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Paris en ligne : Les banques aussi

paris en lignePar un curieux hasard de l’actualité se produisent simultanément deux événements qui laissent perplexe sur notre législation : La France reconnaît l’existence légale des paris en ligne et incite donc nos concitoyens à miser dès aujourd’hui sur le net dans l’espoir d’empocher le pactole – En même temps s’ouvre le procès Kerviel, coupable d’avoir parié – et perdu – en ligne une astronomique collection de milliards virtuels dans cette même intention… Cherchez l’erreur.

D’un côté donc, il serait sain pour les finances publiques que la folie du jeu s’empare des internautes. De l’autre, il serait – parfois – inconvenant de se risquer dans des spéculations hasardeuses. On pourrait pourtant penser que les deux phénomènes se rejoignent pour décrire une époque où l’argent dématérialisé peut nourrir des espoirs insensés – mais aussi pour souligner un criant besoin de régulation des spéculations de tous bords.

Pour les paris en ligne, les pouvoirs publics disent avoir pris les précautions nécessaires pour encadrer un marché à hauts risques. Espérons qu’ils aient vu juste  dans cette période de marasme que nos dirigeants ont encore du mal à nommer. Pour les transactions de la haute finance, on pourrait regretter que la dérive des pratiques se solde par l’accusation d’un seul bouc émissaire, plutôt que la prise de mesures musclées que d’autres ont déjà initiés.

Le web, comme toute Terra Incognita, a besoin de guidelines pour devenir Eldorado. Mais si le gaming doit certainement être encadré, la finance doit, a minima, l’être tout autant. La même transparence exigée des opérateurs de jeux ne devrait-elle pas concerner les acteurs de la banque ? S’il est aujourd’hui illicite de jouer sur le site de Ladbrokes, institution cotée à la bourse de Londres, il est toujours permis aux traders européens de spéculer sur le krach des nations. En toute bonne logique, nos banques ne devraient-elle pas figurer sur la liste des opérateurs de jeux en ligne agréés par l’Arjel ?

François Ramaget

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