? gootenberg.fr, le blog Communication Corporate et e-reputation

Gootenberg est spécialiste de la communication Corporate : nous aidons l’entreprise à communiquer sur l’ensemble de ses dimensions – techniques, économiques et sociales. Au-delà de l’information sur leurs produits et services, les organisations doivent aujourd’hui rendre compte de leur vision et de leurs valeurs. Pourquoi ?

Parce que l’opinion publique demande à savoir ce qu’il se passe – ou se cache – derrière les étiquettes. Et parce que la prise de parole participe à l’affirmation de la différence compétitive, l’entreprise ne peut plus se contenter de faire son métier sans rien en dire. Performance financière, stratégie marketing et politique sociale, règles de gouvernance et initiatives green comptent aujourd’hui parmi les composantes obligées d’une communication convaincante. La communication corporate permet de valoriser la démarche de l’entreprise sans la réduire au marketing, de rassurer et séduire les parties prenantes, de protéger la réputation de l’entreprise en situation de crise. Elle n’est, en somme, qu’une communication en phase avec les exigences de l’époque.

Notre blog www.gootenberg.fr vous fera partager nos expériences. Si vous souhaitez en savoir plus, nous serions ravis de discuter avec vous. Dans l’immédiat, n’hésitez surtout pas à commenter nos points de vue : la communication se construit toujours sur l’échange.

 

 

Depuis quelques années le graffiti a le vent en poupe : expositions dédiées au grand Palais et à la Fondation Cartier, collaboration de graffeurs avec des marques de renom telles qu’Agnès b, Louis Vuitton ou Hermès, prix qui explosent sur le marché de l’art…

On est bien loin des premiers graffs sur les rames de métro à New-York dans les années 70. Le graff est sorti de la rue, du « ghetto » pour s’embourgeoiser dans les galeries en vue, même si parallèlement il continue à pulluler dans les recoins les plus improbables de nos villes pour notre plus grand bonheur (/malheur ?).

Vient s’ajouter à cela une nouvelle tendance : le cyber graffiti, où le vandalisme légal encouragé.

Il y a un mois c’était Reporters Sans Frontières qui, à l’occasion de la journée mondiale contre la cyber censure, lançait leur site internet Cyber Tag permettant de taguer virtuellement les ambassades des pays ennemis d’internet à travers le monde.

Cette opération semble inspirer, puisque deux jeunes étudiants concourant aux Futurs Lions d’or 2012 à Cannes viennent de révéler leur projet pour la marque Absolut. Les deux graines de talent proposent une opération de « street art » en partenariat avec Google Street view. Celle-ci consisterait à permettre aux mobinautes de graffiter le paysage urbain sur street view à travers une application mobile, de partager leur création sur les réseaux sociaux et même de recevoir une bouteille unique customisée avec leur œuvre. Une très jolie opération qui séduira peut-être la marque.

Contestation pour les uns, art pour les autres, le cyber graff suit donc les traces de son tangible ancêtre, et qui sait, peut-être d’ici peu retrouvera-t-on des cyber tag Anonymous sur les sites internet du FBI et d’Hadopi !

Julie

 

Nos marques préférées ont cet effet-là, on ne peut pas l’expliquer mais elles nous rappellent notre enfance, nos moments passés avec ceux qu’on aime …

Pour moi, par exemple le Nutella rappelle les petits déjeuners du dimanche matin pendant les vacances d’été, les bonbons Haribo me rappellent mes premières sorties au ciné avec mes copines et le chewing-gum Hollywood les premières bulles que j’ai réussi à faire (en m’en collant partout, même dans les cheveux pour le plus grand plaisir de ma maman …)

On ne peut pas passer à côté, les marques que l’on aime, celles que nous connaissons depuis longtemps et avec qui nous avons grandi, ont cet effet-là sur nous.
Pensez à vos « madeleines de Proust » et je suis certaine que parmi celles-ci une ou plusieurs marques arriveront dans votre top 5.

Les marques l’ont bien compris et nombreuses sont celles qui misent là-dessus dans leur communication.

Prenons l’exemple d’Hollywood et de sa dernière campagne de publicité à l’occasion de ses 60 ans.

La marque, à l’occasion de son soixantième anniversaire, nous propose une compilation de ses plus grandes campagnes publicitaires audiovisuelles depuis 1985.
Je me souviens particulièrement de celle de 1999, la période des premiers chewing-gums pour moi, ou la statue de la Liberté mâche un chewing-gum, envoie valser sa petite culotte et plonge en plein Manhattan sous les yeux ébahis des New-Yorkais.

Et bien cette publicité m’a rappelée mes première bulles et elle m’a immédiatement donné envie de courir au Monop’ du coin pour retrouver le plaisir de buller !

Mais pourquoi les marques peuvent-elles provoquer ce type de réaction ? Une étude réalisée par Martin Reinman et ses collègues de l’Université de Californie analyse le phénomène. Ils ont étudié les réactions physiques de consommateurs aux marques en mesurant leur excitation émotionnelle avec des capteurs électriques placés sur les paumes des mains : les marques qui sont connues depuis peu provoquent chez les sujets une augmentation de la sudation témoignant d’un état d’excitation et de plaisir. Mais celles qu’ils connaissent de longue date activent chez les consommateurs une zone cérébrale appelée insula liée à la perception des sensations et des émotions très profondes comme l’attachement amoureux et l’addiction à la drogue :

« Ils en déduisent que les marques commencent par nous exciter, avant de s’intégrer au soi autobiographique, tel un partenaire amoureux dans une relation qui s’inscrit dans la durée. »[1]

Nous serions donc en quelque sorte tous ‘’amoureux’’ des marques que nous apprécions depuis longtemps. Elles possèdent donc de réels atouts pour garder notre affection, mais attention au danger : nous les aimons parfois très fort, mais si jamais elles devaient nous décevoir, comme dans un couple, nous pourrions être prêts à rompre…

 

Deborah

 

Après avoir obtenu les plus belles récompenses en France et en Europe, ‘’The Artist’’ vient d’obtenir la consécration suprême Outre-Atlantique : l’Oscar du Meilleur Film.

L’histoire commence en septembre 2011 lorsque le film est présenté pour la première fois au jury  du Festival de Toronto. A partir de cette première apparition publique, le réalisateur et ses acteurs prennent d’assaut les médias américains. De la presse traditionnelle au Talk Show d’Ellen De Generes et de Jay Leno sur NBC en passant  par le web… tous les projecteurs et caméras se braquent sur l’équipe du film muet.

Le film disruptif de Michel Hazanavicius a su séduire par son côté inattendu, le talent de ses acteurs ainsi que la beauté de ses décors. Mais il faut avant tout reconnaître que la  campagne médiatique menée d’une main de fer par Harvey Weinstein, producteur et distributeur américain du film, a été décisive.

En effet, promouvoir un film muet et qui plus est en noir & blanc, porté par une équipe inconnue aux Etats-Unis, s’avérait être un vrai défi. Le lobbying intensif mené par Weinstein, connu aux US pour avoir produit Inglorious Basterds ou encore Gangs of New York, ainsi que la campagne médiatique étalée sur 6 mois ont largement contribué à faire émerger ce film pourtant si silencieux… Affiches promotionnelles du film dans la presse cinéma américaine, ou placardées sur les murs des grandes villes, interviews sur les plateaux des JT et Talk Shows les plus célèbres, sortie en fanfare de toute l’équipe (et du chien) lors des cérémonies : rien ne semble avoir été laissé au hasard.

Un grand sacrifice a également été demandé aux acteurs principaux du film qui ont dû accepter de mettre leur vie entre parenthèses pour quelques mois afin de consacrer une grande partie de leur temps à la promotion du film, avec l’interdiction de tourner un autre long métrage durant cette période.Jean Dujardin peut en témoigner qui, faute d’avoir suffisamment travaillé son anglais sur les bancs de l’école, a été forcé de prendre quelques cours de rattrapage pour palier ses lacunes lors des interviews !Ou encore, Alexandra Lamy qui a du également donner de sa personne pour coller au rôle parfait de ’’la femme fatale de’’, relookée de la tête aux pieds par la célèbre styliste Frédérique Lopez.Et, pour s’attirer les voix du lobby latino-américain, Bérénice Bejo, elle, n’a cessé de clamer son amour pour l’Argentine, son pays d’origine!

Véritable hommage au cinéma Hollywoodien, ‘’The Artist’’ prouve qu’avec un bon produit, une communication savamment menée et une équipe ‘’media-trainée’’, la notoriété monte en flèche et qu’elle peut transformer un film français en une véritable success story planétaire.

Deborah

Étonnante campagne de publicité que celle lancée par l’agence WeAreReputation, nouvelle venue sur le marché de l’e-reputation : Pour marquer son lancement, elle a imaginé de s’afficher en 4X3 dans le métro, un espace de communication grand public, traditionnellement dévolu aux opérateurs télécom, aux grands magasins et aux pièces de boulevard …

Alors qu’on supposait le marché strictement B to B, cette campagne signifierait-elle que l’offre WeAreReputation – un mix de veille et d’actions légales et en ligne – concerne désormais tous les porteurs de carte orange ? Ce choix de l’affichage marque-t-il l’avènement du digital pour tous ? Chaque ménagère doit-elle aujourd’hui se préoccuper du buzz provoqué par ses posts sur les blogs de ses copines  …? C’est sans doute la vision, très novatrice, du groupe Blackdivine, propriétaire de WeAreReputation.

Mais Blackdivine, qui est aussi l’éditeur du site de rencontres extraconjugales Gleeden, ne vient-il pas aussi d’inventer un marketing du 3ème type ? L’offre du groupe couvre en effet le spectre complet des situations de la vie 2.0: Avec Gleeden et WAR, on pourrait ainsi tromper sa moitié sur les réseaux sociaux et en nettoyer toute trace via une agence spécialisée… C’est ce que le site Blackdivine semble revendiquer avec une plateforme telle que « our brands interact to create a better experience for our customers »… Vendre à la fois le poison et l’antidote, voilà qui est très fort. Mais l’époque est-elle mûre pour ce pragmatisme « technology enabled » ? L’e-reputation va-t-elle prendre le train du succès ou bien restera-t-elle à quai ? Time will tell.

François

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Savez vous quelle est la marque nationale qui attire le plus de fans sur Facebook ? Sans doute pensez vous Danone, Orangina, Renault, Free – ou Orange  … ?  Mais, non, c’est Oasis, la bonne vieille marque de jus de fruits, relookée par les créatifs de l’agence Marcel (Publicis). Selon les dernières données du site socialbakers, Oasis cumule plus de 2 millions de fans, là où les Chupa Chups, Danette et Haribo plafonnent en dessous de leur premier million. La « Oasis fun page » arrive immédiatement après celles de Lacoste, Dior et Vuitton qui regroupent, pour leur part, bien au-delà des fans français, en tant que pages mondiales de sociétés basées en France.

Chapeau donc pour la marque de jus de fruits dont la présence sociale est dopée par l’interactivité, l’humour et la réactivité de ses campagnes. Dernière innovation pour séduire ses fans, Oasis propose d’élire, parmi trois choix, le prochain spot de pub de la marque, introduisant Wonder Papaye, le nouveau personnage de la saga – et le nouveau fruit de la gamme. Et chaque votant bénéficie d’un nombre de voix égal à son score Klout, une façon élégante de privilégier les influenceurs du web ;-)

Ainsi, au-delà de la tonalité gentiment  provoc’ de ses campagnes, Oasis démontre une fois de plus qu’une stratégie sociale judicieuse (jus-dicieuse;-) se base simplement sur la création de contenus au service de la connivence.

 

François

 

 

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Google nespressoDure vie que celle d’une multinationale suisse : après le raid de Greenpeace contre sa barre chocolatée kit-kat, c’est au tour de Solidar, une ONG luttant pour « les droits fondamentaux et de meilleures conditions de vie et de travail », de s’en prendre encore à Nestlé au travers de sa marque Nespresso. La tactique de Solidar (film viral parodique, pétition en ligne, relais Facebook) est assez similaire à celle de Greenpeace qui, en mars 2010, avait totalement pris de court le géant de l’agro-alimentaire. Le reproche de Solidar concerne cette fois-ci les conditions de production du café, jugées non équitable selon les standards de l’ONG.

Sans se prononcer sur le fond – Nespresso défendant la qualité de ses propres labels face aux exigences sociales de Solidar – on constate cependant que Nestlé a beaucoup appris depuis ses déboires avec Greenpeace : Lors de l’affaire Kit-kat, la lenteur de sa réaction (diffusée par voie de communiqué de presse) et les pressions maladroites exercées sur YouTube (pour faire retirer la vidéo accusatrice), avaient fait les gorges chaudes de tous les observateurs 2.0.

Aujourd’hui, la stratégie de riposte de Nestlé s’est singulièrement améliorée : Si le spot de Solidar est toujours visible sur Youtube, l’argumentaire filmé de Nespresso a été très vite mis en ligne sur la même plateforme. L’ensemble des réponses aux accusations a été publié sur le site Nespresso alors même que s’engageait le dialogue direct avec les représentants de l’ONG. La marque s’est même payé le luxe d’acheter de l’espace publicitaire sur Google pour s’assurer de la visibilité de sa réponse.

unilAu final, il est difficile de tirer un bilan de ce nouvel épisode de la guérilla 2.0 opposant les associations militantes aux grands industriels. Mais Nespresso semble s’en être bien tiré : Elle possède des arguments solides et la caution de Rainforest Alliance. Les médias ont relayé sa posture d’ouverture et, à la lecture du rapport source des attaques de Solidar (Université de Lausanne, dont est extrait le tableau ci dessus), on pourrait même avoir l’impression que la marque a été prise en otage dans une querelle de labels décernés par des ONG de diverses obédiences… Et, si Solidar, lancée en avril 2011, avait cherché à doper sa notoriété, s’y serait-elle prise autrement ?

François Ramaget

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Angestellter auf Laptop eingeschlafenFacebook compte 750 millions de membres mais le réseau social dominant commencerait de lasser ses utilisateurs de la première heure : Selon le Figaro, la crainte pour la confidentialité de ses données, l’irruption de Google + et lassitude des plus jeunes traceraient pour Facebook les contours d’un scénario à la Second life ou MySpace. La valorisation de ces puissantes communautés du début du millénaire a fait pschitt  alors qu’elles ne rassemblent plus aujourd’hui qu’une poignée de fans rétrogrades…

Mais, dans le même temps, le Monoprix de votre quartier emboîte la tendance sociale en incitant ses clientes à déclarer leur amour pour la marque sur sa page Facebook. Elles y trouveront des sondages, des conseils culinaires et des photos de leur voisine en T-shirt à 7,90. Ces mêmes mères de famille auront aussi accès, sur la page idées et recettes de Carrefour, à toute une sélection de menus. Et, sur ce même réseau, BNP leur offre des places de cinéma alors que son concurrent ING les incitera au parrainage de leurs amis. Rien de bien excitant, j’en conviens, mais une profusion d’initiatives prises par les acteurs de la distribution et la banque, des industries – au combien – réalistes : Si les poids lourds commencent d’investir sur les média sociaux,  c’est qu’ils s’imposent par leur efficacité sur l’opinion. Une tendance lourde, corroborée par ces agences de nouvelle génération, qui vendent des amis à 25 euros le paquet de 500, à 36 cents la douzaine, ou bien – encore plus simple – de faux profils à la demande…

Ainsi, plutôt qu’au déclin des médias sociaux, n’assisterait-on pas plutôt à leur banalisation ? Quand les early adopters postaient des photos de beuveries collégiennes, les consommatrices viennent désormais y chercher la recette des escargots au chocolat : A l’audience addict des premiers temps succède ainsi un trafic de gens ordinaires. Facebook n’est sans doute plus le média de transgression générationnelle de ses débuts mais il prend le virage du mass market. Parions dès lors qu’il est encore loin d’être enterré.

François Ramaget

“Events, dear boy. Events” opined Harold McMillan when asked what is most likely to blow governments off course. For someone who has played a substantive role in shaping the global news agenda and knowing more than anyone about how the unpredictable becomes the unmanageable, Rupert Murdoch has played a pretty poor game in dealing with the events of the last fortnight.

The Guardian’s story alleging that News of the World journalists hacked into the voicemail of missing 13-year-old Milly Dowler and had deleted voicemail messages was the trigger point for the tsunami of opprobrium which rightly rained down first on NoTW, then News International and subsequently News Corporation. From high and mightly news media mogul to the ‘humble’, shaving-foam smeared old man mumbling on global television.  Events, dear boy.

But in communication terms, what should we make of News Corp’s reaction?

Strategically and strangely inept on the whole. While dramatic, the closure of the NoTW simply looked like a tactic to preserve News Corp’s long-running bid for the 61% of BSkyB that it doesn’t already own. It also beggared belief that Rebekah Brooks, who has editor of the NoTW when Milly Dowler’s phone was hacked, had not resigned. If, as reported, her resignation was offered but rejected, then Rupert Murdoch has only himself to blame.

History is already judging Murdoch Senior’s ill-advised comment that saving Brooks was his number one priority. Throwaway line or serious assessment of his priorities, Murdoch’s comment looks increasingly like his Gerald Ratner moment – crass, offensive and highly damaging. Not just when you balance the fate of one woman against that of hundreds, not to mention a 150 year old newspaper, but also in what it shows about the attitude of the sender.  Just like Mrs Thatcher’s other favourite industrialist, Sir Jeffrey Sterling – who famously returned from holidaying in the Caribbean to address media after the Townsend Thoresen disaster still wearing his Bermuda shorts – Rupert Murdoch arrived palpably out of touch with British emotion.

This only emphasises how News Corporation’s response has been characterised by naivety. The company didn’t appear to grasp the rapid change in sentiment towards the family and the company; they didn’t grasp that fast-moving media-driven events generate a life of their own; and, most astonishingly, they didn’t seem to recognise that long-held hostilities toward the Murdochs would be used to give the story a (frequently unjustified) life of its own.

Given Rupert Murdoch and many of the people who work for him wrote the book on much that is now coming home to haunt him, this is doubly bizarre. The Murdoch’s have made billions of dollars by either creating or exploiting a media feeding frenzy and yet they appear not to have seen this coming.  Inexcusable.

The cowboy that swaggered into London last weekend has been replaced by the penitent who visited the parents of Milly Dowler, head in hands apparently, and ‘umbled ‘imself before the mighty Home Affaris Select Committee. The change in strategy by News Corp, including full-page adverts in newspapers throughout last week, was though, too late. Apologies and more apologies – but the NoTW and News Corp have set a ball rolling now that they have lost the power to stop.

And more than that.  The myth of invincibility has gone. Like any brand, much of what people believed about News Corp was in the legend. The power, the influence.  Up in smoke.  Now we drag them to give testimony before people they would have laughed at before.  And we can.  And they did.

News Corp will be praying for another news story to knock this one of the top of the new agenda – as the world’s top media executives they will understand that news is relative.  And, unlike most brands in trouble, they have the power to try to find one, and run it.

But the lesson is that brands are fragile, even those that we think are the most powerful.  Something small and local blew up in the face of Mr Murdoch Snr and his entourage, and, believing their own hype, they let it spiral out of control.  The cost was huge, even in the short term, with the loss of the Sky TV deal.  Long-term who knows what it might mean.  The old man brushed off the shaving foam; he won’t brush off the consequences of under-estimating a crisis so easily.

James Hunt and Toby Nicol

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NABA la différence de la fameuse campagne « best job in the world », nos médias tricolores ont fait peu cas de la victoire de la National Australian Bank, dans la catégorie PR lors des « Cannes Lions », le festival mondial des techniques de communication.

Bof, encore des Australiens, direz-vous, et en plus une banque, un secteur qui nous a, hélas, largement habitués à la grisaille de l’uniformité…. Oui, mais cette campagne se distingue par le brio de sa mécanique et l’audace de ses fondamentaux. Un pur bijou de tactique qui mériterait d’être cité en exemple dans les cours de communication.

De quoi s’agit-il ? Une banque australienne se démarque de sa concurrence par une campagne de guérilla PR. Un tweet lance l’affaire, évoquant « une décision difficile à prendre et qui va sûrement heurter quelqu’un … », un tweet qui ressemble à l’erreur d’un junior confondant son fil Tweeter personnel avec celui la banque. Puis l’annonce – sérieuse – par NAB de payer les frais de remboursement anticipés d’emprunt à tout client quittant l’un de ses concurrents pour la rejoindre met le feu aux poudres … La campagne joue alors avec les codes de la rupture. Une lettre de rupture de NAB à ses confrères est publiée le jour de la St Valentin dans les grands quotidiens et une série de films viraux mettent en scène le dépit mesquin des banquiers trahis par la NAB. Grand moment d’humour noir, un pianiste de la NAB vient même bramer de déchirantes chansons de séparation amoureuse sous les fenêtres de la concurrence…  Succès. Plus de 4 M€ d’espace éditorial consacré à l’affaire, plus de 100 000 visiteurs jour sur le blog du « Break up » et +80% de demandes de prêts immobiliers …

Cette mécanique astucieuse illustre parfaitement ce que sont les relations publiques (publics durait le Syntec…) aujourd’hui: un assemblage pertinent de réseaux sociaux, achat d’espace, relations presse, vidéos et street marketing remarquablement exécuté. Selon la nouvelle nomenclature en vogue, un mix de « paid, earned and shared media » – média acheté, gagné et partagé – qui a permis à la NAB de faire passer ses messages avec une crédibilité bien supérieure à n’importe quelle campagne de pub.

Mais il est aussi essentiel de souligner le courage de la NAB de s’attaquer nommément à ses compétiteurs. La campagne a magnifiquement mis en musique la démarche disruptive, mais elle n’aurait pu exister sans l’audace marketing de la banque. Imagine-t-on ici l’une de nos grandes banques, la Générale, le Lyonnais, le Crédit Agricole ou la BNP, déclarer publiquement sa rupture avec ses pairs? Voire un distributeur proposer une vraie publicité comparative ? … On aimerait bien mais nous ne sommes pas en Australie.

Oui, cette campagne nous fait plaisir car elle démontre que les RP peuvent transformer en triomphe commercial la pertinence d’un positionnement. Mais, n’en déplaise aux entreprises qui pensent que la comm seule peut transmuter en or la banalité de leurs promesses, les relations publiques ne peuvent jouer leur partition qu’avec un marketing talentueux dans le rôle du chef d’orchestre.

François Ramaget

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Bottle with ship inside lying on the beach. Conceptual imageL’écrasante domination de Google sur le marché français de la recherche web peut-elle être écornée par les efforts de Bing, le bébé de Microsoft ? A l’occasion du lancement français de sa version définitive, Les Echos ont salué la brassée de partenariats noués par Bing dans l’hexagone pour contrer la Googlemania des internautes français (91,5% de part de marché): Pages jaunes, Bibliothèque Nationale, GIE e-Presse …  Bing va proposer des contenus nationaux dans le strict respect des ayant-droits. Cette brusque poussée de citoyenneté de la part du challenger suffira-t-elle à le tirer de sa marginalité ?

Attardons-nous un instant sur la promesse de Bing envers la presse. Le GIE e-Presse, Alliance de 8 titres engagés dans la valorisation de leurs contenus sur le web, est certes heureux de pouvoir toucher « une partie des revenus publicitaires générés sur Bing sur les requêtes d’actualité », contrairement à la pratique de Google – qui partage les contenus mais garde les recettes…  Cela signifie-t-il pour autant que leurs contenus seront bloqués aux utilisateurs de Google ? Et l’internaute – surtout – aura-t-il envie de recourir à un moteur vertueux ? L’éthique de l’industriel peut-elle vraiment influer sur le choix d’un moteur de recherche ?

Si l’on se réfère à l’exemple de la musique, il n’est pas certain que les offres légales aient plus d’attractivité que les offres grises des sites de peer-to-peer. Force est d’observer que le respect des auteurs ne pèse pas grand-chose dans le choix des utilisateurs. Dans le cas des moteurs, la juste rétribution des médias fera-t-elle préférer la rubrique « Actualités » de Bing à celle de Google ? Sa politique de respect du copyright évitera-t-elle à Bing de faire pschitt ? On aimerait bien, mais on reste sceptique …

Fondamentalement, la création de valeur, et son maintien, se posent de façon aigüe, pour tous les créateurs de contenus, dans l’économie digitale. Ainsi cette question sera-t-elle au cœur du prochain « Sommet mondial du droit d’auteur », dont la tag line « Create – Connect – Respect » résume le dialogue compliqué que doivent nouer créateurs, industriels et consommateurs pour un marché numérique harmonieux. Un triangle tumultueux où la voix des créateurs peine à se faire entendre face à la puissance des diffuseurs et à l’indifférence d’une large fraction du public.

Bing pourrait-il permettre une remise en cause des modèles en vigueur ? On peut en douter quand  on constate, par exemple, que les médias traditionnels sont la source – gracieuse – de 72% des contenus les plus retweetés ou qu’un artiste ne récupère que 9 cents pour un titre vendu 1 dollar sur iTunes : Le contenu gratuit emporte largement les faveurs du public, le contenu payant profite surtout aux diffuseurs et la fréquentation du web repose donc largement sur des contenus que personne ne veut rémunérer… Pourrait-on ainsi s‘acheminer vers un marché qui asphyxie toute production originale?

Le cas n’est pas sans rappeler celui des produit de grande consommation, où ni la grande distribution ni les consommateurs ne veulent supporter le coût des matières premières … Le marché s’est ainsi vu doté d’une «  loi de modernisation de l’économie » afin d’encadrer les divergences entre les parties. Les pouvoirs publics sont intervenu pour calmer les tensions sur l’alimentaire, ils pourraient le faire aussi bien pour la survie des produits culturels.

Non, vous ne pensez pas ? Vous estimez que les news ne sont pas comparables aux fruits et légumes – et que l’intelligence de l’internaute suffira à équilibrer les rapports de force. Alors, sans doute, vous avez abandonné Google pour Bing depuis l’annonce de sa version française, c’est bien çà ?

François Ramaget

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