Le cyber graffiti, comment se défouler virtuellement en toute légalité

 

 

Depuis quelques années le graffiti a le vent en poupe : expositions dédiées au grand Palais et à la Fondation Cartier, collaboration de graffeurs avec des marques de renom telles qu’Agnès b, Louis Vuitton ou Hermès, prix qui explosent sur le marché de l’art…

On est bien loin des premiers graffs sur les rames de métro à New-York dans les années 70. Le graff est sorti de la rue, du « ghetto » pour s’embourgeoiser dans les galeries en vue, même si parallèlement il continue à pulluler dans les recoins les plus improbables de nos villes pour notre plus grand bonheur (/malheur ?).

Vient s’ajouter à cela une nouvelle tendance : le cyber graffiti, où le vandalisme légal encouragé.

Il y a un mois c’était Reporters Sans Frontières qui, à l’occasion de la journée mondiale contre la cyber censure, lançait leur site internet Cyber Tag permettant de taguer virtuellement les ambassades des pays ennemis d’internet à travers le monde.

Cette opération semble inspirer, puisque deux jeunes étudiants concourant aux Futurs Lions d’or 2012 à Cannes viennent de révéler leur projet pour la marque Absolut. Les deux graines de talent proposent une opération de « street art » en partenariat avec Google Street view. Celle-ci consisterait à permettre aux mobinautes de graffiter le paysage urbain sur street view à travers une application mobile, de partager leur création sur les réseaux sociaux et même de recevoir une bouteille unique customisée avec leur œuvre. Une très jolie opération qui séduira peut-être la marque.

Contestation pour les uns, art pour les autres, le cyber graff suit donc les traces de son tangible ancêtre, et qui sait, peut-être d’ici peu retrouvera-t-on des cyber tag Anonymous sur les sites internet du FBI et d’Hadopi !

Julie

Laisser une réponse