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	<title>Commentaires sur : Chœur antique et opinion publique</title>
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		<title>Par : Clémentine</title>
		<link>http://www.gootenberg.fr/choeur-antique-et-opinion-publique/#comment-22</link>
		<dc:creator>Clémentine</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Sep 2009 15:35:48 +0000</pubDate>
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		<description>« relayer sans médiation »… c&#039;est un peu contradictoire ! le principe du relais n’est-il pas justement d’établir une transition, entre un lieu ou une personne de départ, et un lieu ou une personne d’arrivée ? D&#039;après moi, le web 2.0 n&#039;a rien de direct. C&#039;est un intermédiaire, qui met en contact les individus, et leur ouvre un espace d’interactivité « neutre ».

On pourrait rapprocher cette idée du concept d&#039;&quot;espace public&quot; de J. Habermas. D&#039;après lui, la vie &quot;politique&quot;, ou &quot;publique&quot;, s’exerce dans les « champs de liberté » partagés par tous : les lieux de circulation et d&#039;expression physiques aussi bien qu&#039;immatériels. Dans ce sens, le web 2.0 ne représenterait pas le choeur antique ni l&#039;opinion publique, mais plutôt sa liberté d&#039;expression. Le web n&#039;a pas de but en soi. Ce sont les choreutes / internautes, derrière leurs masques / pseudos, qui le transforment en moyen d&#039;influence.

La question reste ouverte : qui incarne alors le personnage de l’Opinion publique, le petit « deus ex machina » de l’opéra d’Offenbach ? Ces fameux « bloggers influents », cette entité virtuelle qui peut surgir à tout moment, et qui fait figure d’autorité auprès des consommateurs ? Ou plutôt les « class-actions », ces regroupements de citoyens armés de réels pouvoirs juridiques, et représentatifs d’une opinion partagée ?

Voir à ce sujet l’article « Class actions, associations, internet : quel pouvoir au consommateur ? », de la revue Consommations &amp; Sociétés (mars 2009) www.argonautes.fr/.webloc</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>« relayer sans médiation »… c&#8217;est un peu contradictoire ! le principe du relais n’est-il pas justement d’établir une transition, entre un lieu ou une personne de départ, et un lieu ou une personne d’arrivée ? D&#8217;après moi, le web 2.0 n&#8217;a rien de direct. C&#8217;est un intermédiaire, qui met en contact les individus, et leur ouvre un espace d’interactivité « neutre ».</p>
<p>On pourrait rapprocher cette idée du concept d&#8217;&nbsp;&raquo;espace public&nbsp;&raquo; de J. Habermas. D&#8217;après lui, la vie &laquo;&nbsp;politique&nbsp;&raquo;, ou &laquo;&nbsp;publique&nbsp;&raquo;, s’exerce dans les « champs de liberté » partagés par tous : les lieux de circulation et d&#8217;expression physiques aussi bien qu&#8217;immatériels. Dans ce sens, le web 2.0 ne représenterait pas le choeur antique ni l&#8217;opinion publique, mais plutôt sa liberté d&#8217;expression. Le web n&#8217;a pas de but en soi. Ce sont les choreutes / internautes, derrière leurs masques / pseudos, qui le transforment en moyen d&#8217;influence.</p>
<p>La question reste ouverte : qui incarne alors le personnage de l’Opinion publique, le petit « deus ex machina » de l’opéra d’Offenbach ? Ces fameux « bloggers influents », cette entité virtuelle qui peut surgir à tout moment, et qui fait figure d’autorité auprès des consommateurs ? Ou plutôt les « class-actions », ces regroupements de citoyens armés de réels pouvoirs juridiques, et représentatifs d’une opinion partagée ?</p>
<p>Voir à ce sujet l’article « Class actions, associations, internet : quel pouvoir au consommateur ? », de la revue Consommations &amp; Sociétés (mars 2009) <a href="http://www.argonautes.fr/.webloc" rel="nofollow">http://www.argonautes.fr/.webloc</a></p>
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