seront complétés, le lendemain, par les actualités plus « fraiches » (le sport surtout, avec l’éternelle récurrence des résultats de football).
Pourquoi donc l’acheter le samedi ? Et bien parce qu’on ne peut pas l’acheter le dimanche – environ 50% des diffuseurs de presse étant fermés ce jour là … Mais le lecteur privé de kiosque dominical achètera-t-il pour autant le samedi un hebdo appelé à reparaître le lendemain en version enrichie d’un quotidien ? N’aura-il pas le sentiment de ne pas avoir accès au « vrai produit » ?
C’est en tout cas le pari courageux du JDD, a l’heure ou la presse d’analyse ne semble pas avoir franchement le vent en poupe. A titre indicatif, c’est plutot la presse people qui se taille la part du lion parmi les grands succes de presse. Il est vrai que la (ou le ;-) plastique de Pamela Anderson risque peu de prendre des rides entre le samedi et le dimanche.

Bonne chance au JDD.

François Ramaget

J’en avais parlé ici même et j’y reviens avec grand plaisir : « Google Insight for Searches » est certainement un des outils web les plus excitants de la période. Au-delà des recherches commerciales que l’on peut mener (Voir l’exemple ci-joint : Quelles ont été les marques de champagne les plus recherchées sur le web au cours du dernier trimestre ?), Google nous révèle crûment les préoccupations internet de nos concitoyens …
Ainsi, savez vous quels sont les thèmes qui ont généré le plus de curiosité en France sur les 7 derniers jours … ? Et bien, ce sont : Assedic actualisation, cartes de voeux, twilight et météo …

A en croire cette cartographie de la curiosité, l’internaute moyen serait donc sans emploi – inquiet de percevoir ses indemnités -, courtois – sacrifiant aux rites de l’an neuf -, amateur de cinema fleur bleue- pour se distraire du stress kafkaien du pointage ? – et precautionneux – moonboots ou escarpins / mocassins avant d’aller courir les soldes ? -.
Alors qu’on prenait le web pour le pré carré des entrepreneurs speedés et des cadres avides de cours boursiers, on découvre une France musardeuse, qui vaque gentiment à ses petites affaires sur le net, bien loin des remous de Gaza et des attentats pyromanes de la St Sylvestre. Sans doute nos internautes ressentent-ils le besoin d’oublier la si fameuse crise, surtout pour ceux qui sont privés d’emploi …
Ces mots-clés révélateurs de nos préoccupations, je vous propose de les examiner régulièrement : Plus efficace que le Top 50 pipé du JDD (« Citez moi vos 50 favoris parmi une liste de 57 pesronnalités … »), Insight for searches nous livre un genre de baromètre absolu du moral des Français et ca mérite qu’on y revienne.
Bonne année sur le web – et ailleurs tant qu’a faire ;-)
François Ramaget

Cette actu a fait jaser la blogosphère la semaine dernière, après la publication des résultats du « Pew Research Center » : Tech Crunch a repris un joli tableau qui permet de constater que pour la première fois, aux US, internet devance la presse écrite comme source d’information première, et qu’il ne lui faudra peut être pas deux ans pour rattraper une TV qui chute inexorablement…

Le paradoxe est que cette information sur Internet provient souvent des versions web des grands médias d’information, presse écrite et audiovisuelle … Il n’y a donc pas véritablement perte de crédibilité des médias traditionnels – mais internet s’impose comme le « media » favori pour accéder à l’information produites par les rédactions.

Pour les lecteurs de la Tribune, on assisterait ainsi a l’emergence d’une « Information 2.0″, ou l’information journalistique serait retraitée par les internautes sans les partis-pris de redactions partisanes. Mais, pour Neteco, le revers de cette médaille participative, c’est que l’info reprise et commentée sur le web pose la question des dangers de désinformation dans cette « jungle du net ».

Chez nous, le baromètre TNS pour La Croix (janvier 2008) renseigne sur la confiance accordée aux médias. Comme d’habitude, la radio arrive en tête (57%),devant la presse écrite (49%), la télévision (46%) et internet (31%).

Notons qu’internet était à 30% en 2007, soit une petite progression de 1% (Vs. +16% aux Etats-Unis à la même époque). Internet est aussi le média qui suscite le plus d’indécis sur la question de la confiance (47% des sondés)…

Le fossé semble donc large entre nos deux continents ! Et les 40% d’américains qui s’informent sur le net font confiance à l’info qu’ils y trouvent ? (on espère que oui) …

Mais au fait, que veut dire « aller sur internet pour chercher une info » ? Est-ce chercher sur lemonde.fr ou rue89 ou LCI.fr ou n’importe quel autre de vos favoris médias ? Ou bien taper sur Google, Yahoo! actualités, Wikipedia ou les moteurs de recherche de blogs ? Selon le site choisi / trouvé, il est évident que la confiance accordée ne sera pas la même ;-)

Ainsi, il se pourrait bien que les internautes français et US ne soient pas si éloignés en termes de pratique : Le web devient partout (ou il ya haut debit) le lieu de recherche priviliégiée de l’info, mais au travers de sites référents qui suscitent la confiance du visiteur.

Rien de très neuf sous le soleil, donc, sauf que ces messieurs de la télé et des journaux (comme ceux du disque et du cinema) devraient repenser d’urgence leur modele economique pour continuer de faire vivre leurs entreprises. A suivre.

Fabien Pecot et François Ramaget

Quel bonheur ce matin en ouvrant mon livre du moment de tomber sur la phrase suivante :
« Je suis journaliste. Un Finlandais tout ce qu’il y a d’ordinaire : un individu mal éduqué, avec des ambitions limitées, une veste usée et un caractère sans relief. J’ai dépassé la trentaine. Je suis d’une colossale banalité et il arrive que cela me chagrine. »

Bien sûr il s’agit de la description d’un personnage de roman et l’auteur semble prendre un malin plaisir à abîmer un peu trop son héros. Les journalistes n’ont évidemment pas tous cette allure là, même si, je le reconnais, ce portrait m’a rappelé le souvenir de certains rédacteurs plus proches de Colombo que de 007 …

Ce moment de douce moquerie passé, revenons plutôt sur la suite du texte : « J’ai écrit d’innombrables articles pour différents journaux, mais aucun n’a jamais conservé le moindre intérêt après avoir perdu son actualité. Un écrit lié au temps est comme un sentier dans la neige : on ne s’en sert qu’en hiver ; le printemps l’emporte et en été il n’existe plus, on n’en a pas besoin alors on l’oublie. »

Le journaliste « paasilinien » n’est visiblement pas très optimiste, mais il fournit au moins une définition claire du mot « actualité » : Une info qui en chasse une autre …

Qui se souvient de la première médaille de la France aux JO 2008 ? (je précise). Il s’agissait d’une médaille de bronze au tir à l’arc, vite effacée le lendemain par celle d’or en lutte gréco-romaine, elle-même disparaissant dans le bassin olympique avec celle tout aussi brillante d’Alain Bernard. Et maintenant que les Jeux sont finis, on a les présidentielles américaines et les olympiades du Parti socialiste qui prennent le relais… Ouf, avec ça on devrait arriver jusqu’aux suppléments cadeaux de Noël de nos hebdomadaires nationaux.

Et oui une actualité passe très vite dans la case archive et l’actualité sombre presqu’instantanément dans le déjà vu ou le « plus à voir » … Alors pensons aux rédacteurs, journalistes et pigistes qui une fois leur article terminé doivent partir à la quête d’un autre Graal qui tombera la plupart du temps tout aussi vite dans un oubli cruel…

En tant qu’agence de relations publiques, c’est souvent à nous de leur donner envie de dépenser du temps et cette énergie indispensable pour bâtir un sujet qui, s’il passe, durera le temps d’une lecture ou d’une écoute audio visuelle presqu’attentive.

Mais, s’ils ne sont pas toujours réceptifs, pratiquons l’indulgence en comprenant le terrible destin de ces Sisyphe, héros malgré eux de l’éternel recommencement.

Haude Delic