? gootenberg.fr, le blog Communication Corporate et e-reputation

Avant le web, gérer sa réputation était un exercice plutôt simple. Mailings et publicités permettaient à l’entreprise de diffuser facilement ses messages vers ses cibles commerciales. Quelques communiqués « prière d’insérer » adressés aux médias, et le tour était joué. Pour résumer le dogme de cette communication à gros sabots, un publicitaire aimait à enseigner que « la répétition fait la réputation » … Et puis le web est arrivé. Il a sonné l’avènement des commentateurs et des contradicteurs, des sites de consommateurs ou d’évaluation des recruteurs, de la libre expression des blogueurs et des membres de Facebook … Menace ou opportunité ? En tout cas, un champ de fabrication de l’opinion dont il faut se préoccuper. Savoir ce qu’il se dit, diffuser de l’information pertinente dans des circuits choisis, engager la conversation dans les lieux d’influence : l’entreprise doit tenir compte du virage 2.0 de son environnement.

Mais, si e-reputation et RP online sont les buzzwords de l’époque, nous ne pensons pas qu’il faille pour autant limiter son champ d’action à la toile : la majorité de l’information produite sur le web est tiré de sources médias classiques. C’est pourquoi la « Gestion de réputation » doit s’inscrire dans un cercle vertueux, qui fédère les relations avec les médias et les opérations en ligne. La personnalité de l’entreprise est un tout homogène et sa communication – online ou offline – doit la rendre lisible et attractive pour ses clients et partenaires. Développer des messages forts et des « histoires » convaincantes au travers d’actions cohérentes, là est la fonction de la gestion de réputation.
Notre blog vous fera partager nos expériences. Si vous souhaitez en savoir plus, nous serions ravis de discuter avec vous. Dans l’immédiat, n’hésitez surtout pas à commenter nos points de vue : La communication se construit toujours sur l’échange.

 

Savez vous quelle est la marque nationale qui attire le plus de fans sur Facebook ? Sans doute pensez vous Danone, Orangina, Renault, Free – ou Orange  … ?  Mais, non, c’est Oasis, la bonne vieille marque de jus de fruits, relookée par les créatifs de l’agence Marcel (Publicis). Selon les dernières données du site socialbakers, Oasis cumule plus de 2 millions de fans, là où les Chupa Chups, Danette et Haribo plafonnent en dessous de leur premier million. La « Oasis fun page » arrive immédiatement après celles de Lacoste, Dior et Vuitton qui regroupent, pour leur part, bien au-delà des fans français, en tant que pages mondiales de sociétés basées en France.

Chapeau donc pour la marque de jus de fruits dont la présence sociale est dopée par l’interactivité, l’humour et la réactivité de ses campagnes. Dernière innovation pour séduire ses fans, Oasis propose d’élire, parmi trois choix, le prochain spot de pub de la marque, introduisant Wonder Papaye, le nouveau personnage de la saga – et le nouveau fruit de la gamme. Et chaque votant bénéficie d’un nombre de voix égal à son score Klout, une façon élégante de privilégier les influenceurs du web ;-)

Ainsi, au-delà de la tonalité gentiment  provoc’ de ses campagnes, Oasis démontre une fois de plus qu’une stratégie sociale judicieuse (jus-dicieuse;-) se base simplement sur la création de contenus au service de la connivence.

 

François

 

 

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Steve Jobs by Karl Lagerfeld

LeWeb’ 11, le rendez-vous des industries connectées, même s’il est moqué gentiment par Libé, est une incontestable réussite : plus de 3000 participants ont accepté de braver les intempéries – et la circulation dantesque de la banlieue nord – pour entendre les gourous du net prédire le futur de la civilisation numérique. Smartphone avec reconnaissance faciale de Google, voiture connectée de Renault, nouveau réseau social semi-privé du créateur de Facebook Connect, etc. les démos et les annonces décrivent un monde en cours de digitalisation accélérée, où les applications embarquées sur tablettes et écrans facilitent nos échanges sociaux et nous dispensent des gestes fastidieux d’avant l’invention du html. Mais, alors que le prix d’entrée de l’événement le réserve à l’élite des professionnels, le plus surprenant n’est-il pas que l’ensemble des présentations de LeWeb’ soient retransmises en direct sur internet ? Non pas que l’information délivrée n’ait pas suffisamment d’intérêt pour être réservée à ses seuls visiteurs. Mais sans doute parce que les contacts face à face, au long des allées et des buffets du salon, constituent la vraie valeur ajoutée de l’événement. Sur LeWeb ‘ comme ailleurs, il semblerait bien que le meilleur « Social network » demeure la file d’attente d’un Nespresso bar ;-)

François

 

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Google nespressoDure vie que celle d’une multinationale suisse : après le raid de Greenpeace contre sa barre chocolatée kit-kat, c’est au tour de Solidar, une ONG luttant pour « les droits fondamentaux et de meilleures conditions de vie et de travail », de s’en prendre encore à Nestlé au travers de sa marque Nespresso. La tactique de Solidar (film viral parodique, pétition en ligne, relais Facebook) est assez similaire à celle de Greenpeace qui, en mars 2010, avait totalement pris de court le géant de l’agro-alimentaire. Le reproche de Solidar concerne cette fois-ci les conditions de production du café, jugées non équitable selon les standards de l’ONG.

Sans se prononcer sur le fond – Nespresso défendant la qualité de ses propres labels face aux exigences sociales de Solidar – on constate cependant que Nestlé a beaucoup appris depuis ses déboires avec Greenpeace : Lors de l’affaire Kit-kat, la lenteur de sa réaction (diffusée par voie de communiqué de presse) et les pressions maladroites exercées sur YouTube (pour faire retirer la vidéo accusatrice), avaient fait les gorges chaudes de tous les observateurs 2.0.

Aujourd’hui, la stratégie de riposte de Nestlé s’est singulièrement améliorée : Si le spot de Solidar est toujours visible sur Youtube, l’argumentaire filmé de Nespresso a été très vite mis en ligne sur la même plateforme. L’ensemble des réponses aux accusations a été publié sur le site Nespresso alors même que s’engageait le dialogue direct avec les représentants de l’ONG. La marque s’est même payé le luxe d’acheter de l’espace publicitaire sur Google pour s’assurer de la visibilité de sa réponse.

unilAu final, il est difficile de tirer un bilan de ce nouvel épisode de la guérilla 2.0 opposant les associations militantes aux grands industriels. Mais Nespresso semble s’en être bien tiré : Elle possède des arguments solides et la caution de Rainforest Alliance. Les médias ont relayé sa posture d’ouverture et, à la lecture du rapport source des attaques de Solidar (Université de Lausanne, dont est extrait le tableau ci dessus), on pourrait même avoir l’impression que la marque a été prise en otage dans une querelle de labels décernés par des ONG de diverses obédiences… Et, si Solidar, lancée en avril 2011, avait cherché à doper sa notoriété, s’y serait-elle prise autrement ?

François Ramaget

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Angestellter auf Laptop eingeschlafenFacebook compte 750 millions de membres mais le réseau social dominant commencerait de lasser ses utilisateurs de la première heure : Selon le Figaro, la crainte pour la confidentialité de ses données, l’irruption de Google + et lassitude des plus jeunes traceraient pour Facebook les contours d’un scénario à la Second life ou MySpace. La valorisation de ces puissantes communautés du début du millénaire a fait pschitt  alors qu’elles ne rassemblent plus aujourd’hui qu’une poignée de fans rétrogrades…

Mais, dans le même temps, le Monoprix de votre quartier emboîte la tendance sociale en incitant ses clientes à déclarer leur amour pour la marque sur sa page Facebook. Elles y trouveront des sondages, des conseils culinaires et des photos de leur voisine en T-shirt à 7,90. Ces mêmes mères de famille auront aussi accès, sur la page idées et recettes de Carrefour, à toute une sélection de menus. Et, sur ce même réseau, BNP leur offre des places de cinéma alors que son concurrent ING les incitera au parrainage de leurs amis. Rien de bien excitant, j’en conviens, mais une profusion d’initiatives prises par les acteurs de la distribution et la banque, des industries – au combien – réalistes : Si les poids lourds commencent d’investir sur les média sociaux,  c’est qu’ils s’imposent par leur efficacité sur l’opinion. Une tendance lourde, corroborée par ces agences de nouvelle génération, qui vendent des amis à 25 euros le paquet de 500, à 36 cents la douzaine, ou bien – encore plus simple – de faux profils à la demande…

Ainsi, plutôt qu’au déclin des médias sociaux, n’assisterait-on pas plutôt à leur banalisation ? Quand les early adopters postaient des photos de beuveries collégiennes, les consommatrices viennent désormais y chercher la recette des escargots au chocolat : A l’audience addict des premiers temps succède ainsi un trafic de gens ordinaires. Facebook n’est sans doute plus le média de transgression générationnelle de ses débuts mais il prend le virage du mass market. Parions dès lors qu’il est encore loin d’être enterré.

François Ramaget

Hier, le journal du net a repris une étude IPSOS et extrait des informations sur le profil type du « twitto » moyen en France. Ma conclusion : si tu veux être jeune, urbain,  CSP+, avoir un iPhone et claquer plein de fric en soirées… ouvre un compte Twitter !

Première impression, rien n’a changé… L’utilisateur de twitter est toujours un homme, CSP+, résidant plutôt en Ile-de-France, on se fait même la réflexion suivante au bureau : « je suis sur que c’était pareil pour le téléphone portable, la télévision, et toutes les nouvelles technologies d’après-guerre ».

En creusant un peu, une chose a changé depuis mes premières recherches sur l’utilisation de Twitter, à l’époque, je m’étais basé sur les données de Google Adplanner, qui donnait les 25-44 ans comme les plus gros visiteurs du site. Cette fois-ci, on apprend que la moyenne est 15-34 et que 50% d’entre eux ont moins de 25 ans.

Sinon, trois détails ont attiré mon attention :

Deux évidences d’abord. Les accros à Twitter sont des internautes historiques : 59,9 % surfent depuis plus de 8 ans, on ne découvre pas le web2.0 avec Twitter. 81,2% des utilisateurs de Twitter se connectent à Internet via leur téléphone mobile (souvent un smartphone), on pouvait s’en douter, mais c’est capital de le rappeler : Twitter est un réseau social de la mobilité.

Mais le meilleur est rappelé dans cette phrase : « ce ne sont pas pour autant des individus dénués de vie sociale : 57,7 % d’entre eux disent qu’aller au restaurant et sortir fait partie d’un des trois postes les plus importants de leur budget ». On a enfin un chiffre pour tordre le cou à ce que l’on a tous entendu au moins une fois lorsqu’on fait son « twitting-out » dans un groupe d’amis non-initiés : « Moi je ne suis pas sur tous ces trucs, je préfère faire des choses dans la vraie vie »… FAUX !

Statistiquement, être un twitto est quand même super cool, l’étude ne dit pas s’ils ont de bonnes notes aux exams, font un meilleur café ou n’attrapent jamais de coup de soleil… mais à ce stade, si t’as pas un compte Twitter à 25 ans, d’aucuns diraient que tu n’auras pas de Rolex à 50 …

Loser

Fabien Pecot

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Mary McAleeseThe Irish Presidency race has begun, with the election due to take place in October 2011 to find somebody to replace Mary McAleese who has served two terms back to back, total of 14 years!

Independent candidates are seeking nominations and political candidates are fighting it out to get their party nominations. It’s going to be interesting to see how communications will influence the race seven years down the line since our last presidential battle.

We’re all familiar with Obama and his use of social media to rally support in many different communities during his Presidential campaign, his polished messaging and strong delivery: will all these tactics work with a disillusioned Irish electorate desperately searching for a strong, iconic, leader?

Investment in campaigns and the use of taxpayers’ money will be critical, especially for those candidates supported by parties currently in power.  In this day and age, candidates will have no choice but to engage in social media battle if they are to connect with the public. The socially savvy candidates will stand apart from those whose Tweets are being generated by hired help.  Being genuine will be important.

Blogging has started, and an initial glance at Twitter and Facebook is already an indicator of the more popular candidates:

  • Labour Party: Michael D Higgins, 2,761 followers on Twitter and 1,633 fans on Facebook
  • Fine Gael has its own social surface (5,295 followers and 5,741 fans)  and several potential candidates, whom Mairead Mc Guiness is the only one with social profiles (500 followers and 294 fans)
  • Mary Davis runs as Independant, with 413 followers and 711 fans.
  • So does Seán Gallagher, with 3,090 followers and 1,025 fans
  • Niall O’Dowd, 520 followers and 749 friends on Facebook
  • But the winner is so far David Norris and its 15,169 followers and 7,863 fans

The next few months will prove very interesting – watch this space.

Sinead O Laoire

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Les media sociaux prennent une place de plus en plus importante dans les stratégies de communication des organisations, et ils ont commencé à grignoter une part significative des budgets de certaines d’entre elles. A partir de ce moment, et dans une logique de bonne gestion des ressources, il devient normal d’interroger leur efficacité et la pertinence de leur activation. C’est du moins ainsi que l’on apprend à travailler dans les Business Schools, ESC, Management Schools de France et d’ailleurs depuis longtemps.

Nouvelle imageMais le contrôleur de gestion – éternel ennemi du communicant – se retrouve ici face à une levée de boucliers de la part des acteurs des media sociaux : ces outils sont la partie émergée d’un iceberg qui est en train de changer le monde, inutile de chercher à le mesurer avec de vieux compas ! Je vous renvoie à ce sujet aux vidéos mondialement connues sur la « Social Media Revolution » où l’on se demande si les media sociaux ne sont pas le changement le plus important depuis la Révolution Industrielle ? Alors, vu sous cet angle, à nouveau monde, nouveaux outils de mesure.

Peut-on mesurer l’impact d’une action sur les media sociaux ? Doit-on chercher à évaluer de nouveaux outils avec d’anciens indicateurs ? Faut-il calculer la valeur de tout ? Comment concilier la nature des outils et les changements de mentalité qu’ils impliquent, avec une nécessaire optimisation des ressources de l’organisation ?

On connaît la chanson…

Je  vais utiliser un parallèle auquel je crois fortement. Les professionnels des relations publiques (en agences comme en entreprise) sont confrontées à ces inquisitions ROIstes des contrôleurs de gestions et autres DAF depuis que le métier existe. Nous leur posons un problème majeur : comment quantifier et calculer le prix d’une bonne réputation ? Celui d’un article favorable ? Ou d’un appui dans telle ou telle institution ?

Mes lectures sur le calcul du ROI des media sociaux m’ont peu ou prou toujours ramené à cette question. Ce qui est une bonne chose pour les deux métiers : Relations Publique et media sociaux, ou plutôt pour LE métier, car il s’agit pour moi d’une nouvelle preuve que les « media sociaux » ne sont pas un nouveau métier mais une mutation des RP : nous sommes tous artisans de la réputation.

D’un côté, les jeunes professionnels des media sociaux peuvent se nourrir des années d’expérience des RP à tenter de justifier leur utilité pour les entreprise, et trouver ce qui leur manque à travers des études de cas à long terme : le recul (quel est le prix à payer d’une mauvaise réputation ?). De l’autre, les pros des RP peuvent profiter du pouvoir et de la considération dont jouissent les media sociaux aujourd’hui pour mettre le débat sur la table et donner du poids à leurs arguments.

2 + 2 = 4, mais tous les 4 ne se valent pas

Qu’est ce qui rend les relations publiques et les media sociaux difficiles pour un esprit formaté par excel ? A l’inverse d’autres techniques de communication comme la publicité, le marketing direct, l’achat de mots clés… nous ne sommes très efficace qu’à long terme parce que nous agissons sur la réputation, le comportement, les opinions etc… en utilisant le débat, la discussion et la persuasion.

arton667Pour filer une métaphore politique : prendre le pouvoir par les urnes nécessite un investissement de tous les jours, et de nombreux débats pour convaincre les électeurs du bien fondé de ses idées ; un coup d’état demande une mobilisation rapide et très ciblée de la force, avec le moins de discussions possibles. On peut facilement calculer l’efficacité d’un coup d’état sur un mois, alors qu’une campagne électorale peut être réussie même si elle ne débouche pas sur l’élection tout de suite. Ceci dit, à long terme, un pouvoir légitimé par les urnes devrait avoir moins de coûts pour se maintenir que son homologue putchiste qui fera face à une résistance plus forte, et restera fragile à long terme.

L’intérêt d’un travail des gestion de réputation à long terme a souvent été démontré, notamment sur ce blog. Mais faut-il pour autant abandonner toute idée d’évaluation ?

Évaluer n’est pas calculer

Confrontés à la problématique de la mesure, les agences de relations publiques, comme les professionnels des media sociaux aujourd’hui, ont proposé des indicateurs farfelus. Je trouve le calcul de l’équivalent publicitaire pour une retombée presse a peu près aussi ridicule que celui de la valeur d’un fan Facebook, car ils partent tous les deux du principe qu’un fan ou un article en valent un autre.

La vidéo « Social Media Revolution » est plus directe : « le ROI des media sociaux, c’est que votre entreprise existera dans 5 ans ». On est dans la mesure par défaut, le Risk Of Non Investment qui est un bottage en touche sympathique, je ne sais pas ce que vous gagnez à faire ce que je vous dit, mais si vous ne le faites pas… attention !

Je ne pense pas que la solution soit dans le rejet total de la mesure, induite par des titres accrocheurs comme « Quel est le ROI de ta mère« , ou « Calculer le ROI des médias sociaux est une perte de temps« . D’ailleurs, le contenu des billets portant ces titres est toujours plus nuancé, admettant que l’évaluation du travail est intéressante, mais que les modèles actuels ne permettent pas de bien le faire.

Il est nécessaire d’arbitrer sur l’attribution des ressources dans tous types d’organisations, et la gestion de la réputation – qu’elle passe par les media sociaux ou les relations publiques – ne peut pas échapper à la règle. Il nous incombe de trouver le moyen de démontrer la valeur de notre travail, mais avec les contraintes qui sont les nôtres, notamment notre échéance de long terme dans un environnement obsédé par le résultat du mois…

A ce titre, une infographie parue ce matin sur Ragan’s PR Daily Europe montre qu’un fan Facebook de Mc Donalds y dépense en moyenne deux fois plus qu’un non-fan. Ce chiffre brut ne vaut rien si on n’analyse pas le travail de Mc Donalds mais il semble être un exemple sain d’objectif que nous pourrions nous fixer, et qui pourrait recevoir l’accord de nos amis DAF. Dans la même veine, Fred Cavazza a publié dans son billet cité plus haut cette pyramide des objectifs mise en ligne par Jeremiah Owyang

L’impossibilité de calculer un ROI absolu pour les opérations entreprises sur les media sociaux, comme il l’est depuis toujours pour les relations publiques, ne doit pas masquer la nécessiter d’évaluer l’intérêt de notre travail. Cette zone de flou est génératrice de débats enrichissants, où le métier a beaucoup à gagner. D’abord en crédibilité, mais aussi en montrant que cette révolution des relations entre organisations et publics existe, et qu’elle doit appeler des modifications profondes à tous les niveaux.

Fabien Pecot

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Barre toi Minou !

Barre toi Minou !

EDIT 18/05 à 18h : La réponse à cette question semble être non. Notre question et la manière de la poser (trop légèrement face à la gravité du cas) n’a pas plu à celles que nous citions, preuve que nous nous sommes trompés. Dans leur majorité, elles nous demandent de ne pas les ranger dans la case « digital mum » (ce que nous n’avions pas fait), et nous reproche un ton condescendant et pas drôle… C’est donc un échec sur toute la ligne, mais nous avons au moins avancé dans l’enquête :-) Nous ne prétendons pas que les mamans n’ont pas d’humour, ni qu’elles ont été les seules à s’indigner (et heureusement), notre intention était seulement de chercher des passerelles entre ce que nous avions lu de ces Digital Mum, notre expérience et le bad buzz de Veet.

Sombre fait divers : un groupe de mères de famille aurait éliminé une bande de chatons dévoyés, accusés de pervertir leur progéniture. L’enquête est en cours !

Tout le monde a entendu parler du lancement, du scandale et finalement de la mort du minou pourtant si doux de Veet. On a lu çà et là de nombreuses analyses sur cette campagne « immonde » qui ambitionnait de  « claramorganer » les petites filles, on a disserté aussi sur la fausse innocence de la marque qui aurait su exactement ce qu’elle faisait…

Mais personne n’a rapproché cette affaire de l’autre sensation buzzante du mois : la naissance de la digital mum. Et pourtant, il y a fort à parier que le minou en question n’ait été dégommé par un tweet de digital mum. Une victime de plus au tableau de chasse !

Pourquoi accuser les mômans numériques ? Pourquoi Veet représentait-elle une victime idéale ? Et qu’est-ce que cela nous apprend pour la suite ?

Alors d’abord, un grand merci au Web Media Group ! Merci d’avoir mis un nom branché sur ce que nous appelions entre nous à l’agence les « bloggueuses mamans », que d’autres avaient choisi de nommer mamans numériques, mamans surfeuses, mamans high-tech ou encore mamans digitales… Cette fois, on est bon, on a le mot qu’il faut, celui qui claque quand on le lâche l’air de rien dans un rendez-vous client, et nous rend tout de suite beaucoup plus crédible. Là où « bloggueuse maman » sentait un peu le talc et le lait hydratant, avec « digital mum », on devient instantanément de grands communicants.

Les études de consommation sont claires, on a bien compris comment les mums s’orientent et achètent sur internet. Par contre, on manque d’infos sur leur système de valeurs, ce qu’elle pensent important, ce qu’elles n’aiment pas etc… Puisqu’elle sont censées être les prochaines reines de la grande consommation, autant s’y intéresser ! Et c’est là que notre cher minou entre en scène, avec ses ronrons un brin gênants pour la maman !

Retour rapide sur le Minougate : Veet sort une campagne « Mon minou tout doux » qui vise clairement l’épilation intime des jeunes filles. « Des chattes stylisées rappelant les figurines Pet Shops (…) doivent être intégralement rasées ou épilées pour passer «le test du matou»… nous résume Gaëlle-Marie Zimmermann sur le site Slate.fr. C’est clair, et l’agence RP de Veet n’a même pas cherché à noyer le chaton, prétextant l’humour.

Nous laissons chacun libre de se faire une opinion sur le bon goût, l’audace et la qualité de cette campagne, mais ce qui est sûr, c’est que les Digital Mums n’ont pas le sens de l’humour très Hara-Kiri, ou en tout cas, pas celui de Veet.

L’attaque contre cette campagne est d’abord venue du web et des réseaux sociaux. Naturellement, les premiers billets et tweets sont arrivés par les blogueurs qui suivent la communication, amusés ou indignés… Puis sont venues les réactions de bloggueuses et journalistes (souvent des femmes, il faut le signaler), beaucoup plus tranchées, jugeant la campagne dégradante et de mauvais goût : Veet à oublier , Et toi, il pique ton minou ?, « mauvais goût » pour Com’elle, « Le buzz raté » sur le blog de Mademoizelle, « toute fille de plus de 20 ans eu a envie de balancer un cocktail molotov féministe à la vue de ces images fluo ridicules » sur Geekofeminin. Et on en passe…

Alors, sans prétendre que tous ces scuds viennent de « digital mums » au sens défini par l’étude du Web Media Group, ni minimiser le rôle des influenceurs plus classiques sur ce secteur (experts de la publicité, éditorialistes etc…), cet épisode nous donne l’occasion de se demander ce qui peut déranger la Digital Mum dans cette communication, et ce que ceci nous enseigne pour les communications à venir.

Nous n’avions pas besoin de cet exemple pour savoir que la famille est une valeur  fondamentale pour la digital mum, qui avant d’être numérique, est une maman comme les autres. Et comme toute Maman avec un grand « M » la « digital mum » tient à des valeurs classiques : l’amitié car par-dessus tout  elle aime partager ses bon plans, coupons de réduction, ses coups de cœur sur les blogs et réseaux sociaux et parfois même aussi son dressing. Elle est également responsable, entendons par là qu’elle tente au mieux de consommer, d’être un peu plus écolo, de protéger la planète quoi ! Et aussi la Lucidité : on ne leur fera quand même pas gober n’importe quoi, qu’on se le dise ! Si elle apprécie la créativité et le progrès (notamment technologique), elle a aussi sans doute  aussi une envie de protéger ses enfants qui la pousse à valoriser une certaine pudeur. Et c’est là que le minou pose problème.

Là où le jeune étudiant pubard ne verra q’un gros #WTF décalé, la digital mum a une vision d’horreur : sa petite dernière lui parlant de « ticket de métro » entre deux épisodes de Dora ! Effectivement, la digital mum ne consomme pas comme la « ménagère de moins de 50 », mais elle en a gardé certaines valeurs, qu’elle a introduites sur le web. Les buzzeurs professionnels n’ont qu’à en prendre bonne note.

L’affaire n’est pas classée, on reste attentifs, et on prend tous les indices que vous voudrez bien nous transmettre pour résoudre l’affaire :-)

Déborah Guépey et Fabien Pecot

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Encore une nouvelle catégorie sur notre blog : « London blogging», des billets en anglais arrivés tout frais de notre bureau londonien avec le premier Eurostar du matin !

mystere

You probably know by now that yesterday’s blogs and this morning’s papers were awash with the news that Burson Marsteller (BM) was commissioned by Facebook to push anti Google stories around the use of personal data from Facebook and other social networking sites.

So what’s the problem?  Firstly BM would not identify the client they were working for and secondly the security claims were considered to be exaggerated.  The result?  One of the bloggers approached by BM posted the email trail online and all hell broke loose when USA Today published the story.

Facebook was revealed as the mystery client and the focus shifted to why Facebook – not without its own privacy concerns – felt it was necessary to take this approach and why BM were willing to handle the project.

From a the corporate communications point of view the end result could not have been worse – you’ve given the competitor’s product publicity and positioned yourself as underhand at best and fearful and untrustworthy at worst.

Raising corners over competitor’s service or product is a legitimate strategy but not revealing your identity and pushing a weak story cannot be considered best practice in any sense.

The challenge for the agency is that those journalists and bloggers who have been contacted with the ‘blind’ story will be less inclined to engage with you in the future. Plus, the client community is not going to be beating a path to your door until the negative noise has died down.

In summary, this sort of behaviour is commercial and reputational suicide.

Richard Houghton – MD Aspect Consulting London

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aveugleAssistant ce matin à l’excellente conférence DII sur les Réseaux sociaux,  j’ai découvert les résultats étonnants d’une étude toute fraiche portant sur la perception du phénomène par les responsables de directions fonctionnelles.

Au-delà des réseaux les plus fréquentés et de leurs usages, le constat de cette enquête est indubitablement la forte prise de conscience des décideurs sur les dangers de l’outil … couplée à l’immaturité de leur attitude. De fait, 83% des personnes interrogées (responsables communication, marketing, RH, finances, juridique) perçoivent les « risques d’image et de réputation » liés aux réseaux sociaux comme un nouveau risque majeur pour l’entreprise. Mais, dans le même temps, 80% des répondants révèlent que leur entreprise n’a mis en place aucun système de veille des « données émises par les salariés ou les clients ». En bref, la majorité des responsables sent donc venir le danger du web mais se garde bien de prendre la première des mesures préventives.  Comme si le fait de pressentir le danger avait la vertu de l’éloigner…

On pourrait supposer que cette politique de l’autruche digitale concerne surtout les PME, mais elle semble pratiquée par nombre de grands acteurs : Ainsi, parmi les 20 entreprises préférées des Français selon le dernier baromètre Ipsos/Posternak, on constate que près de la moitié d’entre elles n’a pas de fil institutionnel sur Twitter (tels Leclerc ou Citroën qui en sont absents – ou Danone qui entretient seulement @Danonejobs pour le recrutement), et 40% de ces leaders n’ont pas de page Facebook en français dédiée à leur marque (Axa ou Michelin France en sont absents – Carrefour se contente de pages thématiques comme le voyage).

Aucun canal en place, donc, pour répondre en cas d’attaque sur ces réseaux. Quand on observe, tous azimuts,  l’activisme des consommateurs (mécontents parfois) et des employés (souvent revendicatifs), on peut se demander si la stratégie de la pensée magique suffira à protéger la réputation des entreprises – alors même que le pressentiment du danger se précise …

François Ramaget

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