? gootenberg.fr, le blog Communication Corporate et e-reputation

Pas de bonne stratégie de relations publiques sans analyse : avant de bombarder les boites mails de nos amis journalistes et de les relancer, bille en tête, pour les décider à écrire l’article escompté, il est toujours utile de dresser un état des lieux média: le sujet de l’annonce est-il déjà couvert par les médias ? A quelle hauteur ? Quels sont les acteurs et les thèmes les plus représentés ? Pour illustrer les bénéfices de la méthode, il nous paru pertinent de consacrer une série de billets à la couverture média des grandes tendances de l’économie et des affaires. Dans ce premier billet, il ne sera donc pas question de DSK mais de cloud computing …

Pourquoi le cloud ? Parce ce nouvel eldorado de l’informatique professionnelle est estimé par le cabinet Forrester Research à 240 milliards de dollars à l’horizon 2020. Avec une étape autour de 80 milliards dès 2015 selon les chiffres tout neufs du eG8 forum.

Le secteur galope à une vitesse fantastique puisque le premier article publié en France, mentionnant le cloud, est paru dans Le Monde du 9 janvier 2008, sous la plume de Cécile Ducourtieux. Hasard ou prédestination, ce néologisme était l’un des temps forts du discours d’adieu prononcé par … Bill Gates lors du CES de Las Vegas. « Accéder à vos données partout sera considéré comme acquis» avait-il prédit. A peine 3 ans plus tard, on constate que le visionnaire avait vu juste alors que le phénomène de curiosité technologique s’est transformé en lame de fond du secteur informatique mondial.

PdV Cloud en FranceÉditeurs et sociétés de services, constructeurs et hébergeurs, consultants et maîtres d’œuvre, toute l’industrie ne jure plus que par le Cloud qui devrait arroser une informatique mondiale en panne de croissance. Mais, comme pour toute innovation majeure, la communication est indispensable à l’éclosion des promesses. Et tous les acteurs du secteur ont entrepris de faire connaître leurs compétences en la matière. On recense ainsi à ce jour (20 mai 11) [1] pas moins de 2577 articles traitant du sujet, depuis l’article fondateur du Monde … Et le sujet génère près de 10 articles quotidiens sur le dernier trimestre. Mais qui se taillera la plus grosse part du nuage ? Quels sont les acteurs les plus médiatiques sur ce marché complexe ? Quelles entreprises réussissent donc à relayer leur offre dans les médias, parmi le tumulte des messages commerciaux ?

L’analyse de la visibilité média – depuis janvier 2008 – consacre d’abord la suprématie des leaders mondiaux. Microsoft d’abord : Premier arrivé, le géant de Redmond a poursuivi avec constance sa stratégie d’éducation du marché. En France, il est cité dans un article sur 5 consacré au Cloud et devance largement ses suivants immédiats, Google et IBM. Et le Top 10 des acteurs du marché représente près d’un article sur 2 (voir infographie)

IlArticles Cloud est normal que le cloud soit promu par une élite d’entreprises qui ont généré, toutes ensemble, un volume respectable de près de 45 000 articles… Mais si l’on analyse de plus près cette couverture, on constate que toutes n’ont pas produits les mêmes efforts pour attacher leur marque au phénomène : ramenons les articles consacrés au cloud à la couverture globale des marques, et ce sont alors les spécialistes qui l’emportent largement : VMware et Salesforce ont martelé les messages du cloud dans leur communication, là où les grands généralistes n’ont employé que quelques pourcents de leurs moyens.

Au final, le cloud vu au travers du prisme des médias présente les caractéristiques d’un marché émergent : les leaders, Microsoft surtout, jouent les pionniers envers la presse et contribuent à l’éducation du marché en y consacrant une fraction de leurs colossaux budgets de communication. Les spécialistes s’engouffrent alors dans la brèche pour se construire des positions d’experts. Et si les grandes SII sont absentes de cette analyse, c’est sans doute qu’elles ont du mal à émerger sur le sujet, mais c’est une autre histoire …

François Ramaget

[1] Toutes les données média de cet article proviennent de la base Factiva, regroupant un ensemble de 235 publications françaises papier et en ligne.

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Encore une nouvelle catégorie sur notre blog : « London blogging», des billets en anglais arrivés tout frais de notre bureau londonien avec le premier Eurostar du matin !

mystere

You probably know by now that yesterday’s blogs and this morning’s papers were awash with the news that Burson Marsteller (BM) was commissioned by Facebook to push anti Google stories around the use of personal data from Facebook and other social networking sites.

So what’s the problem?  Firstly BM would not identify the client they were working for and secondly the security claims were considered to be exaggerated.  The result?  One of the bloggers approached by BM posted the email trail online and all hell broke loose when USA Today published the story. …lire la suite

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Bottle with ship inside lying on the beach. Conceptual imageL’écrasante domination de Google sur le marché français de la recherche web peut-elle être écornée par les efforts de Bing, le bébé de Microsoft ? A l’occasion du lancement français de sa version définitive, Les Echos ont salué la brassée de partenariats noués par Bing dans l’hexagone pour contrer la Googlemania des internautes français (91,5% de part de marché): Pages jaunes, Bibliothèque Nationale, GIE e-Presse …  Bing va proposer des contenus nationaux dans le strict respect des ayant-droits. Cette brusque poussée de citoyenneté de la part du challenger suffira-t-elle à le tirer de sa marginalité ?

Attardons-nous un instant sur la promesse de Bing envers la presse. Le GIE e-Presse, Alliance de 8 titres engagés dans la valorisation de leurs contenus sur le web, est certes heureux de pouvoir toucher « une partie des revenus publicitaires générés sur Bing sur les requêtes d’actualité », contrairement à la pratique de Google – qui partage les contenus mais garde les recettes…  Cela signifie-t-il pour autant que leurs contenus seront bloqués aux utilisateurs de Google ? Et l’internaute – surtout – aura-t-il envie de recourir à un moteur vertueux ? L’éthique de l’industriel peut-elle vraiment influer sur le choix d’un moteur de recherche ?

Si l’on se réfère à l’exemple de la musique, il n’est pas certain que les offres légales aient plus d’attractivité que les offres grises des sites de peer-to-peer. Force est d’observer que le respect des auteurs ne pèse pas grand-chose dans le choix des utilisateurs. Dans le cas des moteurs, la juste rétribution des médias fera-t-elle préférer la rubrique « Actualités » de Bing à celle de Google ? Sa politique de respect du copyright évitera-t-elle à Bing de faire pschitt ? On aimerait bien, mais on reste sceptique …

Fondamentalement, la création de valeur, et son maintien, se posent de façon aigüe, pour tous les créateurs de contenus, dans l’économie digitale. Ainsi cette question sera-t-elle au cœur du prochain « Sommet mondial du droit d’auteur », dont la tag line « Create – Connect – Respect » résume le dialogue compliqué que doivent nouer créateurs, industriels et consommateurs pour un marché numérique harmonieux. Un triangle tumultueux où la voix des créateurs peine à se faire entendre face à la puissance des diffuseurs et à l’indifférence d’une large fraction du public.

Bing pourrait-il permettre une remise en cause des modèles en vigueur ? On peut en douter quand  on constate, par exemple, que les médias traditionnels sont la source – gracieuse – de 72% des contenus les plus retweetés ou qu’un artiste ne récupère que 9 cents pour un titre vendu 1 dollar sur iTunes : Le contenu gratuit emporte largement les faveurs du public, le contenu payant profite surtout aux diffuseurs et la fréquentation du web repose donc largement sur des contenus que personne ne veut rémunérer… Pourrait-on ainsi s‘acheminer vers un marché qui asphyxie toute production originale?

Le cas n’est pas sans rappeler celui des produit de grande consommation, où ni la grande distribution ni les consommateurs ne veulent supporter le coût des matières premières … Le marché s’est ainsi vu doté d’une «  loi de modernisation de l’économie » afin d’encadrer les divergences entre les parties. Les pouvoirs publics sont intervenu pour calmer les tensions sur l’alimentaire, ils pourraient le faire aussi bien pour la survie des produits culturels.

Non, vous ne pensez pas ? Vous estimez que les news ne sont pas comparables aux fruits et légumes – et que l’intelligence de l’internaute suffira à équilibrer les rapports de force. Alors, sans doute, vous avez abandonné Google pour Bing depuis l’annonce de sa version française, c’est bien çà ?

François Ramaget

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© itestro - Fotolia.comOn avait déjà signalé la pertinence  analytique – voire psychanalytique – de l’outil Google « tendances des recherches » qui permet de comparer les volumes de recherche sur internet pour n’importe quel mot clé, dans n’importe quelle région du monde. Que peut-on en apprendre en cette période de bilan de fin d’année ?

Et bien, que cherchons-nous le plus souvent sur internet ? D’abord du social. A Paris, New York ou Barcelone, le web sert à garder le contact avec sa communauté : (presque) partout, en 2010, on a d’abord cherché à se connecter sur Facebook. Le réseau social numéro 1 a été le mot le plus recherché en France, mais aussi en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Royaume Uni, aux Etats Unis, etc. Moralité : On n’utilise pas Facebook comme page d’accueil et il est plus rapide de le chercher sur Google que dans ses signets. Ironie du web, alors qu’une lutte sans merci s’est engagée entre les deux géants, Google s’affirme comme le meilleur allié du trafic sur son grand concurrent ;-) …lire la suite

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Marketing business salesVous avez sans doute entendu parler de « La pensée PowerPoint », ce pamphlet révélant les dangers du logiciel qui « rend stupide ». Selon l’auteur, Powerpoint donnerait la priorité à la forme, inciterait à la systématisation des listes et à la culture du jeu de mots, et conduirait au final à un dramatique appauvrissement de la pensée … Après avoir causé l’enlisement de l’armée américaine en Afghanistan, l’explosion de la navette Columbia et le desséchement de la créativité des entreprises, le logiciel malsain, propagé par de machiavéliques consultants, serait sur le point de contaminer le secteur public et de menacer la réforme des hôpitaux…Brrr, ça fait froid dans le dos. Je m’en sers tous les jours depuis près 20 ans et je n’avais rien remarqué … L’affaire est manifestement trop grave pour accepter ces conclusions sans sourciller.

Il me semble d’abord que les présentations médiocres et les raisonnements bâclés n’ont pas été inventés avec PPT… …lire la suite

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Incroyable cette sortie du Nexus One de Google. Cela fait deux heures que je suis connecté sur Twitter Search avec le mot clé Nexus One. Résultat ? On atteint la centaine d’updates contenant le mot clé en moins de deux minutes ! En gros toutes les secondes, une personne twitte avec le terme Nexus One dans son statut.

Si l’on réfléchit bien, on peut pertinemment penser que cette sortie ne concerne pas le monde entier ! C’est vrai, certains critères doivent être réunis pour s’intéresser à la sortie du nouveau Google Phone:

1/ Vivre dans un pays concerné par les innovations technologiques. Je serais étonné d’apprendre que 80% de la population du Burundi suive la chose de très près.

2/ Vivre dans un pays où il fait jour ! Actuellement l’Asie Orientale vit tranquillement sa soirée et ne parlont pas de l’Asie Australe qui doit dormir à poings fermés. Alors à moins d’être fana de nouvelles technologies, ou un acteur de l’information business ou IT, le citoyen lambda de ces zones du globe n’est que peu concerné.

3/ Ensuite, s’il fait bon jour chez vous, et même si je suis d’accord, il ne faut pas sous-estimer l’implication de la population dans l’information, encore faut-il porter un intérêt quelconque à la téléphonie, aux nouvelles technologies, ou de manière plus globale, à l’économie mondiale, car, oui, nous parlons bien ici d’acteurs majeurs. On ne peut pas partir du constat que tout le monde attend l’officialisation de la news comme le premier pas de l’homme sur la lune, parce que ce n’est pas vrai. Une partie de la population (et je ne parle pas exclusivement de la France) n’a certainement aucun intérêt pour cette annonce.

4/ Ajoutez ces éléments aux faits que:

  • ceux qui travaillent n’ont pas forcément le temps de s’y pencher
  • le Nexus One a déjà été rooté
  • et le plus important de tous: j’ai écris cet article alors que Google n’avait même pas officialisé l’appareil !!

Deux conclusions:

  • Le nouveau téléphone de Google excite les foules
  • Mais la plus importante: les lois de l’information ont changé.

Elles ont tellement changé que j’en suis complètement halluciné. Chaque jour je m’émerveille de la vitesse à laquelle tout cela se diffuse. On aimerait pouvoir tout suivre, mais c’est devenu impossible… trop de sources, trop d’information, trop d’excitation. Les annonces ont vu leurs effets décuplés avec les années et l’apparition de puissants outils de transmission de l’information tels que Twitter. D’autant plus que ces nouveaux médias sont à disposition de la population, se transformant ainsi en véritable vecteurs d’actualité. L’information s’est faite greffer un V12 des masses sous son capot et grille maintenant tout sur son passage.

Elle va tellement vite que cela en fait froid dans le dos. Dans la catégorie des chiffres hallucinants, voici une petite vidéo très parlante:

Au final, nous avons fini par créer une société exponentielle qui nous dépasse de plus en plus. Il m’est par exemple impossible de suivre le défilement des commentaires faits sur Twitter à propos du Nexus One. L’être humain enregistre quotidiennement une quantité croissante d’information. C’est finalement peut-être ça l’évolution … Reste à savoir en quoi nous allons évoluer …

Toujours est-il que gérer une campagne de communication autour d’un produit de grande ampleur devient mission impossible. Les leaks sont de plus en plus fréquents car le scoop coûte de plus en plus cher en termes de notoriété dans une société où n’importe qui peut en devenir la source.

Cependant (oui car il faut toujours un cependant!), relativisons (oui car il faut toujours relativiser!) ! Gardons les pieds sur terre et pensons que finalement ces outils ne seraient rien sans les leviers qui les actionnent: nos petits pouces droitement armés tels une épée de Damoclès au-dessus des touches de nos smartphones ronronnants. L’élément déclencheur n’est pas l’outil, mais notre cerveau qui envoie l’information à l’outil via un geste simple. Alors on peut toujours penser que le jour où nous nous sentirons dépassés, nous pourrons dire stop!

Je rappelle peut-être des évidences, mais n’est-ce pas là un très bon moyen de relativiser finalement ? Sur ce je dis stop et m’enfuis vers la simplicité de ma nature humaine …

Sébastien Meunier

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C’était la question du jour sur le site de « Stratégies« . Le débat méritant qu’on y s’attarde, je vous livre ici ma contribution.

On trouve tout sur internet, cette Samaritaine numérique ou le trash côtoie les trésors : Vidéos « inappropriées », sites de dénigrement, de contrefaçon ou d’escroquerie, hoaxes, désinformation et forums indigents, … – mais aussi médias indépendants, sites de partage et plateformes 2.0 permettant le soutien de bonnes causes négligées, la reconnaissance des talents cachés, voire les mariages inespérés ;-)
Alors ? Faut-il rejoindre l’analyse au lance flamme de Mr Andrew Keen, le « pundit » éclairé de la silicon valley qui prédit l’abâtardissement de la civilisation par surdose de laxisme digital ? ou l’angélisme de Google, l’entreprise la plus chère au monde ?
On pourrait s’en tirer a la va-vite en prétendant qu’Internet n’est qu’un média comme les autres, un simple mode de diffusion d’informations comme la lecture ou la télé : Tout le monde sait que la lecture en soi ne rend personne stupide, mais que la fréquentation assidue des mangas ou des féminins n’a pas de vertu particulière d’élévation de l’esprit … Oui, mais rares sont ceux qui signent des ouvrages ou éditent des magazines, alors que l’internet collaboratif et les médias sociaux autorisent chacun a publier ses textes, ses photos, ses films ou sa musique selon son inspiration. S’il est clair que cette démocratie de l’information favorise une prolifération sans précédent de n’importe quoi numérique, courrons nous pour autant le risque de tomber stupides ?
La ou Andrew Keen peut s’alarmer de ce communisme digital, je ferais plutôt confiance a deux loi bien connues de l’univers, celle de l’inégalité des compétences et celle du caractère ultime du bon sens commun : Mettez 2 individus devant un piano ou un synthétiseur, une feuille blanche ou un clavier de PC, la technologie n’y change rien, vous n’observerez pas deux résultats identiques. Soumettez ensuite ces productions au vote d’un public vous obtiendrez certainement une préférence. C’est ainsi, l’un est meilleur que l’autre et c’est le goût du public qui le sanctionne..
De la même manière, au côtés de succès incontestés, internet regorge de sites communautaires ou l’on n’a jamais vu un chat, de blogs sans trafic, de romans sans lecteurs ou de musiciens en quête de producteurs – et dont aucun ne convaincra jamais personne.
Y-a-t il vraiment danger a laisser chacun croire en ses chances de conquérir une audience ? Je ne le pense pas. Que la technologie donne accès à l’expression du plus grand nombre me semble au contraire représenter une ouverture pour la création et une opportunité pour les entrepreneurs 2.0. Pour l’individu comme pour l’entreprise, internet élargit le champ des possibles mais l’outil ne se substituera jamais au talent. Comme toujours, et j’en suis désolé, les plus doués, les plus opportunistes ou les plus travailleurs émergeront de cet océan de platitude. L’écrasante majorité des internautes postulant a la reconnaissance sur le web restera donc probablement au bord de la route. Internet ou pas. Mais, même s’il n’en émerge que 1 pour 1000, notre société sera plus riche en créateurs, parvenus à l’attention de leur audience par un simple accès à haut débit.

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Oui, je sais internet nous a apporté le pire : Le spam, les hoaxes, les stars de la page perso ou les adeptes du 1/4 d’heure de célébrité … Mais aussi quelques heureuses surprises, la dernière en date étant l’incontournable Susan Boyle, la star juste révélée par « Britain’s got talent » .
Bien sur, vous n’avez pas eu besoin de moi pour faire partie des millions d’internautes qui l’ont déjà regardée / entendue sur le web. Mais l’intérêt planétaire qui lui est porté, mesuré par nos amis de Google, mérite d’être souligné … La talentueuse écossaise, totalement inconnue le 24 mars, a généré en moins d’un mois un volume de recherches colossal, le double de celles relatives au come-back de Michael Jackson, et infiniment plus que le concert gratuit de Johnny le 14 juillet. The times they are changing …

François Ramaget

J’en avais parlé ici même et j’y reviens avec grand plaisir : « Google Insight for Searches » est certainement un des outils web les plus excitants de la période. Au-delà des recherches commerciales que l’on peut mener (Voir l’exemple ci-joint : Quelles ont été les marques de champagne les plus recherchées sur le web au cours du dernier trimestre ?), Google nous révèle crûment les préoccupations internet de nos concitoyens …
Ainsi, savez vous quels sont les thèmes qui ont généré le plus de curiosité en France sur les 7 derniers jours … ? Et bien, ce sont : Assedic actualisation, cartes de voeux, twilight et météo …

A en croire cette cartographie de la curiosité, l’internaute moyen serait donc sans emploi – inquiet de percevoir ses indemnités -, courtois – sacrifiant aux rites de l’an neuf -, amateur de cinema fleur bleue- pour se distraire du stress kafkaien du pointage ? – et precautionneux – moonboots ou escarpins / mocassins avant d’aller courir les soldes ? -.
Alors qu’on prenait le web pour le pré carré des entrepreneurs speedés et des cadres avides de cours boursiers, on découvre une France musardeuse, qui vaque gentiment à ses petites affaires sur le net, bien loin des remous de Gaza et des attentats pyromanes de la St Sylvestre. Sans doute nos internautes ressentent-ils le besoin d’oublier la si fameuse crise, surtout pour ceux qui sont privés d’emploi …
Ces mots-clés révélateurs de nos préoccupations, je vous propose de les examiner régulièrement : Plus efficace que le Top 50 pipé du JDD (« Citez moi vos 50 favoris parmi une liste de 57 pesronnalités … »), Insight for searches nous livre un genre de baromètre absolu du moral des Français et ca mérite qu’on y revienne.
Bonne année sur le web – et ailleurs tant qu’a faire ;-)
François Ramaget