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Pixels et communication

Est-ce l’impact – avec 3 ans d’avance – de sa nomination comme « capitale européenne de la culture » ? Marseille est devenue la 13ème ville du monde, et la première en France, à être pixellisée par le collectif allemand eBoy. Une actualité qui nous donne l’occasion de revenir sur l’association des entreprises à leur territoire.

Le collectif eBoy a déjà travaillé directement pour de nombreuses marques, média et agences, si l’on en croit leur liste de références, à faire pâlir d’envie n’importe quel prestataire de services (cf. leur  blog : Adidas, Coca-Cola, Google, The New York Times, Saatchi…). Mais on notera  aussi que de nombreuses marques apparaissent sur leurs représentations des villes, et on peut imaginer qu’elles figurent parmi les mécènes à l’origine de la commande (cf. la rubrique « nos partenaires »).

eboy Marseille

Penchons nous maintenant sur leur représentation de Marseille : on y voit clairement les marques Haribo, Avenir Telecom et CIC, plus subtilement CMA CGM à travers la tour signé Zaha Hadid (maintenant indissociable du skyline phocéen). Si la présence des deux premières paraît naturelle, celle du CIC est plus étonnante : Haribo est historiquement implantée à Marseille et Avenir Telecom est l’une des entreprises phares de la ville. Pour le CIC, la marque n’a pas de lien fort avec le territoire et l’action ne semble pas dépasser le stade de la communication opportuniste. Le CIC a intégré la Lyonnaise de Banque qui avait elle-même racheté la banque Bonasse, une banque marseillaise, donc pourquoi pas ? Mais le rachat par la Lyonnaise date de 1996, et l’ensemble a été renommé CIC Lyonnaise de Banque en 2009, avec le siège à Lyon. Dans ce cas, on se demande bien pourquoi la banque a soutenu cette affiche… Et où sont donc la Société Marseillaise de Crédit ou la Banque Martin Maurel ?

Pourquoi ce débat ? Certains se demandent si l’on peut considérer une marque/entreprise comme l’emblème d’une ville au même titre qu’un bâtiment ou qu’un club de sport. Tout est question de pertinence …

Il y a d’abord des territoires très fortement associés à leurs entreprises : Peut-on représenter Clermont-Ferrand sans Michelin ? Ou le département du Nord sans Auchan ? Dans ce cas, la présence de l’entreprise est indiscutable, son absence même difficile à expliquer, c’est le cas de CMA CGM qui n’a pas besoin d’afficher son nom. Est légitime aussi la marque déjà très présente et qui souhaite renforcer son attachement au territoire. Ainsi Haribo dans le cas marseillais. Surtout si la démarche s’inscrit dans un plan d’actions plus large en direction de ce territoire. Pour ce qui est du CIC, sa présence relève plus de l’intention que de l’histoire… Ceci dit, si un coup de comm’ ne remplace pas la cohérence de la stratégie, ca permet parfois d’être cité dans un billet 😉

Fabien Pecot

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