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Avant propos : c’est le centième billet de notre blog :-)

Je ne me rappelle plus combien de fois le mot “pertinent” a été employé hier soir au Réservoir pour la rencontre After-work RP 2.0 organisée par le Syntec RP et le Social Media Club France, ce dont je suis sûr, c’est que nous avons constamment tourné autour.

Les remarques les plus « pertinentes » d’une soirée qui n’a globalement pas répondu à mes attentes:

  • Gilles Klein nous a rappelé l’importance de fournir des informations exploitables et qui facilitent  le travail du blogueur ou du journaliste : un beau doc en html que l’on ne peut pas copier/coller pour extraire une citation n’est pas génial !
  • Marie-Catherine Beuth nous a renseignés sur la position particulière du blogueur journaliste. En effet, personne ne relit les billets qu’elle met en ligne sur son blog (à l’inverse de ses articles). Elle a ajouté se sentir plus proche du lecteur via son blog, car elle choisit tous les sujets et elle répond systématiquement aux commentaires.
  • Stéphane Billet, en grand argentier des RP, a rappelé que devant l’explosion du nombre des sources d’informations, il va falloir se poser la question du coût d’approches personnalisées.

A-t-on vraiment beaucoup appris sur les RP 2.0 ? (« 2.0 c’est dépassé ! » crierait MRY) Honnêtement non pour quelqu’un qui travaille déjà dans le domaine : Emmanuel Bachellerie a ouvert sur la candeur et le degré de connaissance très disparate des blogs en agence de RP…et une consultante de I&E a conclu sur le manque de formation dans les agences.

Sur les blogueurs ? Non plus, si ce n’est qu’ils sont tous différents et ne se considèrent pas tous comme journalistes, que 6 sur 6 millions vivent de leur blog, et qu’ils ne sont pas d’accord entre eux quant aux relations qu’ils veulent entretenir avec les marques. Encore une fois, connaissons-les bien et soyons pertinents dans nos approches.

Mais ma principale déception reste que tout a tourné autour des blogueurs, comme si le mot « influenceur » s’arrêtait à eux. Si l’on considère un influenceur comme une personne qui détient une certaine influence sur un sujet donné, le blogueur cohabite au moins avec l’administrateur de forum et celui de groupes Facebook, LinkedIn ou autre média social… aucun d’eux n’était présent, dommage.

C’est comme si les blogueurs avaient focalisé toute l’attention des agences sur eux, peut-être parce que c’est plus facile à appréhender pour l’agence et à vendre aux clients.

Finalement, la starisation de quelques blogueurs reste le plus prégnant dans ce genre de soirée, d’ailleurs, ma première idée d’angle pour en parler sur ce blog était de faire un billet ironique parodiant le format « Sur invitation » de Bertrand de Saint-Vincent dans Le Figaro et vous :

« Installés dans les fauteuils et canapés Louis XV du bric à brac du Réservoir, les groupes d’initiés attendaient patiemment le début de la conférence, c’est tout juste si la fuite d’eau au premier rang retenait l’attention des organisateurs, « ah, il pleut » a-t-on pu entendre ça et là. @Alizcarlo était ravissante en maître de cérémonie, @MryEmery tout aussi parfait dans son rôle du blogueur dissipé. On a twitté, naturellement, mais aussi tremblé lorsque @buzzmoica a quitté la salle en furie. Heureusement, @gregfromparis arrivait juste après, auréolant la soirée de son influence. »

Quelque chose dans ce style…

A lire sur le sujet :

le billet d’Anne-Valérie Hoh qui ne partage pas mon impression, indispensable pour se faire une opinion

+ mise à jour vendredi 26/3 11h51 :

le billet d’Alexis sur SmallTalk, dont je me sens plus proche, bravo pour la démarche ISFCPEC :-) .

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Influencia nous signale la parution chez Dunod d’un livre de Stephane Billiet, president du Syntec RP, intitulé : « Refonder la confiance entre l’entreprise, les marques et leurs publics » ou l’on apprend que « les relations publiques doivent réconcilier la sphère marchande et la société. » Une declaration pertinente, traduisant l’ambition nouvelle du métier, destiné a dépasser le statut d’aide a la vente pour devenir l’instrument du dialogue social.

Bravo pour ce travail salutaire, mais, quand on entend les couacs de la sphere politique, on se dit que Stephane aurait peut-être dû ne pas limiter l’analyse au secteur marchand. Que ce soit sur le CAC ou du côté de nos gouvernants, les relations publiques sont un ‘outil stratégique pour la fluidité des relations sociales et la construction de communautés solidaires. 

Oui, les PR sont appelées à jouer, partout, un role déterminant dans les années qui s’ouvrent. Mais, dans tous les cas, elles doivent se fonder sur une rélle intention d’engagement, qui ne se résume pas à ouvrir un profil publicitaire sur Facebook. C’est sous cette seule condition que « les relations publiques, qui légitiment et crédibilisent les messages, accompagneront le changement car elles sont la voie du dialogue et de la confiance. »

François Ramaget

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Les « Cannes Lions » sont l’événement planétaire dans notre petit monde de la comm’, la fenêtre qui met en lumière les talents des agences de toutes sortes (pub, promo, média, digitale) qui s’efforcent d’épauler les annonceurs agressés par les crises : Crise de l’économie bien sûr, mais aussi crise de puberté des consommateurs qui s’avisent de réclamer qu’on ne les traite pas seulement comme des catégories de pouvoir d’achat … Aussi, cette année, la création d’un award dans la catégorie PR, les PR Lions, marque-t-elle la reconnaissance d’un tournant majeur dans la relation que les marques doivent entretenir avec leurs publics.

Si beaucoup d’encre a coulé (ou plutôt beaucoup d’espace disque occupé) pour célébrer les louanges de la campagne du Queensland, « the best job in the world », je voudrais regretter ici l’absence assourdissante des agences françaises dans la compétition : Les 12 campagnes inscrites (sur 423 participantes) font bien pâle figure en regard des 55 britanniques, des 47 allemandes, voire des 25 brésiliennes … Et, à l’exception (vertueuse) d’une campagne signée I&E, toutes les campagnes gauloises émanent de 8 agences téméraires qui n’appartiennent pas au Syntec RP, censé représenter ici la profession…

Professionnels des RP, mes chers collègues et compatriotes, il est urgent de réagir pour promouvoir notre métier : Non, nous ne limitons nos pratiques à un exercice de copinage écervelé avec la gente éditoriale. Oui, nous sommes passionnés par la mise en place de stratégies de dialogue avec les parties prenantes. Oui, nous sommes au coeur des mutations 2.0 qui redéfinissent la consommation sur tous les marchés.

Aussi, faisons le savoir là ou ça se passe, là ou nos amis les médias braquent leurs objectifs. Les Lions de Cannes sont une rare occasion de créer le buzz sur nos talents. N’hésitons pas a nous y exposer. Et si jamais vous manquiez d’inspiration pour être digne de concourir, vous pouvez toujours utilement consulter la base de données des 423 campagnes inscrites cette année aux PR Lions, une mine d’idées créatives en libre accès ;-)

François Ramaget

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