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Réseaux sociaux : les décideurs décidés à ne rien faire ?

aveugleAssistant ce matin à l’excellente conférence DII sur les Réseaux sociaux,  j’ai découvert les résultats étonnants d’une étude toute fraiche portant sur la perception du phénomène par les responsables de directions fonctionnelles.

Au-delà des réseaux les plus fréquentés et de leurs usages, le constat de cette enquête est indubitablement la forte prise de conscience des décideurs sur les dangers de l’outil … couplée à l’immaturité de leur attitude. De fait, 83% des personnes interrogées (responsables communication, marketing, RH, finances, juridique) perçoivent les « risques d’image et de réputation » liés aux réseaux sociaux comme un nouveau risque majeur pour l’entreprise. Mais, dans le même temps, 80% des répondants révèlent que leur entreprise n’a mis en place aucun système de veille des « données émises par les salariés ou les clients ». En bref, la majorité des responsables sent donc venir le danger du web mais se garde bien de prendre la première des mesures préventives.  Comme si le fait de pressentir le danger avait la vertu de l’éloigner…

On pourrait supposer que cette politique de l’autruche digitale concerne surtout les PME, mais elle semble pratiquée par nombre de grands acteurs : Ainsi, parmi les 20 entreprises préférées des Français selon le dernier baromètre Ipsos/Posternak, on constate que près de la moitié d’entre elles n’a pas de fil institutionnel sur Twitter (tels Leclerc ou Citroën qui en sont absents – ou Danone qui entretient seulement @Danonejobs pour le recrutement), et 40% de ces leaders n’ont pas de page Facebook en français dédiée à leur marque (Axa ou Michelin France en sont absents – Carrefour se contente de pages thématiques comme le voyage).

Aucun canal en place, donc, pour répondre en cas d’attaque sur ces réseaux. Quand on observe, tous azimuts,  l’activisme des consommateurs (mécontents parfois) et des employés (souvent revendicatifs), on peut se demander si la stratégie de la pensée magique suffira à protéger la réputation des entreprises – alors même que le pressentiment du danger se précise …

François Ramaget

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