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Quel est le point commun entre l’armée des Etats-Unis et la lutte contre le tabac ? Bien sûr, les soldats peuvent fumer une tige en attendant l’action… Mais, ce n’est pas le sujet…

La US army et les institutions de la santé utilisent toutes deux un mode de communication ludico-didactique, qui surfe sur l’attraction et l’influence culturelle, une forme particulière de « soft power ». Comme le font les Etats-Unis depuis 60 ans (ou la Chine en ce moment), avec leurs films à gros budgets, occupant les box-offices du monde entier. Mais je voudrais évoquer ici un instrument plus particulier : le manga.

Un peu d’histoire. Vrai patrimoine culturel du Japon, le manga est un art remontant au Moyen-âge. Première évolution au début du XIXème siècle, avec Katsushika Hokusai, sous l’ère Edo. Il va imposer son style et ses histoires et influencera même les impressionnistes français. Seconde grosse date à retenir pour les aficionados, l’arrivée de Tezuka Ozamu, après 39-45. Tezuka va produire des œuvres collant à son époque et surtout, il va lancer le manga dans l’animation avec « Astro le Petit Robot » – un nain mécanique énervant, qui est toujours d’attaque et surtout invincible… …lire la suite

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Nous avions déjà parlé de l’intérêt de la psychologie sociale en marketing, en voilà une illustration toute récente.

Une étude de Grenoble EM et l’Université Pierre Mendès-France (1) montre qu’en matière d’obésité, les adolescents sont moins sensibles aux messages sanitaires que sociaux. Les chercheurs ont exposé un groupe de 800 jeunes femmes et hommes à des messages mettant en avant les risques de l’obésité pour la santé, puis à des messages pointant du doigt les risques d’exclusion sociale. Les résultats montrent que ceux ayant été exposé aux arguments sociaux choisissent ensuite un goûter plus sain que les autres. Cette avancée tout à fait intéressante dans l’absolu pose une question préoccupante aux professionnels de la communication.

Après les campagnes « chocs » contre le tabac et les accidents de la route, va-t-on avoir droit à des publicités mettant en scène la solitude de l’adolescent obèse dans la cour de recréation ? La tristesse de la trentenaire que son copain quitte parce qu’elle est « trop grosse » ? Et la détresse d’un jeune homme en surpoids à qui l’on refuse l’entrée en boîte de nuit ?

Est-on prêt à accepter ça à l’heure du politiquement très correct (cf le dossier de La Croix sur « l’humour méchant » du 3 mars 2010) ?

« Non ! » tout court, ou « non, pas plus que l’on pensait pouvoir supporter les images trash sur les paquets de cigarette il y a 10 ans » ?

Ce serait mettre tabac, alcool et obésité dans le même panier. Et oublier que si pour tout le monde fumer ou boire est un choix, l’obésité, elle, n’est pas toujours la conséquence de grignotages et négligences mais bien souvent une maladie.

Finalement, c’est peut-être là que les chercheurs en psycho-socio peuvent avoir une importante valeur ajoutée : comment faire passer le message qu’une alimentation saine est aussi bénéfique à la vie sociale qu’à la santé, sans faire concurrence à Stéphane Guillon ?

Fabien Pecot

1 – Source : Werle, Carolina O. C., Boesen-Mariani Sabine, et Gavard-Perret Marie-Laure (2010), « Prévention du risque d’obésité chez les adolescents : Identification de facteurs d’efficacité des messages », Rapport Final, Fondation Wyeth pour la Santé de L’Enfant et de l’Adolescent
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Nouvelle imageNouvelle image (1)Voilà un bon exemple de complémentarité (amusante) entre les RP et la publicité. Ces insertions sur deezer m’ont d’abord étonné : « qu’est ce que c’est que ce truc ! », et puis j’ai fait le lien avec la « création du jour » dans la newsletter Stratégies d’hier, a savoir le spot INPES du jeune homme qui fait un test de grossesse.

En cliquant sur ces pubs, on arrive évidement sur le site de la campagne, l’occasion de revoir la vidéo qui tourne déjà depuis quelques jours, mais aussi la seconde, celle du scooter, encore plus rigolote.

Comme quoi, on peut faire de la communication pour les grandes causes en étant très créatif et décalé !

Bravo à l’INPES et aux agences qui ont travaillé sur le concept.

Fabien Pecot

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