EDIT 18/05 à 18h : La réponse à cette question semble être non. Notre question et la manière de la poser (trop légèrement face à la gravité du cas) n’a pas plu à celles que nous citions, preuve que nous nous sommes trompés. Dans leur majorité, elles nous demandent de ne pas les ranger dans la case « digital mum » (ce que nous n’avions pas fait), et nous reproche un ton condescendant et pas drôle… C’est donc un échec sur toute la ligne, mais nous avons au moins avancé dans l’enquête Nous ne prétendons pas que les mamans n’ont pas d’humour, ni qu’elles ont été les seules à s’indigner (et heureusement), notre intention était seulement de chercher des passerelles entre ce que nous avions lu de ces Digital Mum, notre expérience et le bad buzz de Veet.
Sombre fait divers : un groupe de mères de famille aurait éliminé une bande de chatons dévoyés, accusés de pervertir leur progéniture. L’enquête est en cours !
Tout le monde a entendu parler du lancement, du scandale et finalement de la mort du minou pourtant si doux de Veet. On a lu çà et là de nombreuses analyses sur cette campagne « immonde » qui ambitionnait de « claramorganer » les petites filles, on a disserté aussi sur la fausse innocence de la marque qui aurait su exactement ce qu’elle faisait… …lire la suite
L’agence est citée dans un article de Satellinet consacré aux stratégies blogs dans les Relations Publiques en ligne.
L’occasion pour nous d’y défendre notre position : le web est juste un média complémentaire dans une stratégie de Relations Publiques, même si nous l’abordons en tenant compte de ses spécificités. Le web doit toujours s’intégrer dans un programme complet de gestion de réputation, incluant relations média, relations publiques et dialogue avec les acteurs en ligne les plus légitimes sur la question. …lire la suite
Il y a quelques semaines, l’idée un peu folle d’acquérir un sac Jérôme Dreyfuss m’a traversé l’esprit. Jérôme Dreyfuss, créateur glamour, compagnon d’Isabel Marant, et papa de très jolis sacs écolo-chics (Jérôme est l’inventeur de l’agri-couture) dont les petits noms, Oscar, Lucien, Billy…, suscitent la passion voire l’hystérie de ces demoiselles depuis quelques années… mais aussi de gros chagrins d’amour…
Où les acheter, comment les entretenir, lequel choisir, de combien …lire la suite
L’année dernière, un événement majeur a bousculé le monde de la promotion touristique : Tourisme Montréal, l’office de tourisme de la capitale du Québec, a investi 100% de son budget de communication sur internet.
10% du budget a été investit dans une campagne de « notoriété » et 70% dans de la production et achat de bannières, reste 20% investit dans le web 2.0 mais qui ont représenté 80% du travail selon Emmanuelle Legault, directrice communications et publicité de Tourisme Montréal, accompagnée par Anik Decoste, directrice des contenus de l’agence Sid Lee.
Le web 2.0 a été au cour du dispositif, l’organisme de promotion a décidé de mettre l’accent sur l’authenticité, le laisser-aller et le contenu à valeur ajoutée. C’est pourquoi ils ont passé une annonce d’emploi du type « cherche 5 blogueurs montréalais à forte personnalité pour bloguer sur leur Montréal » pour recruter 5 « insiders » comme elles les appellent. Après les avoir formés aux règles basiques du web, SEO, film et montage vidéo, relations publiques et réseaux sociaux, ils les ont laissés bloguer à leur guise sur la ville pour mettre en avant ce qu’ils aiment à Montréal. Le succès est si grand qu’ils ont décidé d’aller plus loin cette année et créant un seul blog plus complet, tenu par les cinq blogueurs du départ et alimenté par des pigistes très spécialisés ou très connus.
Cette initiative est très intéressante pour au moins trois raisons :
· D’abord parce qu’un territoire s’empare de son image extérieure en jouant à fond le jeu du 2.0, un de leur slogan est « let it go » : c’est vraiment agréable d’entendre la directrice communication d’une institution touristique dire « il faut accepter de sortir des messages corporatifs ». Même s’ils les ont sélectionnés et formés, ils ont donné la parole à cinq habitants avec un mot d’ordre « Soyez vous-mêmes !». Le parti pris était de contrôler la qualité mais pas le contenu en soi, ce qui a donné lieu à quelques débordements.
· Ensuite parce qu’on voit qu’ils ont choisi cinq personnalités en accord avec la réputation souhaitée par Montréal : « une ville vivante, passionnée, effervescente et riche, tant culturellement que gastronomiquement » (source : communiqué d’annonce). Ils ont donc choisi une moddeuse girly, un homo intégré, un noctambule branché et intello, un connaisseur d’art ouvert sur les autres et une chroniqueuse gourmet capable d’apprécier un sandwich, le tout en prenant bien soin de représenter les différentes communautés ethniques de la ville. C’est bien la preuve que tout compte et qu’il faut aller au bout du concept.
· 20% du budget pour 80% du travail : faire du bon travail en web social ne prend pas nécessairement toujours plus d’argent mais surtout beaucoup de temps et de bonnes idées pertinentes. « Ca n’est pas un sprint, c’est un marathon » dit la « dir com » pour expliquer la différence avec sa campagne de bannières.
Finalement, devant tant d’éloges, que peut-on leur souhaiter pour la suite ?
Que l’initiative soit bien acceptée par les autres Montréalais. Il n’y a en effet aucune indication là-dessus alors que l’on ne parle que d’eux. On peut légitimement se demander ce qu’ils pensent de la représentation que l’on fait d’eux sur ce blog ?
Les francophones s’y retrouvent-ils alors que tout est en anglais car l’opération cible en priorité le continent Nord américain ? Au-delà de la question linguistique, les « clichés » véhiculés par les blogueurs correspondent-ils à la réalité de la population montréalaise ou seulement l’idéal de la ville vu par Tourisme-Montréal ?
Les réponses à ces questions sont une partie du succès de l’opération à long terme, car une fois les touristes sur place, c’est bien avec la réalité qu’ils vont « s’engager », plus avec le site internet.
Vous pouvez voir ici la présentation des résultats en novembre 2009
Avant propos : c’est le centième billet de notre blog
Je ne me rappelle plus combien de fois le mot “pertinent” a été employé hier soir au Réservoir pour la rencontre After-work RP 2.0 organisée par le Syntec RP et le Social Media Club France, ce dont je suis sûr, c’est que nous avons constamment tourné autour.
Les remarques les plus « pertinentes » d’une soirée qui n’a globalement pas répondu à mes attentes:
Gilles Klein nous a rappelé l’importance de fournir des informations exploitables et qui facilitent le travail du blogueur ou du journaliste : un beau doc en html que l’on ne peut pas copier/coller pour extraire une citation n’est pas génial !
Marie-Catherine Beuth nous a renseignés sur la position particulière du blogueur journaliste. En effet, personne ne relit les billets qu’elle met en ligne sur son blog (à l’inverse de ses articles). Elle a ajouté se sentir plus proche du lecteur via son blog, car elle choisit tous les sujets et elle répond systématiquement aux commentaires.
Stéphane Billet, en grand argentier des RP, a rappelé que devant l’explosion du nombre des sources d’informations, il va falloir se poser la question du coût d’approches personnalisées.
A-t-on vraiment beaucoup appris sur les RP 2.0 ? (« 2.0 c’est dépassé ! » crierait MRY) Honnêtement non pour quelqu’un qui travaille déjà dans le domaine : Emmanuel Bachellerie a ouvert sur la candeur et le degré de connaissance très disparate des blogs en agence de RP…et une consultante de I&E a conclu sur le manque de formation dans les agences.
Sur les blogueurs ? Non plus, si ce n’est qu’ils sont tous différents et ne se considèrent pas tous comme journalistes, que 6 sur 6 millions vivent de leur blog, et qu’ils ne sont pas d’accord entre eux quant aux relations qu’ils veulent entretenir avec les marques. Encore une fois, connaissons-les bien et soyons pertinents dans nos approches.
Mais ma principale déception reste que tout a tourné autour des blogueurs, comme si le mot « influenceur » s’arrêtait à eux. Si l’on considère un influenceur comme une personne qui détient une certaine influence sur un sujet donné, le blogueur cohabite au moins avec l’administrateur de forum et celui de groupes Facebook, LinkedIn ou autre média social… aucun d’eux n’était présent, dommage.
C’est comme si les blogueurs avaient focalisé toute l’attention des agences sur eux, peut-être parce que c’est plus facile à appréhender pour l’agence et à vendre aux clients.
Finalement, la starisation de quelques blogueurs reste le plus prégnant dans ce genre de soirée, d’ailleurs, ma première idée d’angle pour en parler sur ce blog était de faire un billet ironique parodiant le format « Sur invitation » de Bertrand de Saint-Vincent dans Le Figaro et vous :
« Installés dans les fauteuils et canapés Louis XV du bric à brac du Réservoir, les groupes d’initiés attendaient patiemment le début de la conférence, c’est tout juste si la fuite d’eau au premier rang retenait l’attention des organisateurs, « ah, il pleut » a-t-on pu entendre ça et là. @Alizcarlo était ravissante en maître de cérémonie, @MryEmery tout aussi parfait dans son rôle du blogueur dissipé. On a twitté, naturellement, mais aussi tremblé lorsque @buzzmoica a quitté la salle en furie. Heureusement, @gregfromparis arrivait juste après, auréolant la soirée de son influence. »
« Les créateurs de possibles », voilà des mois qu’on nous « tease » avec ce fameux site qui devrait enfin ouvrir sous 24h selon les blogueurs sélectionnés pour rencontrer NKM hier soir. Une « prise de risques » saluée par certains, ce qui contraste largement avec l’émotion négative provoquée par le lip-dub du même parti politique avant les vacances.
Greg analyse largement le lancement du réseau social de l’UMP sur son blog, je partage son analyse sur plusieurs points, notamment la prise de risque qui consiste à ouvrir la porte à toutes les doléances possibles et surtout à rendre impossible l’option « on enterre ce dossier que l’on ne voudrait pas traiter». Avec un tel site, certains sujets vont devenir incontournables : comment réagira-t-on si d’ici quelques semaines la proposition la plus votée par les internautes est la suppression du bouclier fiscal ?
En commentaire du billet de Greg, Cyrille modère cette prise de risque et fait une très belle référence à l’agora athénienne. Selon lui, on ne peut pas comparer cette initiative avec ce que pourraient faire des marques car il rappelle que c’est le propre de la politique de faire émerger des idées et permettre le débat. Si plus récemment, les partis avaient concentré la force de proposition, on peut voir ça comme un naturel retour des choses que la technologie rend possible.
Baptiste ajoute sur son blog que dans 10 jours, l’Ump lance son nouveau site « corp »… le parti de la rue de la Boétie est décidément très web, avec plus ou moins de succès : n’oublions pas le flop du lip-dub J !
J’ai pour ma part deux interrogations.
La première concerne le paradoxe entre les objectifs et les moyens : je doute que des jeunes internautes de sensibilité socialiste, écologiste, communiste se rendent sur un site lancé par l’UMP. Il me semble que la société est encore très cloisonnée politiquement, ce qui risque de malheureusement fausser le débat. On peut regretter que l’UMP n’ait pas profité d’être au pouvoir pour lancer un site similaire mais initié par le gouvernement plutôt que par un seul parti. Finalement, le biais principal de ce site, c’est qu’il a deux objectifs qui ne sont pas nécessairement conciliables : faire émerger des propositions venant de tous bords politiques et servir un seul parti lors d’échéances électorales à venir…
La seconde a trait à l’esprit 2.0 : je me demande s’ils se rendent-ils compte de ce qu’ils font ? Tous les membres du parti partagent-ils l’esprit 2.0 ? Comment expliquer aux élus et aux militants qu’un site créé par leur parti peut les mettre en difficulté, peut servir de haut parleur pour les idées de l’opposition ? Il ne faudrait pas que sous la pression d’une frange plus conservatrice, on arrive à supprimer des idées « gênantes ». Je me demande si l’on ne trouve pas l’idée géniale avant de se trouver ennuyé par sa mise en pratique et si finalement les politiques français sont vraiment 2.0…