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Sous les tweets, la plage

On dit souvent que les media-sociaux vont permettre une vraie démocratie participative. Jeudi matin, deux activistes/lobbyistes intervenaient à Re:publica pour expliquer leur travail à Bruxelles et Strasbourg contre les projets de blocages d’internet, et comment les nouvelles technologies permettaient à tout citoyen de défendre sa cause auprès des eurodéputés.

Processus législatif européen (slide 2/3)

Processus législatif européen (slide 2/3)

Je ne ferai pas une grande confidence en disant que je ne comprends pas bien comment fonctionnent les institutions européennes, j’irais même jusqu’à penser qu’elles ont été conçues pour que la plupart des citoyens n’y comprennent rien … Aussi, lorsque Jeremie Zimmermann (La quadrature du Net) et Christian Bahls (Mogis) nous ont présenté le processus législatif à Bruxelles (en 3 slides parce que le schéma ne peut pas être lisible sur une ni même 2), je me suis senti moins seul.

Ils nous ont expliqué comment travaillaient les lobbyistes, qu’ils soient au service de grandes entreprises, ou comme eux, financés par des dons privés pour défendre une voix « citoyenne». Et c’est là que les media sociaux entrent en jeu.

A leur avis, l’une des armes les plus efficaces consiste à créer un maximum de « bruit » en dehors du Parlement, sur la thématique que l’on défend. Créer  un mouvement de masse, une manifestation en ligne. Plus il y aura de tweets, de billets, de vidéos, postés par des citoyens/électeurs, plus les parlementaires européens devront être sensibles au point de vue qu’ils défendent.

Nous avions déjà parlé de sites comme « Tweet your MEP », qui permettent d’entrer en contact avec son député européen. Jérémie et Christian conseillent à tout européen opposé au blocage d’internet (mais aussi pour toute loi débattue a Bruxelles) de le faire savoir à son euro-député : par tweet, par téléphone, par email, sur les blogs.

Alors, quoi, devons-nous tous devenir lobbyistes de nos intérêts ? Submerger les députés sous nos requêtes personnelles ?  Après tout, si les politiques acceptent de venir en ligne, ouvrent des profils sociaux, c’est qu’ils sont prêts à être interpellés ! Et sinon, ce sera bien fait pour eux  😉

Alors que politiques, syndicats, ONG et activistes sont en ligne, il n’y avait pas de raisons que la manif 2.0 ne voie pas le jour.

Fabien Pecot

One Response to “Sous les tweets, la plage

  • Merci Fabien pour ce post.
    Pour l’avoir testé avec ma députée (France- PACA), je ne suis pas sûr que toute interpellation amene une réponse en retour….
    J’attend (plus) depuis Aout 2010. (sic)
    J’ai découvert « Jeremie Zimmermann » au passage…

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