? gootenberg.fr, le blog Communication Corporate et e-reputation

Il y a les bonnes campagnes, avec la bonne idée et l’insight parfait… Il y a aussi des campagnes peu créatives mais que l’on aime bien parce qu’elles luttent pour une bonne cause. Et de temps en temps, on a la chance de croiser des campagnes qui cumulent tout : talent, sincérité, émotion … tout y est.

C’est le cas de l’opération « Regala memoria » (offre de la mémoire) de l’Afal, une association espagnole qui lutte contre Alzheimer. Je vous laisse découvrir la vidéo :

Résumé pour les non-hispanophones : Une comédienne aborde un inconnu dans la rue, en faisant semblant de le reconnaître « comment ça va depuis tout ce temps ? »etc… L’autre, qui ne la connaît pas, est surpris, ne comprends pas, est désolé… C’est là que la comédienne lui remet une carte qui dit « c’est exactement ce que ressent quelqu’un atteint d’Alzheimer, aide nous à combattre cette maladie ! »
Cette opération répond au défi d’expliquer la souffrance de la maladie à quelqu’un qui n’en est pas atteint. D’un coup, on prend conscience de la détresse de celui qui a non seulement oublié, mais se rend compte qu’il a oublié, et s’en veut !

On peut être sensible à une affiche culpabilisatrice ou à la mise en situation d’un drame de la route dans un spot TV, mais rien n’est plus fort que l’expérience personnelle. De grandes marques ont mobilisé les foules dans des flash-mobs géants qui ont montré à quel point il fallait donner de l’expérience à vivre aux consommateurs. C’est encore plus fort cette fois car il s’agit d’une association, avec peu de moyens, qui nous montre encore une fois qu’une bonne idée n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour être efficace.

Fabien Pecot

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On avait déjà signalé le flou conceptuel d’une récente campagne Puma, tendant à  positionner la basket comme un élément critique des loisirs urbains, en nous encourageant à « varier les partenaires ». Dans la même veine de slogan catégorique, habillé très chic par une prestigieuse agence de comm’, il parait normal de saluer la fumeuse campagne Diesel, affichée ces jours-ci dans Paris et qui nous enjoint, elle, « d’être stupide » – au nom d’une juvénile insouciance qui irait de pair (de jeans) avec le port de leurs fringues si fashion.

Si la campagne n’est pas neuve – elle a remporté en juin dernier le grand prix Outdoor du festival Lions de Cannes -, son incursion sur les murs de la capitale mérite qu’on s’y arrête 3 mn. Décryptage. …lire la suite

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PumaSans doute avez-vous vu ces affiches déferler sur la capitale ? Une grappe de jeunes gens s’agitant sous un néon rose interlope, et cette accroche intrigante, « Swapping partners is encouraged » (« l’échange de partenaires est recommandé ») … Et vous vous êtes peut-être demandé s’il s’agissait de la dernière pub d’un club libertin, ou bien d’un site de dating  dernier cri… Fausse route. Cette campagne est signée Puma, l’équipementier sportif. On le pressentait obscurément, mais Puma est le premier à le proclamer avec véhémence : les chaussures de sport ne sont plus l’apanage des athlètes, mais elles chaussent désormais tous ceux qui veulent avoir l’air cool. Mais alors, quel rapport avec cette campagne ? …lire la suite

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La semaine dernière, Doc News nous a présenté le clip du « tube de l’été » lancé par la marque de bière Estrella Damm : « Applejack » du groupe The Triangles accompagne les aventures des deux couples d’amis partis sur un voilier le long de la côte espagnole pour le pont de la Saint-Jean… qui passent leur temps à naviguer, bronzer et faire la fête… avec toujours une petite bière à la main. Au-delà de l’utilisation du format « clip vidéo » en publicité qui n’a rien de révolutionnaire, beaucoup de marques l’ont déjà fait (plus ou moins bien), voilà l’occasion de revenir sur la relation créée entre les consommateurs et la marque grâce à ce genre d’initiatives. …lire la suite

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testa nel pallone Les événements sportifs majeurs sont de très bons prétextes pour communiquer et pour vendre. La prochaine Coupe du Monde de football ne déroge pas à la règle, puisque, faute de voir fleurir le printemps, on voit éclore ici et là les offres de promo mondiale en tous genres…

Mais cette édition 2010 nous réserve une innovation marketing plutôt spéciale : le remboursement des achats en cas de victoire de la France ! Planète Saturn et Carrefour ont pris tous deux une initiative similaire et proposent en ce moment le remboursement des téléviseurs (et les PCs même pour Saturn) achetés chez eux, si nos chers bleus ramenaient le graal footballistique mondial…

Bien sûr, personne n’est dupe, ces opérations sont faites pour doper les ventes. Mais, …lire la suite

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Nous avions déjà parlé de l’intérêt de la psychologie sociale en marketing, en voilà une illustration toute récente.

Une étude de Grenoble EM et l’Université Pierre Mendès-France (1) montre qu’en matière d’obésité, les adolescents sont moins sensibles aux messages sanitaires que sociaux. Les chercheurs ont exposé un groupe de 800 jeunes femmes et hommes à des messages mettant en avant les risques de l’obésité pour la santé, puis à des messages pointant du doigt les risques d’exclusion sociale. Les résultats montrent que ceux ayant été exposé aux arguments sociaux choisissent ensuite un goûter plus sain que les autres. Cette avancée tout à fait intéressante dans l’absolu pose une question préoccupante aux professionnels de la communication.

Après les campagnes « chocs » contre le tabac et les accidents de la route, va-t-on avoir droit à des publicités mettant en scène la solitude de l’adolescent obèse dans la cour de recréation ? La tristesse de la trentenaire que son copain quitte parce qu’elle est « trop grosse » ? Et la détresse d’un jeune homme en surpoids à qui l’on refuse l’entrée en boîte de nuit ?

Est-on prêt à accepter ça à l’heure du politiquement très correct (cf le dossier de La Croix sur « l’humour méchant » du 3 mars 2010) ?

« Non ! » tout court, ou « non, pas plus que l’on pensait pouvoir supporter les images trash sur les paquets de cigarette il y a 10 ans » ?

Ce serait mettre tabac, alcool et obésité dans le même panier. Et oublier que si pour tout le monde fumer ou boire est un choix, l’obésité, elle, n’est pas toujours la conséquence de grignotages et négligences mais bien souvent une maladie.

Finalement, c’est peut-être là que les chercheurs en psycho-socio peuvent avoir une importante valeur ajoutée : comment faire passer le message qu’une alimentation saine est aussi bénéfique à la vie sociale qu’à la santé, sans faire concurrence à Stéphane Guillon ?

Fabien Pecot

1 – Source : Werle, Carolina O. C., Boesen-Mariani Sabine, et Gavard-Perret Marie-Laure (2010), « Prévention du risque d’obésité chez les adolescents : Identification de facteurs d’efficacité des messages », Rapport Final, Fondation Wyeth pour la Santé de L’Enfant et de l’Adolescent
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Est-ce l’impact – avec 3 ans d’avance – de sa nomination comme « capitale européenne de la culture » ? Marseille est devenue la 13ème ville du monde, et la première en France, à être pixellisée par le collectif allemand eBoy. Une actualité qui nous donne l’occasion de revenir sur l’association des entreprises à leur territoire.

Le collectif eBoy a déjà travaillé directement pour de nombreuses marques, média et agences, si l’on en croit leur liste de références, à faire pâlir d’envie n’importe quel prestataire de services (cf. leur  blog : Adidas, Coca-Cola, Google, The New York Times, Saatchi…). Mais on notera  aussi que de nombreuses marques apparaissent sur leurs représentations des villes, et on peut imaginer qu’elles figurent parmi les mécènes à l’origine de la commande (cf. la rubrique « nos partenaires »).

eboy Marseille

Penchons nous maintenant sur leur représentation de Marseille : on y voit clairement les marques Haribo, Avenir Telecom et CIC, plus subtilement CMA CGM à travers la tour signé Zaha Hadid (maintenant indissociable du skyline phocéen). Si la présence des deux premières paraît naturelle, celle du CIC est plus étonnante : Haribo est historiquement implantée à Marseille et Avenir Telecom est l’une des entreprises phares de la ville. Pour le CIC, la marque n’a pas de lien fort avec le territoire et l’action ne semble pas dépasser le stade de la communication opportuniste. Le CIC a intégré la Lyonnaise de Banque qui avait elle-même racheté la banque Bonasse, une banque marseillaise, donc pourquoi pas ? Mais le rachat par la Lyonnaise date de 1996, et l’ensemble a été renommé CIC Lyonnaise de Banque en 2009, avec le siège à Lyon. Dans ce cas, on se demande bien pourquoi la banque a soutenu cette affiche… Et où sont donc la Société Marseillaise de Crédit ou la Banque Martin Maurel ?

Pourquoi ce débat ? Certains se demandent si l’on peut considérer une marque/entreprise comme l’emblème d’une ville au même titre qu’un bâtiment ou qu’un club de sport. Tout est question de pertinence …

Il y a d’abord des territoires très fortement associés à leurs entreprises : Peut-on représenter Clermont-Ferrand sans Michelin ? Ou le département du Nord sans Auchan ? Dans ce cas, la présence de l’entreprise est indiscutable, son absence même difficile à expliquer, c’est le cas de CMA CGM qui n’a pas besoin d’afficher son nom. Est légitime aussi la marque déjà très présente et qui souhaite renforcer son attachement au territoire. Ainsi Haribo dans le cas marseillais. Surtout si la démarche s’inscrit dans un plan d’actions plus large en direction de ce territoire. Pour ce qui est du CIC, sa présence relève plus de l’intention que de l’histoire… Ceci dit, si un coup de comm’ ne remplace pas la cohérence de la stratégie, ca permet parfois d’être cité dans un billet ;-)

Fabien Pecot

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Un coup  clin d’oeil émanant d’une agence de comm mais, a l’évidence, un bon message pour nos clients des agences de relations publiques ;-)

expert court from the brain compagnie on Vimeo.

Bizarre, le lancement d’une campagne de pub télé en faveur de la pub télé…  A initiative du SNPTV,  saluons cet intéressant exercice de narcissisme qui consiste a s’auto-promouvoir en se décernant des lauriers à l’unanimité  de la profession.

L’intitulé de la campagne,  « Et vous, la publicité TV, vous en pensez quoi », laissait espérer qu’on donnerait la parole aux téléspectateurs, mais voila, ce montage d’extraits de pub en faveur de la pub n’annonce qu’une couleur : « Les téléspectateurs aiment la pub télé » (sic). Point. Pas l’ombre d’un questionnement, d’un témoignage ou encore moins d’une remarque critique. Pas trace d’une preuve, d’un résultat d’enquête, d’un taux de satisfaction. De la pub quoi.

Dommage que le SNPTV n’ait pas jugé bon de tabler sur le discours argumenté via les relations média. Dans les faits, cette campagne directement inspirée du talent créatif des afficheurs de parkings – Vous avez sans doute déjà vu ces 4X3 de de centres commercieaux proclamant « Votre pub ici »  – ne convaincra pas sans doute grand monde mais, au moins, elle occupera de l’espace. D’ailleurs, au-delà des enjeux d’image pour la profession, se pourrait-il que  la multi-diffusion des spots vise aussi a masquer la maigreur des écrans de la rentrée ? Non, c’est pas possible …

François Ramaget

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Décembre est la saison des vœux et des bilans de fin d ‘année, et de la distribution rituelle des trophées aux professionnels de la communication. Télescopage d’awards ces jours-ci avec la publication, chez nous, du palmarès des « agences de l’année », simultanément aux PR people awards – décernés aux Etats Unis par PR News.

Sans revenir sur le détail des palmarès, il est intéressant de noter que nos décideurs désignent les enseignes les plus méritantes, là nos confrères américains élisent des personnalités exemplaires… L’approche des agences de l’année » conduit ainsi immanquablement nos experts à récompenser l’oligopole des grands groupes cotés  en lui décernant plus de la moitié des trophées mis en jeu, dans les catégories ouvertes, et ne laisser que les miettes aux indépendants. (Bravo d’ailleurs a l’agence Elan qui l’emporte dans la catégorie Relations Publiques;-). L’approche US,  qui privilégie systématiquement la performance de l’individu sans tenir compte de la stature de son entreprise, nous semble mieux adaptée à une profession fondée sur les talents.

agences de l'annee

Soulignons ainsi le trophée de « PR blogger of the year » décerné a Brian Solis, dirigeant de Future Works et infatigable commentateur de l’actualité des médias sociaux au travers de son célèbre blog PR 2.0. Et souhaitons qu’ici, le métier de la communication s’ouvre davantage à la reconnaissance des personnes plutôt qu’a celle de leurs employeurs du CAC  ou du NYSE.

François Ramaget