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Social media : Fatigue ou tournant ?

Angestellter auf Laptop eingeschlafenFacebook compte 750 millions de membres mais le réseau social dominant commencerait de lasser ses utilisateurs de la première heure : Selon le Figaro, la crainte pour la confidentialité de ses données, l’irruption de Google + et lassitude des plus jeunes traceraient pour Facebook les contours d’un scénario à la Second life ou MySpace. La valorisation de ces puissantes communautés du début du millénaire a fait pschitt  alors qu’elles ne rassemblent plus aujourd’hui qu’une poignée de fans rétrogrades…

Mais, dans le même temps, le Monoprix de votre quartier emboîte la tendance sociale en incitant ses clientes à déclarer leur amour pour la marque sur sa page Facebook. Elles y trouveront des sondages, des conseils culinaires et des photos de leur voisine en T-shirt à 7,90. Ces mêmes mères de famille auront aussi accès, sur la page idées et recettes de Carrefour, à toute une sélection de menus. Et, sur ce même réseau, BNP leur offre des places de cinéma alors que son concurrent ING les incitera au parrainage de leurs amis. Rien de bien excitant, j’en conviens, mais une profusion d’initiatives prises par les acteurs de la distribution et la banque, des industries – au combien – réalistes : Si les poids lourds commencent d’investir sur les média sociaux,  c’est qu’ils s’imposent par leur efficacité sur l’opinion. Une tendance lourde, corroborée par ces agences de nouvelle génération, qui vendent des amis à 25 euros le paquet de 500, à 36 cents la douzaine, ou bien – encore plus simple – de faux profils à la demande…

Ainsi, plutôt qu’au déclin des médias sociaux, n’assisterait-on pas plutôt à leur banalisation ? Quand les early adopters postaient des photos de beuveries collégiennes, les consommatrices viennent désormais y chercher la recette des escargots au chocolat : A l’audience addict des premiers temps succède ainsi un trafic de gens ordinaires. Facebook n’est sans doute plus le média de transgression générationnelle de ses débuts mais il prend le virage du mass market. Parions dès lors qu’il est encore loin d’être enterré.

François Ramaget

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