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Recherches 2010 sur le web : Facebook et les femmes

© itestro - Fotolia.comOn avait déjà signalé la pertinence  analytique – voire psychanalytique – de l’outil Google « tendances des recherches » qui permet de comparer les volumes de recherche sur internet pour n’importe quel mot clé, dans n’importe quelle région du monde. Que peut-on en apprendre en cette période de bilan de fin d’année ?

Et bien, que cherchons-nous le plus souvent sur internet ? D’abord du social. A Paris, New York ou Barcelone, le web sert à garder le contact avec sa communauté : (presque) partout, en 2010, on a d’abord cherché à se connecter sur Facebook. Le réseau social numéro 1 a été le mot le plus recherché en France, mais aussi en Allemagne, en Espagne, en Italie, au Royaume Uni, aux Etats Unis, etc. Moralité : On n’utilise pas Facebook comme page d’accueil et il est plus rapide de le chercher sur Google que dans ses signets. Ironie du web, alors qu’une lutte sans merci s’est engagée entre les deux géants, Google s’affirme comme le meilleur allié du trafic sur son grand concurrent 😉

Les seules exceptions à la suprématie de Facebook reflètent le succès de quelques réseaux sociaux bien implantés dans certaines parties du monde : Ainsi, Orkut, le réseau de Google est n°2 des recherches au Brésil ;  en Russie, ce sont vkontakte.ru, fort de 106 millions d’utilisateurs, et odnoklassniki.ru, un genre de « copains d’avant »  qui sont n°2 et 3 recherches ; en Chine, c’est renren.com, le Facebook « made in China » qui vient au 2nd rang des recherches les plus fréquentes.

Si l’on en vient à la recherche d’images, y-aurait-il aussi une tendance mondiale ? Elle nous est  ici révélée par le classement des recherches en France… Les mots « femme » et « fille » figurent dans le Top 10 des recherches francophones, associés le plus souvent – allez savoir pourquoi – à l’adjectif « nu »… Ce même penchant s’est retrouvé en 2010 dans de nombreuses régions du monde, avec « girls », n°2  au palmarès des recherches d’images aux US et en UK – et n°3 en Inde -, « devushki », n°5 en Russie, « frau », n°6 en Allemagne, «  »(vous pouvez me croire) au même classement en Chine, etc. On relèvera juste quelques variantes culturelles intéressantes avec,  par exemple, l’absence nominale des femmes au palmarès des Suisses, mais la présence de « love » et « tatto » dans leur hit-parade, et « mizugi » – maillot de bains – n°3 des recherches de nos pudibonds amis japonais.

Ainsi, au travers de ces quelques données, on constate que le moteur de Google nous propose un fascinant miroir de la psychologie collective.  L’usage du web reflète la réalité des liens mais aussi des fantasmes de tous les humains connectés. Au fur et à mesure des infos collectées par la base de recherches, l’adage « Dis-moi ce que tu cherches et Google te dira qui tu es » a l’air de prendre forme…  J’ignore si c’est une bonne nouvelle, mais c’est une donnée essentielle à la compréhension de l’époque, avant même d’être un extraordinaire instrument marketing.

François Ramaget

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