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Le site « franceterme » a fait parler de lui il y a quelques de temps suite à la diffusion d’un communiqué « Les mots d’usage sont disponibles en français » annonçant la sortie d’un dépliant. Ce dernier nous rappelle que la grande majorité des anglicismes du monde de l’informatique (et marketing) ont un équivalent français.

Stratégies et les autres ont déjà souligné les traductions amusantes, mais saviez-vous que beaucoup de ce que nous croyons être des anglicismes n’en sont pas vraiment ?

Dans le monde des nouvelles technologies, comme en marketing, l’usage de l’anglais est une chose courante. Enfin de l’anglais… D’un certain anglais à faire grincer les étudiants d’Oxbridge !

Essayez ça : lors de votre prochain déplacement à Londres, parlez à vos collègues ou clients londoniens  de vos expériences en «open space »…  vous verrez que ça ne veut tout simplement rien dire, « oh, you mean you work in an open plan office? » reste la meilleure réponse que vous pouvez espérer avoir (d’ailleurs, il suffit de taper « open space » et « open plan office » dans Google pour se rendre compte qui utilise chacune des deux notions).

Un mot à ranger avec l’« over booké », le parking, le footing et autres anglicismes approximatifs !

Que pouvons-nous en déduire ?

Que nous avons inventé une nouvelle langue, quelque part entre l’anglais et le français, avec de vrais mots anglais, de vrais mots français, et puis d’autres dont on ne sait pas trop comment ils sont arrivés dans la bouche du premier qui les a employés.

Et que Franceterme est encore plus fort que ce que nous pensions : il nous permet aussi de traduire des mots qui n’existent pas (open space, par exemple) !

La langue est vraiment un outil de communication des plus fascinants, et comme ce site m’inspire beaucoup, j’aurai le temps d’y revenir dans d’autres billets…

Fabien Pecot

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Il y a quelques semaines, alors que s’achevait la Présidence française du Conseil de l’Union européenne pour laisser place à la République Tchèque, l’euro fêtait ses 10 ans … l’occasion de regarder de plus près le rapprochement des cultures et des modes de vie à l’intérieur de l’Union.

L’euro fait partie des incontestables réalités européennes. En 10 ans, l’Europe a réussi à faire de sa monnaie unique une référence dans les échanges mondiaux. Elle est aujourd’hui dans les poches de 320 millions de consommateurs de 16 pays… Les Britanniques – à l’heure où la livre s’est tant dévaluée que la parité avec l’euro est quasiment atteinte – doivent sans doute regretter leur volonté d’indépendance.

Et, au même moment, l’Europe pourrait se féliciter d’avoir réalisé l’union numérique. Il y a quelques jours, le cap des 3 millions d’adresses web en « .eu » a été franchi. Créée en avril 2006, cette extension avait rencontré des débuts prometteurs avec 2 millions d’adresses déposées le premier mois ! Elle se place désormais au 4éme rang européen derrière le « .de » de l’Allemagne avec 12,4 millions d’adresses, le « .uk » du Royaume Uni (7,3 millions) et « .nl » des Pays Bas (3,2 millions). Le « .fr » français n’enregistre, quant à lui, que 1,3 million d’entrées.

Quittons le numérique pour aller faire un tour, à Bruxelles, au siège du Conseil européen …Entropa, la sculpture du Tchèque David Cerny, stigmatise les préjugés généralement accolés à chaque pays membre : France en grève, Luxembourg à vendre, Suède en kit Ikéa… Loin d’atténuer les divergences, cette œuvre – appelant pourtant à une « Europe sans barrière » – risque bien d’entamer l’unité. Mais, si les représentations créent la polémique, notons que le mot « cliché » – utilisé en anglais, allemand, espagnol, italien, portugais, tchèque etc., …- fait bien partie des réalités européennes partagées ;-)
L’Europe semble en marche dans tous les cas …

Pierre-Henri de Longcamp et François Ramaget